Témoignages Etudiants après la Fac

POUR QUE LES CHOSES CHANGENT

TÉMOIGNAGES D’ÉTUDIANTS OU DE LEURS PARENTS APRÈS LA FAC

TOUS LES TÉMOIGNAGES SONT PUBLIÉS ANONYMEMENT

ILS SERONT REMIS AU POLE SANTÉ DU DÉFENSEUR DES DROITS

A ENVOYER A : pourmathias.appelatemoinvital@outlook.fr

 

LAURA

Bonjour,

Toutes mes condoléances pour votre fils. J ai dû mal à imaginer que ce genre de choses puissent exister en France…

Ma relation avec la sécurité sociale n’est pas vraiment de tout repos.

J étais inscrite à la sécurité sociale étudiante Vitavi puis smeno (même groupe) quand je suis partie étudier dans le nord. Peu de temps après ma carte vitale à cessé de fonctionner. Donc en 2012 / 2013. J ai contacté la smeno qui m a dit qu elle allait m envoyer un courrier pour refaire faire ma carte. Je ne l ai jamais reçu et réitéré ma demande. Même topo.

Mes études étant portées sur l international je suis partie assez longtemps en 2013 et 2014 donc je n ai pas pu refaire ma carte vitale à temps.

Revenue à Bordeaux à la fin de mes études,  je recherche un emploi, donc je suis inscrite au pôle emploi. Je pense que ma situation est réglée de manière automatique et surprise, non. Me voilà en rupture de droits pendants 3 mois avant d obtenir la prolongation des droits grâce à l aide du CCAS jusqu’en septembre 2015.

Je rappelle que durant tout ce temps ma carte vitale ne fonctionne toujours pas malgré les mises à jour.

Me rendant compte au hasard d une visite sur le site ameli que j arrivais en fin de droits et que je ne serais pas reconduite automatiquement malgré le fait que je n avais pas changé de statut: je renvoie ma carte vitale en déclarant un dysfonctionnement et un nouveau dossier d’affiliation. Je connais les délais de traitement donc si au début je m impatiente et appelle régulièrement la secu , je comprends vite qu’il faut laisser le temps au temps. Entre temps je commence un stage qui me tient overbookée. Le temps file et toujours aucunes nouvelles. Mails, appels et rien.

J ai aujourd’hui des problèmes dentaires qui vont m obliger à aller régulièrement chez le dentiste (notamment une dent cassée ) mais je ne peux pas me permettre d avancer les frais … je repousse encore et encore mais je sais qu une dent exposée comme ça à la racine et pas soignée peut devenir dangereuse mais je n ai pas le choix.

Mes parents ne peuvent pas sortir de l argent comme ça surtout sans savoir quand auront lieu les remboursements, et si ils auront lieu tout court d ailleurs.

Je suis bloquée et je ne sais pas trop comment j en suis arrivée la. A ne pas dormir depuis plusieurs nuits d affilées parce que j ai mal et que je stress à mort sur combien de temps je vais pouvoir tenir comme ça.

J ai bien peur que lorsque j aurais enfin des nouvelles de la cpam ce soit pour refaire un dossier vu qu entre temps la cmu de base à cesse d exister et que les formulaires et justificatifs demandés sont différents de ceux qu on m avait demandé avant.

Je sais bien que ma situation n est pas trop grave et finalement banale… mais je n avais vraiment pas conscience qu on pouvait être dans ce type de situation où on ne peut pas aller se soigner correctement

Existe t il un moyen d accélérer les choses ?

Merci de votre initiative et de votre aide.

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JORDAN (Jordan nous a envoyé la copie d’un courrier adressé à la LMDE)

Bonsoir,

Impossible de joindre la LMDE par téléphone et ce, depuis novembre 2014!
Je fais suite à mes emails du 21 Novembre 2014, 10 Décembre 2014 vous informant l’arrêt de mes études et vous demandant de me fournir l’attestation de résiliation de mon adhésion à la LMDE.

Pour faire suite à votre email en date du 17 Décembre 2014, m’informant que ma demande a bien été prise en compte, vous m’avez répondu:
– « veuillez faire votre changement de situation auprès de la CPAM de votre lieu de domicile ».
Ce que j’ai fait, et ce dans l’attente de recevoir le document de résiliation qui m’est demandé par la CPAM de Loir et Cher.
Le 15 Janvier 2015 j’envoie tout de même mon dossier de demande d’ouverture de droits auprès de cette caisse.

N’ayant toujours pas reçu l’attestation de résiliation de mon adhésion et toujours sans pouvoir vous joindre, j’effectue une demande de rendez-vous téléphonique pour le lundi 2 Février 2015 à 10h30. J’attends toujours votre appel!

Enfin, pour faire suite à mes différents échanges avec la CPAM de Loir et Cher, celle-ci m’informe aujourd’hui, qu’à ce jour je ne peux pas être pris en charge par leur service car la LMDE a récupèré mon dossier, sans mon accord, et donc que mon dossier en cours de traitement est inexistant!
Qu’il me faut contater la LMDE (chose impossible, 3 essais à nouveau ce jour) et qu’ensuite je dois refaire de nouveau toutes les démarches de demande d’ouverture de droits auprès de cette caisse.

C’est pourquoi, salarié depuis quelques mois, je vous somme de renvoyer en URGENCE mon dossier auprès de la CPAM de Loir et Cher avec l’attestation correspondante à la résiliation de mon adhésion, ceci afin de pouvoir être en mesure de bénéficier d’une couverture sociale que je n’ai plus depuis 8 mois.

Dans l’attente d’un retour rapide.
Salutations

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NOÉMIE

   « J’étais en licence à la fac, affiliée à la SMEREP. La dessus, aucun problème d’affiliation à la sécurité sociale étudiante. Puis je me réoriente en DUT et change de région, toujours aucun problème. C’est alors que je me suis lancée dans l’alternance. J’ignorais qu’il fallait changer de régime social. Pour moi, le changement ne se posait même pas. Et quant bien même, il aurait dû être automatique non ? Par chance, je n’ai pas été malade durant plusieurs mois. Et un jour que je vais chez le médecin en urgence, il m’annonce que ma carte vitale ne passe pas et que je dois avancer les frais. Surprise ! Mes parents ne peuvent pas m’aider (pas les moyens et pas dans la région) et mon budget étant très serré, je serre les dents mais positive, une simple visite à la CPAM et l’affaire sera réglée. Quelle erreur ! Je suis bientôt submergée par les papiers à fournir mais fini par déposer mon dossier complet. Ce n’est qu’une question de deux semaines maximum pour moi… J’ai alors enchaîné les maladies et ai même dû annuler des rendez-vous pris des mois à l’avance faute d’argent à avancer.

   Quand j’ai voulu m’inscrire aux concours des grandes écoles, on m’a demandé une attestation de droits que je n’avais pas et ai même vu mon dossier refusé dans l’une d’entre elle à cause de ce bout de papier manquant.

   Au final, il m’aura fallu 3 mois pour être réaffiliée à la CPAM. Certes c’est beaucoup moins long que certains, mais ce sont trois mois de trop. Un étudiant ou un jeune sortant de l’école a souvent un budget très serré. Parfois même en sachant qu’on va être remboursé, on a du mal à avancer les frais médicaux alors sans carte vitale, le moindre rhume devient vite une vraie plaie. »

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MARIE LAURE

Je suis tombée par hasard sur votre site en cherchant un réponse a mes soucis avec la sécu , je vous présente mes sincères condoléances .
Je suis fonctionnaire et cela fait 2 fois en 3 ans que la sécu me radie sans justificatif et invalide les cartes vitales de la maison , on a obligé mon fils a ses 18 ans a migrer a la MEP (sécu étudiante ) qui lui a désactivé sa carte qui venait de la sécu les 2 ans de ses études , lui rendant impossible de se soigner , il lui a fallu 3 longs mois sans aucune couverture pour revenir a la cpam qui lui a de suite invalidé la carte vitale qui avait a peine 4 ans et qui était de leur organisme ainsi que la mienne au passage nous laissant avec son frère de 16 ans asthmatique sans aucune couverture de nombreuses personnes dans mon cas , fonctionnaires , cdi se plaignent de subir la même chose dans mon département , j’ai ouvert une page facebook Contre Les Radiations Injustifiées De La Sécu ;www.facebook.com/RadiationsSecu11 pour recueillir des témoignages je voudrais renter en contact avec vous merci .

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K.

Madame, Je suis également DID et ce depuis l’âge de 10 ans.

J’ai également été suivi par le professeur Robert. Et lorsque je suis passé de la LMDE à la caisse non étudiante j’ai été sans sécu pendant 2,5 ans. A appeler la sécu tout les jours ect… a la fin j’ai fait un scandale au centre de sécu à coté de chez moi et ça a été débloqué dans la semaine. Si vous avez besoin de témoignage n’hésitez pas à me contacter.

Avec mes condoléance.

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ÉLISE

Bonjour. Je me présente, Elise, diabétique depuis 1999. Je suis aujourd’hui dans le même cas que Mathias l’était avant le drame : je n’ai plus aucune sécurité sociale… Cela fait 3 mois que j’ai déposé mon dossier, 3 mois que la sécurité sociale étudiante ma radiée et 3 mois que je suis obligée de payer tout mes traitements (j’en suis a plus de 500€ de frais de ma poche). D’après la CPAM (que j’ai appelé à de multiples reprises) « à la CPAM, tout le monde est prioritaire ». Aidez moi à dénoncer cela svp. Je ne veux pas que le tragique événement que Mathias a du subis se reproduise ! Je vous remercie pour votre écoute.

VÉRONIQUE, la MAMAN de MATHIAS

Suite à ce témoignage j’ai dirigé Élise vers le directeur du Pôle Santé du Défenseur des Droits qui est intervenu. Voici le témoignage complet qu’Élise lui a adressé :

Vers juin 2014, je termine mes études. En juillet 2014, je suis embauchée en CDI chez McDonald’s à Salon De Provence. Je bénéficie toujours de la sécurité sociale étudiante (LMDE) dont je suis bénéficiaire des droits (par la portabilité) jusqu’au 31/12/2014 (Cf pièce jointe « attestation d’affiliation LMDE »).

Le 31/12/2014, je dépose mon dossier à la CPAM Salon de Provence (composé de toutes les pièces justificatives, et vérifiés et validés par l’agent d’accueil).

Le 01/01/2015, je ne suis plus affiliée à la sécurité sociale étudiante (LMDE), et pas encore affiliée à la CPAM (régime générale). Je n’ai donc plus de sécurité sociale et suis obligée de payer tout mes frais médicaux.

Étant diabétique de type 1 depuis 1999, je n’ai jamais eu à me soucie du remboursement de mes médicaments et soins, qui doivent être réguliers et permanents pour une personne diabétique (100% affection longue durée ALD). Je dois bénéficier de :

  • Visites chez le spécialiste tout les 3 mois (endocrinologue)
  • Médicaments chez le pharmacien (tout les mois)
  • Visite du prestataire de service pour la pompe à insuline (tout les 3 mois)
  • Prise de sang pour suivi du diabète (tout les 3 mois)
  • Bilan sanguin et urinaire complet (une fois par an)
  • Bilan cardiologique, ophtalmologique, néphrologique, radiologique, orthopédique, … (1 fois par an)

J’en suis à ce jour à plus de 300€ de frais médicaux payés de ma poche. De plus, ayant été embauchée à l’Assistance Publique Hopitaux de Marseille (APHM) en janvier 2014, j’ai du faire de multiples examens d’embauches obligatoires pour pouvoir exercer. Ajouté à cela, les maladies hivernales qui m’ont touchés (comme beaucoup) ! Le total des frais n’a fait qu’augmenter :

  • Bilan sanguin complet (Cf pièce jointe « feuille de maladie 1 ») : 139,05€
  • Radiologie des poumons (Cf pièce jointe « feuille de maladie 2 ») : 25,92€
  • Frais de pharmacie pour rappel de vaccin (Cf « feuille de maladie 3 ») : 18,11€
  • Frais de pharmacie pour maladie hivernale (Cf « feuille de maladie 4 ») : 10,78€
  • Visite médicale pour injection du vaccin (Cf « feuille de maladie 5 ») : 23€
  • Visite chez le spécialiste endocrinologue (Cf « feuille de maladie 6 ») : 100€
  • 2x Frais de pharmacie pour insuline (Cf « feuille de maladie 7 ») : 2 x 297,21€

Aujourd’hui, j’en suis à environ 300€ de frais grâce à la pharmacienne qui me délivre les médicaments pour le diabète, qui a accepté de me faire l’avance des frais car nous nous connaissons personnellement. Ça aurait été une pharmacie quelconque, j’aurai du payer 297,21€ tout les mois pour pouvoir me faire mes injections quotidiennes d’insuline sans lesquelles je ne peux vivre.

Chaque mois, je téléphonais à la CPAM pour que ma situation se régularise au plus vite. La seule réponse donnée a été « nous n’avons pas encore votre dossier ». Et lorsque je spécifiais que j’étais diabétique et que j’en était à 300€ de frais, on me répondait bien calmement « à la CPAM, personne n’est prioritaire et qu’il n’y a aucune urgence ».

On m’annonce au téléphone en févier 2015, que la CPAM en est aux dossiers de novembre 2014. Je me rends à la CPAM à Marseille en mars, on m’annonce qu’ils en sont aux dossiers d’octobre…

Le 13 mars 2015, je me rends donc à la CPAM Capelette (13010, Marseille) pour rencontrer un agent d’accueil et demander à voir un conciliateur, épaulée de Véronique Picard de l’association 24H Vitale. La CPAM est fermée, mais une dame de l’accueil est présente. Je lui explique ma situation, et ne trouve rien d’autres à me répondre que « nous ne pouvons rien faire ». Après avoir donné le montant des frais à cette dame, et avoir mentionné le nom de l’association dans mes cris, elle me propose la mise en place d’une procédure d’urgence (Cf pièce jointe « procédure d’urgence CPAM »), qui aurait pu (à mon avis) être proposé bien plus tôt et dont j’ai, à de multiples reprises, fait la demande par téléphone (par la remise d’une attestation provisoire, qui m’a été refusée). Je l’accepte, tout de même méfiante. La dame me dit de revenir le mercredi 18 mars pour connaitre l’avancement du dossier.

Le 18 mars 2015, je me rends à la CPAM qui est fermée. J’appelle donc le 3646 pour qu’ils me donnent une explication, et « pour une incident technique » aucune ligne de l’assurance maladie ne fonctionne.

Aujourd’hui, je n’ai toujours pas de situations, et toujours pas de sécurité sociale (sur le site Ameli, lorsque je rentre mes coordonnées pour avoir le code provisoire, j’obtiens une erreur « d’utilisateur inconnu »).

 

Au total, j’en suis à 300€ de frais, 600€ d’avance à la pharmacie, plusieurs démarches qui ont échouées, et un diabète non suivi, puisqu’une hospitalisation m’a été proposée en janvier, dont je n’ai pas donné suite au vue de ma situation actuelle.

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MARTINE

Bonjour,

Je suis la maman de Camille 25 ans qui est salariée depuis Janvier 2015, donc qui cotise à la sécu. Nous avons une première fois constitué un dossier lorsqu’elle était encore étudiante mais en formation

Chez le même employeur (pour gagner du temps vu la lenteur administrative). 6 semaines après le dossier nous est retourné pour : le RIB n’est pas original. Nous faisons le nécessaire et 6 semaine encore, nous recevons de nouveau le dossier avec une petite lettre qui dit : votre fille est toujours étudiante, lettre datée du 5 Janvier et attestation SMEREP donnée valide jusqu’au 31/12/2014.

Nous retournons et je précise, toujours en RAR le dossier, je tél deux fois par semaine sur la plate forme de la CPAM où là je suis reçue très désagréablement, on me dit votre fille est majeur c’est à elle de nous téléphoner. Camille ne peut tél du fait qu’elle travaille toute la journée et doit consacrer son temps à son travail.

Camille doit avancer tous les frais médicaux, radio, médecin, pharmacie, labo, etc…

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PASCALE

Bonjour,

Ma fille, Laure, ancienne étudiante adhérente à la LMDE, est infirmière depuis le 21/07/2014. Elle a d’abord travaillé dans une clinique puis a été embauchée à l’hôpital Nord de Marseille. Mais elle s’est rendu compte, à l’occasion d’un RDV médical, qu’elle n’avait plus de sécurité sociale même si elle avait fourni les papiers nécessaires. 2 fiches de paie au lieu de 3 auraient semble-t-il tout bloqué. Mais personne ne l’en a informée par mail ou par téléphone. Et comment fournir 3 fiches de paie quand on n’en a que 2 en sa possession? Elle s’est déplacée à la CPAM de Vitrolles pour s’assurer que son dossier était enfin complet et le faire transmettre en interne. Depuis décembre 2014 elle a appelé 4 fois le n° payant 3646. On lui répond chaque fois qu’il faut attendre 15 jours de plus. Or sans sécurité sociale, elle ne peut se soigner, aller faire une IRM des genoux, bénéficier du tiers-payant à la pharmacie alors qu’elle travaille, qu’elle cotise et qu’elle essaie tous les jours de sauver des nouveau-nés en réanimation pédiatrique ! Elle doit tout acheter à ses frais, y compris des antibiotiques car ils ont eu des cas de méningites dans son service. Je paie pour elle une complémentaire santé qui ne lui sert à rien puisqu’elle n’a pas de sécurité sociale.

Les « pauvres » ont droit à la CMU, les clandestins à l’Aide Médicale de l’État et les nouveaux salariés n’ont droit à rien, ce qui est quand même un comble…

Pourriez-vous lui venir en aide ou faut-il d’abord qu’elle cotise à votre association ?

Je vous remercie par avance pour votre réponse.

Cordialement.

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X. Témoignage recueilli par le CISS

Je suis affiliée au régime de Sécurité sociale étudiant à la LMDE. Malgré de nombreux courriers, je n’ai toujours pas reçu ma carte Vitale (je suis affiliée depuis 6 mois, et mon dossier est complet). De ce fait, je dois avancer les frais pharmaceutiques et médicaux. Quel est le délai légal pour obtenir une carte Vitale ???

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ÉLISABETH

Bonjour je m’appelle Élisabeth je suis la mère d’une jeune fille de 19 ans qui a quitté ces Etudes pour entrée dans la vie active en Juillet suite a son emploi saisonnier on lui a proposé un CDD , nous avons logiquement fait les démarches nécessaire à la CPAM fin Septembre : contrat de travail , feuille de paie formulaire etc…

Nous espérions régulariser la situation soit l’affiliation au régime générale de la sécurité sociale avant le 31.12.2014 . Hélas à la date d’aujourd’hui ma fille n’est plus assurée , elle ne peux donc pas s’affilier à la mutuelle ( tout est près ne manque que l’attestation d’affiliation sécurité sociale ) .
Ah j’allais oublier de vous dire nous avons un point en commun avec Mathias, ma fille a une ALD , elle doit se rendre chez des médecins spécialistes , elle a besoin de divers soins mais comment y avoir accès sans couverture médicale ?!
Nous attendons avec impatience et scrutons notre boite aux lettre chaque jours dans l’attente d’un courrier favorable et non pas comme celui d’il y a 2 mois qui disait a peu près cela  » afin de régulariser votre situation veilliez nous faire parvenir vos 3 derniers butin de salaire  » .

Une Maman qui s’inquiète.

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KAT

Bonjour,
J’ai découvert votre association ce jour sur France5, le magazine de la santé.
J’ai de suite signé la pétition et voici mon témoignage.
A chaque changement de situation de mes fils ,je dois retourner à la Sécurité Sociale avec le formulaire 1104 et pas seulement!…et je ne le savais pas!
Le plus jeune,17 ans, qui était scolarisé en 2013/2014,a trouvé un job d’été de fin juin 2014 à fin juillet 2014 comme apprenti charpentier et a eu un accident de travail fin juillet 2014.Précision,il était donc sur un échafaudage à hauteur de toit.

En réponse à la déclaration d’accident de travail, le 12 sept.2014, la CPAM ne connaissait plus son n° d’immatriculation, il n’était plus affilié. Heureusement, l’accident était sans gravité. Donc, formulaire 1104, feuilles de salaire, contrat d’embauche etc…et du temps.
Sans compter que les explications sont différentes d’une hôtesse à l’autre et d’une semaine à l’autre. Bref, le dossier semblait enfin complet.

Je n’ai reçu aucune information depuis.
Après un appel téléphonique, à mes frais, auprès de la CPAM,j’apprends que pour clore le dossier il faut encore les 2 bulletins de salaire de fin juin à fin juillet 2014(déjà donnés) avec une lettre explicative précisant qu’il était scolarisé de 2013 à fin juin 2014.Bizarre,pas besoin d’attestation scolaire???Je l’enverrai quand même!!
Suite…?

Puis, j’ai dû encore déposé un dossier pour préciser qu’il ne travaillait plus en Août 2014.
Puis, encore un nouveau dossier pour préciser qu’il reprenait sa scolarité avec un CFA en sept.2014.

Voilà pour le plus jeune. Je m’attaque à l’aîné qui cherche du travail.Merci pour votre combat.

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MARIETTE (Voir également dans Mutuelles étudiantes)

Actuellement j’ai 26 ans, j’ai été étudiante pendant 6 ans. J’ai eu des mésaventures sans conséquence vitale avec l’administration de l’assurance maladie.
-Affiliée à l’assurance maladie étudiante, un été on me vole mon portefeuille avec ma carte vitale. J’étais en pleine vaccination du gardazile, j’attendais la dernière injection. La sécu a mit un ans et 6 mois pour m’envoyer une nouvelle carte vitale malgré des relances régulières de ma part. Ayant des difficultés d’argent je n’ai pas pu avancer l’argent nécessaire (plus d’une centaine d’euros ) pour acheter la dernière injection et donc permettre à cette vaccination d’être efficace.

– À la sortie de mes études, j’ai du attendre 6 mois avant d’être enfin en règle pour passer de mon régime étudiant à la cpam. 6 mois de galère administrative, entre les papiers manquants, les pertes de papiers ou de dossier et du manque de communication de la part de la cpam, leurs horaires impossibles pour les travailleurs et l’attente constante pour s’entendre dire qu’il faut revenir.

Je vous apporte ce témoignage car l’administration française est lente et met en danger les personnes. Même si pour ma part je n’ai pas eu de problème de santé,  j’avais bien conscience des risques de non soins car entre deux caisses s’il je devais avoir recours à des soins. Il n’est pas normal d’être en danger à cause de papiers!

Je vous soutiens pour pousser le gouvernement à améliorer la couverture santé des gens. Bon courage!

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MARYSE

Madame,

Je suis triste pour Mathias…

je souhaite témoigner pour mon fils Rémi étudiant encore l’an dernier . Depuis la rentrée, il a fait les démarches pour être affilié à la cpam car il travaille maintenant dans un clae.

Ces démarches sont aussi nécessaires pour pouvoir bénéficier correctement de la CAF. A ce jour nouvel appel…..Rémi n’est toujours pas inscrit à la CPAM………on nous demande d’attendre encore une semaine pourtant mon fils a des soins à faire……..

Courage à vous

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JULIE

Bonjour,

J’ai commencé mes études en allant à la fac. Donc pendant 2 ans j’ai donc logiquement cotisé à la sécu étudiante LMDE. Après ces 2 ans, j’ai été pendant 15 mois apprentie et donc suis repassé au régime général de la CPAM.

Pour finir, je suis devenue étudiante infirmière. Ayant droit à des allocations retour à la formation de la part du pole emploi, je restais donc au régime général. Cependant, lors de l’entrée à l’école, mon droit à rester au régime général n’a pas été pris en compte mais je n’étais pas au courant et une demande de cotisation pour la sécu étudiante ne m’a jamais été demandée.

Lors d’une visite de routine dans un laboratoire d’analyse, on me dit qu’il y a un problème avec ma carte vitale et que je dois voir avec la CPAM. En attendant je dois évidemment avancer les frais.

Visite à la CPAM, après presque 1h d’attente, je rencontre enfin une conseillère. Elle me dit que le fait que je touche des allocations de la part de pole emploi et que je dois donc adhérer à la sécu étudiante. J’insiste et elle finit par demander l’avis d’une collègue. Elle reviens et confirme sa version. Je me met en pleure, lui dit que je suis seule dans la région pour mes études et que même si mes parents étaient là ils ne pourrait rien faire pour moi car n’ont jamais été confronté à ce genre de problème d’étudiant. La conseillère finit par demander un dernier avis à sa chef. Elle finit par me dire qu’un nouvelle circulaire était passée me donnant raison mais rajoute qu’elle « n’était pas au courant ». Évidemment (alors que ce système était en place depuis plusieurs années déjà)

Pour résoudre le problème il m’a donc fallu aller chercher un justificatif auprès de la LMDE comme quoi je n’étais pas inscrite chez eux et qu’ensuite je remonte un dossier complet d’inscription auprès de la CPAM… donc paperasse!!!

Aujourd’hui je me dis, heureusement que je n’ai pas eu de gros problèmes de santé pendant ses 4 mois car j’aurais été incapable de payer une hospitalisation. Et croyez moi en tant qu’infirmière, je connais le coût de ce genre de chose!

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ALIETTE

Bonjour
15 mois sans sécu, Je pensais que ma fille avait été vraiment négligente, je vois qu’elle est loin d’être un cas unique.

En septembre 2013, elle intègre une école en alternance et quitte de ce fait le régime étudiant pour un régime salarié
Son entreprise lui propose une mutuelle, elle y adhère sans que personne ne lui signale qu’elle doit changer de régime de sécu. Lors de ses visites chez le médecin, elle continue à présenter sa carte Vitale et n’a donc pas de feuilles de soins.
Quelque temps plus tard, elle reçoit des courriers de rejets de la
SMEBA répertoriant ces soins et l’invitant à les présenter à sa nouvelle caisse. C’est là qu’elle découvre que c’est à elle à faire la démarche auprès de la sécu. Il faut se rendre sur place aux heures où..elle travaille! Le site Ameli? il faut être inscrit à la CPAM! On lui réclame un tas de documents : contrat de travail, dernière fiches de paye etc…. A quoi sert la DUE? en tant que responsable administrative dans une TPE, je pensais en toute bonne foi que la DUE servait à ça , en autres.

Elle envoie donc tous ces documents et les courriers de rejet de la SMEBA à la sécu de Rennes(35) , malheureusement elle se trompe et se domicilie chez nous dans le 44 et non sa nouvelle adresse à Rennes 35. (En tant qu’étudiante, c’est ce qu’elle avait toujours fait jusque là.)La sécu renvoie donc chez nous son dossier en lui disant qu’elle doit
s’inscrire à Nantes. mais ne lui renvoie pas les feuilles de la SMEBA.
La voilà obligée de refaire son dossier pour Rennes. elle en profite pour rajouter de nouveaux rejets de la SMEBA reçus entretemps. Décembre 2014 , elle reçoit enfin la régularisation de son dossier mais toutes les demandes de remboursement de soins se sont perdues dans
l’histoire, Il va falloir qu’elle tente de récupérer des duplicatas de feuilles de soins auprès des médecins et labos etc… le parcours du combattant n’est pas terminé!
Que l’entrée dans la vie administrative est compliquée pour les jeunes! CAF , sécu , mutuelle, le distingo n’est déjà pas facile, alors quand la la sécu étudiante s’appelle mutuelle, quand on habite à la croisées de plusieurs départements, qu’on change tout le temps de caisse…
Phobie administrative qu’il disait?….
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PASCALE (Voir également dans « Retour de l’Étranger »)

Bonjour,

Nous avons vécu, de nombreuses fois, cette situation sans carte vitale, ou attestation, et par chance, nous n’avons pas eu de soucis de santé graves pendant ces périodes.

A chaque changement de statut, il nous a fallu env. 6 mois et beaucoup d’énergie et de suivi pour régulariser notre situation:

  • 2 retours d’expatriation pour toute la famille
  • 3 sorties du régime étudiant vers le salariat pour chacun de nos enfants
  • 1 retour d’expatriation pour un fils
  • 1 passage d’ayant-droit de salarié à profession libérale
  • et il s’en profile d’autres…

Pendant ces périodes, il a fallu avancer tous les frais médicaux sans remboursement pendant plus de 6 mois.
Je n’ai jamais compris et ne comprends toujours pas pourquoi il faut changer de caisses alors que tous les assurés bénéficient des même droits et remboursements. Ce sont des complexités administratives stériles et vides de sens: des pertes d’énergie et d’argent au détriment des malades.

Je soutiens votre démarche pour obliger les politiques à s’attaquer aux réformes de fond, qui ont souvent le défaut, pour eux, de ne pas être assez médiatiques et de ne pas porter leurs fruits assez vite!
Bravo pour votre implication!

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CORINNE (Posté sur Actu Soins)

Non ce n’est pas qu’un simple dysfonctionnement !!!! c’est ainsi pour tous les ex-étudiants ne trouvant pas de travail après les études !!! ça m’est arrivé pour mes 2 jeunes, j’en ai 1 qui a terminé en juin, inscrit à Pôle emploi sans indemnité, il est repris sous le numéro de son père jusqu’à la fin de l’année (il aura 21 ans début janvier) et après…… alors que nous parents travaillons et cotisons à 2 !!! En plus ici l’article, ne fait pas état de soins de « confort », mais bien vitaux !!!! on marche sur la tête dans notre pays !!!!

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SANDY

Bonjour,

Je me permet de vous écrire, car j’ai suivi votre histoire et je trouve cela inadmissible que l’on en arrive là…
En effet, je rencontre également quelques soucis depuis le mois de septembre. Ayant terminé mes études courant juin, et ayant trouvé un emploi en Septembre, j’ai envoyé ma demande à la CPAM de Forbach. J’ai rempli leurs documents et je leur ai donné ma carte vitale comme demandé. Sauf que depuis, je n’ai plus de nouvelles et toujours pas de carte vitale. Je travaille au Luxembourg depuis septembre, j’ai fourni tout ce qui m’avais été demandé. Pourtant toujours rien…
Actuellement j’ai trouvé un nouvel emploi en France et mon nouvel employeur me demande une attestation de sécurité sociale pour pouvoir me faire signer mon CDD. Problème, je n’existe plus dans les dossiers de la CPAM et ne peux donc pas avoir cette attestation…
Je les ai appelé afin de voir avec eux et la seule chose qu’ils trouvent à me dire, c’est: il faut patienter au moins deux mois et donc avancer tous les frais médicaux…
Savez-vous ce que je pourrai faire pour remédier à cela? Car j’ai peur de passer a côté de mon nouvel emploi

Merci d’avance  Cordialement

Nouveau message de Sandy le 14 01 2015

Bonjour

j’ai bien suivi vos conseils et je viens d’obtenir ma carte vitale et attestation grâce à votre aide. Donc je vous remercie de  tout mon cœur, vous êtes une personne admirable. Je suis de tout cœur avec vous dans votre combat et si je peux faire quelque chose pour vous aider n’hésitez pas à revenir vers moi.
Encore merci pour votre courage
Cordialement

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JEAN LUC

Bonjour Mme Picard

C’est avec une grande émotion que mon épouse et moi-même avons suivi votre témoignage à la télévision.
Nous sommes profondément navrés pour le décès de votre  fils et vous présentons nos très sincères condoléances.

Dans un autre registre, certes moins dramatique, mais dont les lenteurs administratives pourraient entrainer les mêmes conséquences que pour votre fils, nous pourrions évoquer le cas d’une jeune fille, étudiante et salariée à temps partiel.
Cette situation, que beaucoup d’étudiants(es) de milieux modestes connaissent bien, entraine une position complexe  partagée entre la SS et les mutuelles d’étudiants (MGEL, LMDE …). La réglementation dit qu’un étudiant est pris en charge par la SS s’il remplit les conditions suivantes : 
+ avoir un contrat de travail qui couvre toute la période universitaire soit du 01 octobre au 30 septembre
+ travailler au moins 60 heures par mois ou 120 heures par trimestre.
Donc, à moins d’avoir un CDD de, au moins, 1 an en temps partiel ou un CDI à temps partiel, cette double exigence ferme la porte
à l’enchaînement des petits contrats, et impose à l’étudiant le paiement de la cotisation MGEL, LMDE …ou autres de 210 € pour 2014.

Sur présentation de toutes les fiches de paie des 12 mois passés, la SS accepte d’étudier le dossier de demande de remboursement  des 210 € payés à la MGEL, LMDE …une fois l’année universitaire écoulée. Quant au remboursement des 210 €, mieux vaut ne pas être pressé ! ! !  A défaut, le pauvre étudiant(e) aura juste le droit de payer deux, une fois la SS au travers de ses  fiches de salaire, la seconde fois au titre de l’adhésion obligatoire à la couverture des étudiants (MGEL, LMDE…).
Entre temps, au gré des vents ou de l’humeur de certains personnes, la pauvre étudiante sera promenée alternativement d’un système à l’autre. avec des démarches administratives à n’en plus finir!

Question liée à cette situation ubuesque ! Quel est l’intérêt d’interposer une assurance sociale au milieu d’un parcours de SS. L’enfant est pris en charge au titre de la garantie accordée aux parents, puis l’étudiant qui a terminé ses études devient théoriquement
salarié (affilié à la SS) ou chômeur (affilié à la SS via la CMU) pour la plupart d’entre eux.

La solution : un seul organisme payeur pour un individu clairement identifié au travers de son numéro de SS. Un seul système de protection sociale pour tout le monde, avec identification par le numéro de SS dès la naissance, et attribution des droits, soit aux titre de la couverture d’un des parents, soit à titre personnel (apprentis, étudiant, salarié à temps partiel  …etc).
Plus besoin de changement de caisse, le simple signalement d’un changement de situation devrait suffire à actualiser le dossier de la personne.
Simplifier les structures, supprimer les tours d’ivoire (cela éviterait les mises en faillite comme celle prononcée récemment à l’encontre
de la LMDE…), ne pourrait qu’améliorer le service et réduire sinon supprimer les lenteurs administratives avec les conséquences humaines qui en découlent.

Madame Picard
Votre combat est juste et louable. Votre action ne peut que mériter notre soutien et nos encouragements mais il ne peut, et surtout, pas se limiter à l’octroi d’une carte vitale sous 24 heures. Une carte vitale  sous 24 heures est et doit devenir une évidence.
Mais au-delà de cette évidence, militez pour une refonte de l’ensemble du système de couverture sociale des étudiants, qu’ils soient salariés ou non, qu’ils soient dans le domaine public ou privé.
Élargissez le champs de vos revendications, analysez les injustices qui existent actuellement, et prônez une véritable réforme !

Avec vous dans cette quête de justice
Cordialement

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A. (Envoyé à « C’est au Programme » sur France 2)

J’ai eu exactement le même problème. Sans prévenir, j’ai été rayé des fichiers et je me suis retrouvé sans couverture sociale pendant plus de 6 mois.

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F. (Posté sur la page Facebook de C’est au Programme France 2)

je précise aussi, qu’avant toute cette histoire, je n’ai jamais eu de problèmes de santé et ne suis pas allé voir un seul médecin, j’ai arrêté mes études en 2011, et fin 2013 j’ai commencé un service civique, vers la fin de mon service civique, mon compagnon a eu des soucis avec sa mutuelle, donc je suis allé à la sécurité sociale et là, j’ai découvert que je n’étais plus couverte depuis près de deux années. Heureusement rien ne m’était arrivé, mais je n’étais pas au courant qu’il fallait déclarer le changement de statut étudiant au régime général (pour moi ça se faisait automatiquement et personne ne m’a prévenu). J’ai donc dû refaire de multiples démarches en début d’année, où j’ai finalement pu remettre mes droits en mai, pour lesquels on m’a dit : « ils sont ouverts jusqu’en avril 2015 ». Par la suite, en septembre, lors d’un problème de santé j’apprends que mes droits sont ouverts jusqu’au 30 septembre… Et là recommence l’enfer de la sécurité sociale…

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MARTINE (Posté sur la page Facebook de C’est au Programme France 2)

Moi aussi mon fils de 24 ans a subi beaucoup à cause de la caisse primaire maladie……. c’est honteux de laisser des jeunes sans couverture social…….

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VÉRONIQUE (posté après l’émission « C’est au Programme » sur France 2)

Bonjour Véronique,
quel témoignage poignant que le vôtre. C’est de l’incompétence et du je m’en foutisme tout simplement de la part de l’administration. C’est honteux ! Je suis peinée pour vous. Ma fille a connu aussi pas mal de déboires pour passer de son statut d’étudiante à celui de salariée. Recevez toute ma sympathie.
Véronique.

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NATHALIE (Posté sur la page Facebook de C’est au Programme France 2)

Ma fille a eu le « tort » de partir 2 ans pour ses études en Angleterre juste après le Bac. Alors qu’elle était couverte là-bas sans aucune démarche (automatique avec la carte étudiante de l’université), quand elle est revenue en France, elle s’est retrouvée sans carte vitale pendant 3 ans! Malgré ses démarches. Nous avons dû tout payer sans remboursement (visite médecin, spécialistes, médicaments), heureusement qu’elle n’a rien eu de grave! La CPAM est une honte en France, vous ne pouvez pas sortir du  » cadre », c’est effectivement un robot bête et méchant!

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VÉRONIQUE, la maman de MATHIAS

Fin mai 2014, pensant que c’était la moindre des choses de leur part et, sur les conseils d’une responsable de ma CPAM, j’ai effectué une démarche auprès de l’Assurance Maladie de Paris afin de leur demander une aide pour le règlement des obsèques de mon fils. Le dossier était constitué en bonne et due forme. Le 17 juin, j’ai reçu une lettre de refus, ce qui en soit n’est pas l’important, mais sous le motif que mon fils dépendait de la Caisse de Rennes, au centre étudiant et que je devais m’adresser à eux…

Mathias avait alors quitté Rennes depuis près de 2 ans, entre temps il n’était plus couvert nulle part et le 14 février 2014, il avait enfin été enregistré à la caisse CPAM de la ville où il résidait en Normandie. Je m’interroge avec effarement sur l’efficacité des logiciels que notre Assurance Maladie utilise…

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JULIETTE

Étudiante entre 2004 et 2007, successivement à Grenoble puis à Lyon, j’étais affiliée à la Smerep, une assurance santé pour étudiants. Entre 2007 et 2008, je suis partie en Australie pour une année de césure. J’ai donc souscrit une assurance santé internationale différente, toujours auprès de la Smerep.A mon retour, j’ai poursuivi mes études à Paris. J’étais toujours affiliée à la Smerep. 

Tout s’est compliqué en 2011, quand je suis rentrée dans le monde du travail, avec des contrats d’intermittente du spectacle puis en 2013 avec des contrats de pigiste. 

Je suis asthmatique et je vis bien avec ma maladie, à condition de prendre mon traitement médical matin et soir, chaque jour. Un matin, je me rends à la pharmacie, et là on me dit que ma carte vitale ne fonctionne plus et que je ne suis plus couverte pas aucune assurance santé. Je n’existais plus nulle part.

Effectivement, je n’avais pas contacté la CPAM, mais je n’avais reçu aucun courrier de la Smerep pour me prévenir que mes droits cesseraient après mon stage de fin d’études.

J’ai entrepris immédiatement de régulariser ma situation auprès de la CPAM. Au regard des différents déplacements et changements de statuts mentionnés ci-dessus, il leur a fallu plus d’un an pour m’affilier à la bonne CPAM, à Paris. Ma mère payait mes médicaments, heureusement pas inaccessibles en terme de prix. J’ai parfois eu des interlocuteurs odieux au téléphone. J’ai vu des incompétents notoires et désemparés face à mon dossier, au guichet. Sans parler des horaires d’ouverture ultra-réduits qui sont tout simplement rédhibitoires pour toute personne active qui cherche à solutionner sa situation. »

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CÉLINE

Ma fille a eu exactement le même souci pour la carte vitale. Absolument pas prévenue que ces droits avaient cessé quand elle a fini sa formation. d’autant que personnellement, je pensais que ceux ci étaient maintenus au moins l’année qui suivait. Je suis diabétique aussi et la Sécurité sociale m’envoie des tas de publicité et d’information mais là pour ma fille, silence total. C’est quand elle a du faire des examens qu’elle a été informée. La personne qui nous a reçu explique qu’ils ne peuvent pas s’occuper de tout le monde alors, « c’est à vous de vous renseigner ». Je pense que le suivi des patients à 100% est « vital ». La situation que vous avez vécue montre bien à quel point le système est saturé. Même les médecins ne s’en sortent plus visiblement. Comment un patient suivi régulièrement peut se retrouver en fin de droits sans signes annonciateurs? La carte vitale est une « bonne idée » sur le papier mais dans la réalité, elle est personnelle. Donc si vous avez des enfants, il faut faire plusieurs démarches pour qu’ils soient inscrits sur les 2 parents. Pour nous, ça n’a jamais abouti. Je vous souhaite tout le courage nécessaire pour votre combat.

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X Profession : Diabétologue (Posté après l’article du Quotidien du Médecin)

Les instances qui ont refusé la délivrance de l’insuline sont des criminels. C’est une faute caractérisée ! Je suis profondément choquée. Quant aux lourdeurs administratives, j’ai 3 enfants et 3 anecdotes à ce sujet. Pour le 1er nous avons été prélevé de la cotisation LMDE pendant 2 ans après son entrée dans la vie active… Pour le second, comme pour Mathias, nous nous sommes rendus compte qu’il est resté sans couverture sociale pendant plusieurs mois à la fin de ses études, alors que nous payions une mutuelle, il n’était plus affilié à la SS. Pour le 3ème, après s’être fait voler son portefeuille alors qu’il était étudiant, il a fallu attendre 2 ans, une multitude de coups de fils et 3 envois de dossier en recommandé, pour obtenir une nouvelle carte vitale auprès de la sécu étudiante. Il en a alors reçu 2 à 8 jours d’intervalle… ! Heureusement mes enfants sont en bonne santé, tout le monde n’a pas cette chance. »

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JULIEN

Bonjour,
Ma situation avec la sécu est étonnante, et peu catastrophique. Je vous la transmets, car elle montre bien la complexité du système.
En entrant en thèse, je suis devenu salarié, donc je sortais du régime étudiant. Ce que personne ne m’avait dit c’est qu’il fallait aller s’inscrire à la sécu. Donc, pendant un an, j’ai cotisé sans être inscrit… Ils ne s’étonnent pas de recevoir des sous de gens inconnus ?
Bref. En quatrième année de thèse, mon contrat de travail ne couvrait pas toute l’année scolaire, j’ai donc dû payer la sécurité sociale étudiante.
Je me retrouvais donc avec deux cartes vitales et deux cotisations. Après, je suis passé en CDI, donc la sécu étudiante n’a plus fonctionné très longtemps. Il me reste la carte « normale » me direz vous.
Mais celle-ci pose des problèmes. Non pas qu’elle ne marche pas, mais à chaque fois j’ai des courriers étranges qui m’arrivent comme quoi je ne suis pas inscrit et doit passer régulariser ma situation.
Mais ils me remboursent quand même. J’ai essayé d’aller sur le site pour résoudre le problème. Le site me dit que je n’existe pas et de prendre rendez-vous.
J’appelle la sécu. Un premier gars me dit que ce n’est pas le bon département (entre les deux, j’ai déménagé et changer de département). J’appelle l’autre département qui me dit que je ne suis pas inscrit, qu’il faut que je vienne m’inscrire, que ce n’est pas possible que je l’ai déjà fait.
J’ai donc tenté d’y aller le 30 mai, mais ils ont décidé de faire le pont… Depuis j’en suis là. Et aller à la sécu lorsque l’on travaille, ce n’est pas facile…

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NADINE

Courage et continuez nous vous soutenons … Ma fille diabétique m’a expliqué qu’effectivement entre la fac et son retour a la vie normale elle aussi avait eu des difficultés a l’époque ….elle a résolu le problème … Mais s’était bien fait du soucis a l’époque ..

Sans parler d’une hospitalisation en urgence a Paris ou son père  ( divorcée) n’avait pas fourni les papiers et ou j’ai reçu quelque temps après la très onéreuse et salée note de frais des jours en réanimation … ..quel soucis on a pu se faire …

Courage ne faiblissez pas on vous soutient de tout cœur

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ÉMILIE 

J’ai modifié le témoignage d’Émilie après m’être entretenue avec son père qui m’a apporté des précisions : Après avoir arrêté son BTS  (il était alors couvert par la Lmde), Nicolas a été enregistré sous la sécu de son père. En effectuant un stage, il a obtenu sa propre sécurité sociale, puis s’est retrouvé radié sans en avoir été informé, tout comme mon fils et nombre d’entre vous, il avait disparu du système. J’avais évoqué son histoire lors de mon intervention sur Europe 1, il n’avait pas 22 mais 25 ans et je prie sa famille de bien vouloir m’excuser pour cette confusion. Même si ce cas de figure est  différent de celui de Mathias, j’ai décidé d’inclure le témoignage de sa sœur Émilie dans les témoignages Étudiants.

Véronique la maman de Mathias

Bonjour,Nicolas frère d'Emilie_edited
C’est avec une grande douleur que je lis cet article partagé par une amie sur un réseau social. Une grande douleur car je ne peux que comprendre la vôtre… Je ne vais pas vous parler de mon enfant ou de moi-même mais plutôt de mon frère car il ne peut plus le faire aujourd’hui…décédé le 6 février 2014 d’une embolie et cela à cause du « système » !

Il a voulu demander le RSA le 3 janvier 2014 faute de travail, mais on lui a gentiment dit qu’il n’avait pas 25 ans et donc pas le droit à cette aide (il a pris ses 25 ans le lendemain). Donc le 5 janvier 2014 il y retourne afin de faire la même demande et là…à sa grande surprise on lui refuse pour un nouveau motif : « Mr vous n’avez pas de sécurité sociale donc impossible de faire un dossier » ! ! ! Vu l’heure il était trop tard pour aller voir ce qui se passait à la sécu il est donc rentré chez notre père.
Le lendemain, impossible pour lui de poser le pied par terre, il avait trop mal à la jambe. Il s’est rendu à la pharmacie où on lui a confirmé que sa carte ne passait plus. Mon père s’est inquiété et a voulu l’emmener à l’hôpital mais Nicolas a refusé, il ne voulait pas voir le médecin sans carte vitale. Son cauchemar a duré 15 jours…15 jours de souffrance pour lui qu’il a cachée à notre père, il faisait bonne figure pour ne pas l’inquiéter et prenait de l’aspirine, mais durant ce temps , il ne pouvait pas se déplacer pour faire les dossiers afin d’obtenir le précieux sésame : la carte vitale !
Puis il a cessé d’avoir mal, sa jambe semblait reprendre un aspect « normal ». Il a donc pu aller à la sécu pour commencer son dossier…ils lui ont alors dit qu’ils allaient lui envoyer un courrier avec un formulaire et les pièces justificatives à renvoyer ensuite. Mon frère n’aura même pas eu le temps de recevoir ce courrier…
Le jeudi 6 février 2014 au soir il s’est senti mal et a fait un malaise dans les escaliers. Mon père l’a ramassé et monté jusque sur son lit et là ses souffrances sont devenues terribles ! Mon frère a demandé à mon père « Est-ce que je vais mourir ? » Mon père, plus pour se rassurer tous deux, lui a dit que non mais il a couru dans la seconde pour appeler le SAMU et les pompiers qui sont arrivés très vite.
En les attendant mon père est remonté dans la chambre de mon frère et a remarqué qu’il commençait à délirer, à dire tout un tas de choses totalement incohérentes pour ensuite perdre connaissance. Mon père qui connait les gestes de secours a commencé à vouloir le réanimer en pratiquant massage cardiaque et bouche-à-bouche (je ne vous donnerais pas tous les détails sordides de ce que mon père a pu endurer vue l’état de mon frère). Mon frère a repris connaissance pour quelques secondes, il était effrayé, terrorisé…et ses derniers mots furent « Papa je ne veux pas mourir »… Il est ensuite retombé dans les bras de mon père avant que le SAMU n’arrive…tout cela a duré plusieurs longues, très longues minutes…une éternité pour mon père qui a senti la vie s’échapper du corps de mon frère…Les médecins du SAMU ont essayé de le réanimer pendant 1h30 sans succès. Leur diagnostique était sans appel : mon frère a fait une phlébite qui, n’ayant pas été soignée, a provoqué une embolie fatale !
Le lendemain soir mon compagnon m’annonce l’affreuse nouvelle…ma mère l’avait appelé sur son lieu de travail pour lui dire, elle avait peur de ma réaction et des conséquences que cela pourrait impliquer vue mon état : j’étais enceinte sur le point d’accoucher. J’ai d’ailleurs accouché très peu de temps après…
Le pire dans tout ça, c’est qu’une conseillère de la sécu qui n’a pas compris la colère de mon père suite à ça, n’a pas trouvé mieux que de lui dire que mon frère, même si il n’avait plus de carte vitale, bénéficiait toujours de la sécu de mon père en attendant qu’il fasse ses démarches…sauf que personne n’a été fichu de lui dire quand il en avait besoin…
Cela fait 5 mois maintenant et mes parents, qui ont beau essayer de faire bonne mine, ne s’en remettent pas…d’ailleurs peut-on vraiment se remettre de la mort de son enfant ? ? ?

Enfin voilà mon témoignage, en espérant que ça puisse faire bouger les choses…pitié plus jamais ça ! ! ! Je ne le souhaite à personne.
Voilà c’était l’histoire de mon frère, Nicolas, tous justes 25 ans, décédé suite à une embolie à cause du « système »…

C’est pour ça que connaissant la douleur de perdre un membre de sa famille si proche, je ne vous présenterai pas mes condoléances mais préfère vous envoyer plein de courage…car du courage, il en faut à la pelle pour réussir à surmonter cela.
Merci d’avoir pris le temps de me lire, mon frère aura ainsi vécu quelques minutes dans vos pensées.

QUESTION DE VÉRONIQUE LA MAMAN DE MATHIAS

Comment votre frère a t-il été radié de la sécu?

RÉPONSE D’ÉMILIE

J’ai posé la question à mon père pour savoir exactement pourquoi il n’avait plus de sécu : Nicolas avait fini un stage en mai 2013 donc normalement, il devait être couvert par la sécu jusqu’en mai 2014 mais on lui a certifié que non…du coup il ne s’est pas soigné et n’a eu le droit à aucune aide et même les conseillers qu’il avait vus lui avaient confirmé qu’il n’avait plus de couverture sociale…et quand mon père après le décès est allé à la sécu pour taper du poing sur la table, la conseillère a creusé le dossier et lui a dit que normalement mon frère aurait bien dû être encore assuré jusque mai 2014 comme prévu et elle ne comprenait pas du tout pourquoi il y avait eu un tel dysfonctionnement…

15 jours après le décès de Nicolas, son père a reçu un courrier de la CPAM où il était écrit en gras : Votre fils étant décédé, veuillez nous retourner sa carte vitale sans autre commentaire, ni même une excuse de leur part…

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BÉATRICE (en réponse au commentaire de Marie sur notre blog, voir aussi son témoignage dans l’onglet : Autres Témoignages / déménagements)

Je trouve que votre réponse est très technique, car pour avoir suivi la formation école des cadres de la sécurité sociale, j’étais avertie de ces possibilités offertes, mais qui, sur les plateformes de la sécurité sociale va vous informer ? j’ai du me battre, pour mes deux enfants, qui étaient étudiants après la fin de leurs études ……. Le plus insupportable, c’est pour mon cas, la perte de mon dossier médical entre Rambouillet et Chartres, ce qui « a supprimé » un diabète insulino-dépendant ( datant de plus de 30 ans !!!). Dans mon manque de chance, le dossier perdu n’a pas entraîné de non remboursement, car j’avais, pour un cumul de maladies auto-immunes, été mise en invalidité ! mais il y a tellement d’erreur !!
Je suis, Marie, d’accord avec vous, car pourquoi donne -t-on à des étrangers des droits , que l’on refuse à un jeune malade, car il a changé de statut ???? que les « sécurités sociales étudiantes » ne devraient plus exister, car c’est toujours de l’a-peu-près dans ces systèmes!

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KAMA

Bonjour,

Tout d’abord laissez-moi vous présenter toutes mes condoléances pour ce drame affreux.

J’espère pouvoir vous aider à faire avancer les choses avec ce témoignage court, mais significatif.
Si vous vous en servez, merci de le rendre anonyme.

J’ai terminé mes études fin janvier 2014.
Depuis, je ne suis pas couverte par la Sécurité sociale (je travaille depuis mai, où je leur ai envoyé un dossier de demande d’adhésion avec moult relances, mais je n’ai toujours rien reçu de leur part).
Mais avant ça, ma carte vitale ne fonctionnait pas, depuis 2011. Un problème de puce, la carte ne pouvait être lue. J’ai donc fonctionné comme j’ai pu, bon gré mal gré, avec mon attestation de mutuelle étudiante qui prouvait que mes droits étaient ouverts (car si j’ai rempli de multiples déclarations de perte et de vol, ma carte défectueuse n’a jamais été renouvelée – d’ailleurs je ne sais même pas si ces déclarations ont été prises en compte)

Maintenant que je ne suis plus affiliée à la mutuelle étudiante (depuis le 31/12/13), je renonce à tous les soins médicaux puisque je ne suis couverte ni par la Sécu, ni par une mutuelle (à laquelle je ne peux pas souscrire puisque évidemment je n’ai pas la Sécu).

J’aurais pu prétendre à la CMU m’avait dit mon conseiller Pôle Emploi, mais pour cela il aurait fallu que je touche le RSA or je n’avais pas 25 ans, à quelques semaines près… Bref.
Quelle galère !

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PIERRE

Bonjour,

J’ai aussi eu des difficultés à intégrer la sécurité sociale. Tout d’abord, voici ma situation. J’ai fait un BTS en deux ans, et depuis Septembre 2013 je suis passé en Licence Professionnelle, en alternance. Or, étant alternant donc salarié, je n’avais plus le droit à la mutuelle étudiante et on ne nous a jamais prévenu. Je m’en suis rendu compte en Mars 2014 après un passage chez le médecin. J’ai donc dû m’inscrire à la CPAM, en envoyant un dossier, j’ai attendu un mois … Pour qu’on me le renvoie et me dise qu’il était incomplet. Je l’ai donc renvoyé et 2 mois plus tard je recevais un courrier m’indiquant que j’étais inscrit, je n’ai reçu ma carte vitale que 1 mois plus tard.

Je n’ai pas connu le malheur de votre fils n’ayant pas de soucis de santé particuliers, mais que serait-il arrivé si j’avais dû aller à l’hôpital, ou prendre un traitement d’urgence … ?

En tout cas je vous soumets toutes mes plus sincères condoléances.

Cordialement,

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SOLÈNE

Je suis vraiment désolé pour Mathias. C’est une honte !! J’étais dans une situation assez similaire, j’ai arrêté mes études, commencé à travailler sur une durée de 2 semaines en 2013, persuadée d’être encore à la sécu comme prévu, quelques mois plus tard je prends rendez-vous chez le médecin pour me mettre à jour dans mes vaccins, pour prendre mes médicaments pour mes allergies et mon asthme.. et là qu’elle ne fût pas ma surprise quand le pharmacien m’annonce que ma carte vitale ne fonctionne pas et qui de plus ne me trouve plus du tout dans le système.. je vais donc à une borne pour la mettre à jour .. non ça ne marche pas, carte apparemment qui ne fonctionne plus du tout, ne comprenant pas pourquoi .. je file donc à la sécu la plus proche, ils me donnent des documents à remplir, que je remplis donc une première fois.. je reçois 15 jours plus tard ma carte vitale qui ne fonctionne toujours pas !! Je file à la sécu une seconde fois, je leurs expliques mon cas, je comprends pas pourquoi ça ne marche pas, à la sécu ils ne comprennent pas non plus et me donne une seconde fois les documents à remplir que je renvoie une seconde fois.. cette fois-ci ils ont perdu les documents.. je retourne donc une 3ème fois à la sécu et là ils me mettent en contact avec un conseiller (enfin) .. qui ne comprend toujours pas pourquoi je ne figure plus dans le système.. qui me donne donc d’autre documents à remplir et cette fois-ci fût la bonne ! Mais entretemps, pendant plus d’un an je n’ai pas pu me soigner, ni prendre mon traitement pour l’asthme et allergies, j’ai dû faire des prises de sang qui à ce jour ne sont toujours pas payées.. !! C’est malheureux de devoir se « battre » ainsi pour réintégrer la sécu !!
Voilà mon témoignage qui je l’espère servira à faire bouger les choses !

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TOMY

Bonjour,

Votre témoignage m’a profondément marqué. Je ne souffre d’aucune maladie mais comme votre fils, j’étais étudiant. J’ai arrêté mes études temporairement.

Je n’étais plus affilié, plus couvert rien. Quand je suis retourné chez ma mère, nous avons fait les démarches auprès de la CPAM. Cela a pris 2 ans, de 2011 à mi 2013 ! Pendant ce temps je n’étais même pas rattaché à la sécurité sociale de ma mère. L’administration a demandé inlassablement de renvoyer les informations et de remplir le formulaire qui n’était jamais traité. Je n’ai pas eu de problèmes de santé. Je me dis vraiment que je suis chanceux.

Malheureusement, le cas présent n’est pas rare, beaucoup d’étudiants ne font pas les formalités administratives car ils pensent (comme moi) que ce n’est pas si grave et qu’ils ont le temps, mais également car ils ne savent pas comment faire.

Je soutiendrai toutes les actions que vous mènerez contre l’administration afin que ces situations ne mènent plus à cette triste réalité.

Bien cordialement,

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CAROLINE

Madame Picard,

Avant toute chose je tiens à vous présenter mes plus sincères condoléances suite à votre témoignage qui m’a beaucoup émue. Aucun de mes mots ne pourra J’espère que mon témoignage pourra vous être utile, je souhaite soutenir de tout cœur votre démarche.
J’ai terminé mes études fin décembre 2011, à l’époque je terminais un stage en Suisse et j’étais en colocation, comme beaucoup d’étudiants.

Lorsque j’ai voulu récupérer mes droits, on m’a tout d’abord affirmé que mon numéro de SS n’existait pas et qu’il n’avait jamais existé, première aberration.
Sur les conseils de ma maman, je me suis de nouveau rendue à la SS. Tout à coup, j’existais à nouveau ou tout du moins mon numéro. Mais je me suis heurtée à un autre problème, on a refusé de m’affilier, car j’habitais en collocation (en France je précise) avec quelqu’un qui travaillait en Suisse. On m’a alors demandé de m’affilier avec mon colocataire ! Chose impossible évidemment…
Les démarches sans fin ont commencé, un ami m’a accompagné, on m’a de nouveau sorti le même discours, de m’affilier avec mon colocataire.
Puis, toujours sur les conseils de ma maman, je rentre chez elle à Paris, je vais à la LMDE exposer mon problème, ainsi qu’au centre de SS de Levallois, domicile de ma maman. Là je tombe enfin sur une personne compétente, qui ne peut certes rien faire pour moi n’habitant plus à Levallois, mais qui néanmoins me donne plusieurs conseils utiles (la seule personne compétente rencontrée à la SS).
De là je prends des RDV avec des avocats en consultation gratuites, ces derniers envoient des courriers recommandés à la SS, aucune réponse. J’envoie une lettre au Président de la République, au Premier Ministre, Ministre de la santé, pensant jeter une bouteille à la mer.
A ma grande surprise, une réponse de l’Élysée me parvient, environs 2 mois plus tard certes, mais on me communique plusieurs numéros à joindre, dont un médiateur de la République. Les mois ont passé, nous sommes en juin 2013 soit 16 mois après avoir quitté les études, j’ai enfin RDV avec un médiateur.
J’avais une énorme pochette remplie de justificatifs de la LMDE, de lettres d’avocats, de refus de la SS sans motifs… il a pris le temps de m’écouter et a photocopié les documents les plus pertinents. Miracle, 2 semaines plus tard, je peux de nouveau m’affilier à la SS !!!
Contrairement à votre fils, j’ai la chance de ne pas avoir de problèmes de santé. Bien sûr je suis restée 2 ans sans suivi médical (dentiste, gynéco, dermato) mais je n’ai eu que « quelques centaines d’euros » pour une angine et une radio, sans compter le temps et les déplacements à Paris. Je ne me plains pas, ma maman, bien que veuve, m’a toujours soutenue moralement et financièrement, ce qui est loin d’être possible pour la majorité des familles en France et j’en suis consciente.

En attendant, je suis restée 1 an au chômage, pôle emploi n’a jamais voulu m’enregistrer sans mon affiliation à la SS, et impossible de trouver un emploi dans les premiers temps sans un numéro de SS puisque le miens avait disparu.

Ce qui est difficile également dans ce genre de situation, c’est d’être soumis au jugement de certaines personnes et soi-disant « amis ». « C’est impossible », « Tu t’es mal débrouillée », les grimaces en coin, pourtant d’autres de mes amis ont eu le même problème. Un peu plus tard, et après quelques tris dans mes connaissances, j’ai appris que la LMDE n’avait en effet pas transmis les documents nécessaires à mon transfert. Cependant, la SS est également fautive, lorsque j’ai voulu leur remettre les documents en main propres, on a refusé de les prendre. Comment justifier ces allers-retours au centre de SS ? Comment justifier que vous vous êtes présentez avec vos documents et que l’on a refusé ne serai-ce que de les regarder ?

La stratégie des agents de la SS est la provocation, pour vous inciter à perdre votre sang-froid jusqu’à ce que vous craquiez. C’est une bonne stratégie, dans les files d’attentes, j’en ai vu plus d’un dans mon cas faire preuve de plus de véhémence que moi. Ce n’est pas dans ma nature, j’ai toujours été réservée.
Aujourd’hui, je travaille enfin, mais ayant été traitée comme une malpropre et criminelle par mon propre pays, je décide de fuir plutôt que d’affronter éternellement l’administration française. Certains diront que c’est un manque de courage, pour ma part j’ai opté pour une vie plus calme en faisant une demande de résidence permanente au Canada. J’aspire à plus de liberté, un plus grand respect, je souhaite simplement m’épanouir dans ma vie professionnelle et personnelle. Le Canada ne rejette pas les jeunes diplômés bien au contraire. Je suis bien consciente que je devrai payer une grosse somme pour être assurée là bas, je pars en connaissance de cause. Je suis très déçue de la l’administration française. Un manque de moyens ne justifie pas le comportement des agents de la SS. Nous payons tous des impôts et des taxes, nous sommes tous des êtres humains. Attendre le décès d’un jeune doit faire réfléchir chaque institution de ce pays.

Si je peux donner à mon tour quelques conseils, ne déménagez pas, gardez l’adresse de vos parents, ne répondez pas aux questions indiscrètes, ne dites pas que vous habitez en colocation. Enfin, si les problèmes persistent, contactez le « Maison de la justice » la plus proche de chez vous pour avoir une lettre d’Avocat (même si dans mon cas celle-ci n’a pas servi du tout). Constituez un dossier, notez le nom des agents de la SS qui vous envoient sur les roses, n’hésitez pas à écrire au Président de la République ou aux Ministres, à joindre le sous-préfet de votre région. Et dans mon cas, prenez RDV auprès d’un Médiateur de la République, c’est ce qui a été le plus déterminant.

A tous, et plus spécialement aux parents, à la famille et aux amis de Mathias, je vous souhaite bonne chance, dans votre deuil et dans vos démarches.
Respectueusement,

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MARTINE (Posté après l’article du Parisien)

C’est arrivé à une de mes connaissances, sa fille a mis un an avant d’arriver à régler son dossier. Passer d’étudiant à salarié est une vraie galère!

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MARTINE (EUROPE1)

Département 94

Madame,

Votre témoignage du jeudi 10 juillet sur Europe 1 m’a beaucoup émue ; je comprends votre combat pour rechercher la vérité sur Mathias et je m’y associe.

Je vais vous décrire la situation relative à mon fils. Mais de peur de ne pas passionner les lecteurs, je vais au préalable en dresser un résumé, puis vous donner en détails le cursus des événements. Je laisse à votre libre choix de publier sur votre site l’entièreté ou des fragments du récit que je vais vous décrire.

Mon fils A.W. (22 ans cette année) a obtenu son diplôme d’infirmier en juillet 2013. Pendant ses études, il était assuré sous le régime étudiant (smerep), et je savais que ce régime ne durait que jusqu’au 31-12-2013, qu’il devait ensuite rebasculer dans le régime général au plus tard le 1er janvier 2014.

Il a débuté son activité professionnelle en décembre 2013 (quelques vacations auparavant). J’ai donc décidé de m’occuper moi-même de son dossier depuis décembre 2013, connaissant les méandres de la Sécurité Sociale ! Mais cela ne change rien.

Aujourd’hui, 14 juillet 2014, après bien des démarches, un statut « Post-étudiant » intermédiaire (code gestion 25) inutile et au détriment d’une situation salariée réelle, il a été transféré dans le régime général (Code gestion 10) en mai 2014, et nous sommes toujours en attente de sa nouvelle carte vitale (l’ancienne ayant été invalidée lors de la tentative de mise à jour en Février dernier).

Ce problème de transfert a été de plus couplé à une série de mésaventures administratives en relation avec un accident du travail du mois de décembre 2013, reconnu en tant que tel seulement le 2 mai 2014, et toujours en cours de résolution administrativement parlant. En effet, il a fait l’objet d’une mise en demeure de payer les soins par le créancier qui n’est autre que l’employeur de mon fils (mon fils étant infirmier, les soins liés à l’accident du travail ont donc été assurés par les services existants sur place : médecin urgentiste et laboratoire d’analyses « indépendant »).

Sous la menace, mon fils a réglé les soins demandés en avril dernier. Il ne pourra en demander le remboursement que lorsque le laboratoire concerné par cette démarche aura la bonne volonté d’établir une feuille de maladie correcte, mentionnant l’accident du travail. Affaire à suivre !

Pour situer le lecteur :

Mon fils a achevé ses études d’infirmier en juillet 2013. Il a effectué quelques rares vacations entre septembre – novembre, période qu’il voulait mettre à profit pour une opération de la myopie sans contraintes professionnelles ou médicales (opération qui s’est bien déroulée). Puis il a véritablement débuté son activité professionnelle en décembre 2013.

9 décembre 2013 : 1er jour de travail d’une série de vacations prévues sur le mois de décembre, 80 heures au total. Accident du travail de type AES (accident d’exposition au sang) en fin de journée (journée de 12 heures de 8h à 20h en tant qu’infirmier).

Délivrance de l’imprimé S6909b Certificat médical d’accident du travail rempli par le médecin des urgences. Remise de la feuille d’accident du travail permettant la délivrance gratuite de soins.

Passage aux urgences : prise de sang à 23h15 (attente de près de 3h après une journée de 12h dans ce même hôpital).

11 décembre 2013 : remise par moi-même au centre principal de la Cpam du 94 (Créteil), correspondant à notre domicile, du dossier accident du travail (certificat médical).

18 décembre 2013 : demande de changement de situation dans l’agence annexe Créteil-Duhamel (où seront faites toutes nos démarches). L’agent qui me reçoit fait établir un dossier pour basculer en post-étudiant : pas besoin d’heures de travail (je ne connaissais pas ce régime[1]). En effet, mon fils ne pouvait fournir des bulletins pour 60 heures que début janvier (puisque les bulletins de décembre sont imprimés en janvier, normal !).

26 décembre 2013 : je rapporte à l’agence Duhamel le dossier complet remis le 18 décembre.

(Il faut tout refaire ou redonner, alors que les informations sont bien contenues dans le dossier Smerep !).

10 janvier 2014 : courrier de la Caisse section Risques Professionnels : l’accident du travail dont nous l’avons informée n’a pas été déclaré par l’employeur ! Nous devons soit faire remplir un nouvel imprimé à l’employeur, soit remplir nous-mêmes cet imprimé (au vu de la situation aujourd’hui, c’est le choix que nous aurions dû faire).

Les jours suivants : je m’occupe de téléphoner à l’employeur, et donc de servir d’intermédiaire avec la Caisse … L’employeur m’envoie la copie de la déclaration faite par Internet, ainsi que le récépissé correspondant.

C’est plus tard que je m’apercevrai que ce document, tel qu’il sort d’un programme informatique, induit une lecture non correcte des éléments : on peut y lire que le statut est « apprenti-élève » ! Alors que la case réellement cochée est CDD, ce qui est exact.

26 janvier 2014 : Je transmets le tout à nouveau à la caisse principale à Créteil (pôle risques Professionnels).

Janvier, février, mars : nous recevons des courriers de rappel de la part du laboratoire d’analyses et de l’établissement hospitalier pour demande de paiement des factures des soins occasionnés par l’accident du travail, suite à rejet par la Cpam 94 du dossier.

Je téléphone, j’explique (ou je leur dit que ne m’explique pas), je les fais patienter (malheureusement, cela est oral, dommage que je n’aie pas adressé de courrier, je pensais que la situation allait s’éclaircir plus rapidement).

Je refuse de payer, car c’est un comble : un accident du travail doit être pris en charge par les protagonistes employeur – Caisse (l’accident est arrivé en établissement hospitalier, le médecin chargé des soins et ayant facturé les honoraires travaille dans l’établissement en tant que salarié, le laboratoire exerce dans le cadre de l’établissement).

28 février 2014 : le changement de situation code gestion 25 (post-étudiant) est pris en compte. Mais la carte vitale ne peut être mise à jour : elle est devenue invalide.

Février Mars avril : j’effectue divers passages à l’annexe Duhamel (cpam 94) pour prendre des nouvelles de l’avancée du dossier accident du travail.

mars 2014 : j’adresse un nouveau courrier à la Caisse pôle risques professionnels, pour lui dire que la Caisse aurait dû statuer dans un délai de 2 mois, et que nous n’avons toujours pas de réponse. J’explique que le laboratoire et l’établissement hospitalier me menacent de contentieux, et que mon fils devrait avoir une continuité de soins dans le cadre de son accident du travail.

16 avril 2014 : 2 mises en demeure de payer les 2 factures non réglées par la Caisse (organismes SEERIC 133,92€ + frais 42,85€ et Inforcreances 16,98€ Sans frais. Malheureusement, nous partons à l’étranger pour 3 semaines. Mon fils n’a d’autre choix que de s’acquitter sous HUITAINE sous peine de poursuites !

Ce n’est pas une situation tragique financièrement, certes, mais tout-à-fait inadmissible sur le plan de la déontologie et du bon sens.

Si j’avais été présente, je me serais déplacée dans l’établissement hospitalier pour faire annuler cette mise en demeure honteuse.

J’ai fait envoyer par mon fils 2 courriers auprès des services financiers du laboratoire et de l’hôpital pour demander le remboursement des 42,85€. En réponse le 27 mai 2014 : un courrier hors sujet, qui semble un peu nous prendre pour des ignorants. Il aura une suite.

Courant avril : lors de l’un de mes passages à l’annexe, on s’aperçoit que le dossier Accident du travail de mon fils est parti dans le département 91. Je saurai en juin que c’est la caisse du 91 qui gère les AT des étudiants (situation issue de la mauvaise lecture de la déclaration d’accident du travail de l’établissement hospitalier ? Du code gestion 25 ?).

Comme de plus la carte Vitale de mon fils est inutilisable, on me refait faire un nouveau dossier de changement de situation => 2 nouveaux déplacements à l’annexe, attestation par médecin traitant perdue à recommencer etc.

Début Mai 2014 : mon fils m’apprend à notre retour que son dossier accident du travail est revenu dans la Cpam 94, que son dossier de changement de situation comme salarié (code gestion 10) est pris en compte.

Je commence à respirer …

2 mai 2014 : Le pôle Accidents du Travail de la Cpam envoie la notification constatant l’accident du travail du 9 décembre dernier.

16 mai 2014 : attestation de droits en code gestion 10, que nous gardons précieusement, puisque mon fils n’a rien d’autre pour le moment. Possibilité d’ouverture de compte sur ameli.fr .

Je me rends à l’annexe Cpam pour refaire faire la carte vitale.

Mi-juin : réception du courrier demandant d’envoyer copie carte identité + photo collée sur imprimé. Aucune réception à ce jour 14 juillet 2014, je sollicite mon fils pour qu’il s’en inquiète…

Vers la 3ème semaine de juin, j’appelle le laboratoire pour savoir quand on pourra recevoir une feuille de maladie/AT suite paiement des frais médicaux du 16 avril. Je n’ai pas été tendre quand j’entends que c’est l’ordinateur qui génère les mises au contentieux et qu’on ne peut rien y faire…

10 juillet 2014 : réception de la part du laboratoire de la feuille de maladie permettant de se faire rembourser les frais médicaux de 133.92€ qu’il a perçus par la société SEERIC à mi-juin.

Mais la feuille comporte une erreur : la case « maladie » est cochée, au lieu de la case « Accident du Travail ».

Le 11 juillet je re-téléphone au laboratoire pour redemander une nouvelle feuille rectifiée. Au bout du fil, la même personne me répond à nouveau que c’est l’ordinateur. La personne me reconnaît, refuse de me parler, et me transmet la responsable Biologiste, qui cette fois écoute le sens de mes démarches. Suite à voir … Elle s’adressera au siège du laboratoire.

Bilan à cette date : carte en attente (situation à éclaircir). Feuille de maladie pour remboursement d’AT : attente nouvelle feuille rectifiée correspondant à la situation exacte.

La situation de mon fils n’est pas dramatique, mais cela aurait pu l’être si son accident du travail avait porté à conséquence ou s’il avait eu un accident autre …

Je pense que les procédures d’aller-retour régime général/régime étudiant/régime général font perdre du temps à tout le monde, même à la sécurité sociale elle-même. Elles devraient être allégées voire automatiques, de façon à simplifier les démarches. Si un étudiant passait dans un régime spécifique (fonction publique par exemple), il y aurait de toute façon une trace dans le régime général.

Je suis à votre disposition pour fournir des documents ou autre à l’appui de vos démarches.

Je ne suis pas la seule dans ce cas, une personne m’a cité le cas d’un jeune hospitalisé et inconnu de la sécurité sociale. Je vais essayer de retrouver cette personne (cas résolu aujourd’hui).

Et pour terminer, une « anecdote » me concernant.

J’ai reçu début 2014 un courrier du Directeur de la Cpam 94 m’indiquant qu’au vu de mes 3 arrêts de travail en 2013 (totalisant 11 jours indemnisés) par 3 médecins différents, je ne serai indemnisée pour le prochain arrêt qu’après visite et décision du Médecin Conseil.

Je précise que cela fait des années que je n’ai pas d’arrêt de travail (en 2007 un jour d’IJSS ; avant : 1996 et 1998 pour 2 opérations chirurgicales) et que 2 des arrêts sur 3 résultent d’une opération chirurgicale.

Mon courrier de protestation ne m’a valu aucune excuse en retour, mais un piètre courrier d’explication qui n’en est pas une. Je n’en resterai pas là.

Je pense qu’un piètre programme informatique a mis au point, dans le cadre de la lutte contre les arrêts abusifs, un « détecteur » de nombre d’arrêts maladie par an, sans aucune considération du dossier du patient.

En conclusion, nous avons une protection sociale formidable, mais soumise au gaspillage par une organisation inefficace, des personnes parfois pas très aimables qui renseignent mal. Et dans mon cas, de mauvaise foi.

[1] *Régime post-étudiant, qui est valable 9 mois jusqu’en septembre 2014 : Code Gestion 25. Je saurai plus tard c’est que ce régime s’occupant des étudiants en situation de pré-emploi ne verse pas d’IJSS, c’est logique, un étudiant n’est pas censé travailler de façon pérenne : régime donc non adapté dans le cas de mon fils, puisqu’il travaille ; mais surtout perte de temps à tous les niveaux, puisqu’il faudra tout recommencer).

Véronique la maman de Mathias: Après son témoignage, Martine m’a prévenue que son fils avait reçu sa carte vitale le 21 juillet 2014.

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JULIE (Posté après l’article du Figaro Étudiant)

9 mois pour changer mon statut d’étudiant à salariée et avoir une nouvelle carte vitale

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LOIC

Bonjour,
Je m’appelle Loïc, 22ans.
Lors de mon passage a mon statut d’étudiant a celui de demandeur d’emploi, j’ai du attendre 7 mois sans traitement pour l’asthme afin de recevoir ma nouvelle carte vitale, bien évidemment je suis tombé vite a cours de certains médicaments et c’était assez compliqué a certains moments, surtout lors d’efforts physiques.
Je trouve aberrant le fait qu’il mettent autant de temps a délivrer une simple carte qui permet d’avoir accès aux « soins » appropriés et effectivement vitale.
Je suis de tout cœur avec vous et vous présente mes sincères condoléances.

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D. (Posté après l’article du Figaro Étudiant)

Je connais bien ce problème ! Étant maintenant salarié et ayant fait ma demande de ralliement depuis septembre 2013, je n’ai toujours pas de dossier à jour 10 mois d’attente ! Voila le système français qui est propice aux dérapages..

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C. (Posté après l’article du Figaro Étudiant)

Il m’est arrivé la même histoire, 18 mois pour retrouver une sécurité sociale. Et comme je l’ai toujours dis, heureusement, je n’ai jamais eu aucun soucis de santé de ma vie!
Il m’a fallu passé par des consultations d’avocats gratuites et devant un médiateur de la république pour ENFIN recouvrir mes droits.
Sans compter qu’à chaque rdv à la sécu, on m’a parlé comme à un chien.
Cette histoire est une honte, nous sommes des milliers de jeunes chaque année à galérer pour recouvrir nos droits, et je rappelle que lorsque vous n’êtes pas affilié à la sécu, vous ne pouvez vous inscrire à pôle emploi, par conséquent vous ne bénéficiez d’aucune aide pour un premier emploi, aucune formation gratuite!
Que l’on ne s’étonne pas que certains essaient de se désaffilier de la sécu pour prendre des assurances privées ou des jeunes qui s’expatrient!

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O. (Posté après l’article du Figaro Étudiant)

Encore un témoignage à charge. J’étais salarié depuis quelques mois. Suite à une opération en urgence, je demande mon rattachement en présentant toute les pièces. La CPAM m’annonce un délai de 6 à 8 semaines. au bout de 12 semaines, toujours rien. Les hôpitaux (urgences et opération) m’avertissent que le dossier va passer en contentieux. Après de nombreux appels (payants bien sûr) à la CPAM et des passages à l’antenne locale, il s’avère que mon dossier a été perdu. Finalement, un dossier (opération) est réglé de justesse tandis que l’autre (prise en charge aux urgences) est transmis à une société de recouvrement (c’est une autre histoire !).

Conclusion : il vaut mieux être en situation illégale et ne rien donner, ni à la sécu ni à la France : l’AME est bien plus efficace. (Mais le médiateur de la CPAM n’aime pas du tout recevoir ce genre de remarque).

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ALLISON (Posté après l’article du Figaro Étudiant)

Je suis dans la même situation… Inscrite à Pôle Emploi après mes études… Maintenant je suis enceinte, les factures commencent à s’accumuler, et j’ai découvert à la pharmacie par hasard que je n’ai plus de droits (malgré le fait que je paie une mutuelle depuis 2 ans). J’espère que le délai des 8 semaines est respecté, car sinon je ne pourrai pas passer toute ma grossesse en payant tout ce qui devrait être couvert à 100% de ma poche!

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M. (Posté après l’article du Figaro Étudiant)

je suis sans sécurité social depuis avril, j’ai des soucie de santé et des médoc a vie , j’ai envoyé tout les docs et toujours en attente , j’ai du avancer presque 3 000 EURO jusqu’à aujourd’hui.

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L. (Posté après l’article du Figaro Étudiant)

Ma fille a mis de 6 mois pour récupérer une carte vitale après ses études ! Un scandale ! Cette sécu étudiante est une aberration !

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F. (Posté après l’article du Figaro Étudiant)

Je connais bien ce problème, à la suite de mes étude et de mon changement de région, je n’ai pas eu de carte vitale pendant plus de 10 ans !!! Encore plus fort, j’ai toujours travaillé et donc payer toutes mes cotisations !

Pour régler ce problème j’ai du contacter mon ancienne assurance étudiante (la Mnef) leur demandé de trouver mon dossier. Après confirmation de leur part qu’il n’y a pas d’archives (leur obligation d’archivage légal est de 5 ans je crois). J’ai pu avoir un courrier de leur part pour que je vois avec mon ancienne région, qui ensuite à contacter ma nouvelle région….pour enfin de donner ma carte vitale…

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GUILLAUME (Posté après l’article du Figaro Étudiant)

Je pensais être l’un des seuls concernés, tellement c’est hallucinant. J’ai découvert ça aux urgences suite à une luxation de coude. Et ensuite, un sacré bazar administratif…

Rendez-vous sur mon profil ou envoyez-moi un message si vous voulez en discuter pour qu’on s’entraide, qu’on échange des astuces, etc.

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OLIVIER (Posté après l’article du Figaro Étudiant)

18 mois pour obtenir la carte vitale à la LMDE lorsqu’on devient étudiant, 18 mois pour retourner au régime général après …

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CÉLINE. (Posté après l’article du Parisien)

J’ai eu le même problème, je suis restée 6 mois sans savoir que je n’étais plus couverte et puis un jours des douleurs aigüe se sont déclarées. Direction les urgences, pour une opération de l’appendice. Bien sûr il a fallu que je paie tout de ma poche. 6 mois plus tard, ma carte vitale ne fonctionne toujours pas et j’attends toujours le remboursement de mes frais. Âgée de 22 ans, étant au chômage et ne touchant pas les Assedics, ces 6 derniers mois et ce mois en cours sont difficiles financièrement à cause des frais engagés depuis mon opération. Lors du règlement à ma sortie de l’hôpital, n’ayant pas assez d’argent pour avancer le paiement de mon opération, je suis partie en douce et j’ai évité le règlement de ma facture. Arrivée à la pharmacie j’ai déboursé plus de 100 euros de médicaments et en comptant les soins infirmiers la semaine qui a suivie mon opération j’en ai eu pour 200 euros. Ces dépenses me suivent encore 6mois après.
Il y a un réel problème concernant le passage de la sécu étudiante au régime général!!

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FA. (Posté après l’article du Parisien)

Je suis moi-même diabétique, et trouve cela inadmissible….. j’ai rencontré le même problème de carte vitale pour mon fils qui dieu merci n’a pas de problème de santé. Car il a terminé ses études puis était sans emploi, j’ai dû le rattacher à mon n° cela a pris un an. Aujourd’hui il a trouvé du travail et je ne sais même pas si l’employeur intervient où si s’est à nous de faire le nécessaire….
J’ai rencontré également un problème de prise en charge pour ma maladie car le 100% est valable pour 5 ans et il faut que notre médecin traitant fasse la demande de renouvellement, et un jour que je me trouvais hospitalisée on m’a annoncé que les frais étaient à ma charge le renouvellement n’ayant pas été fait…. je ne comprends pas que pour une maladie qu’on aura à vie nous soyons obligés de renouveler ? Notre diabète lui de demande pas de renouvellement….. Cela est scandaleux pour ce pauvre garçon.

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PIERRETTE (EUROPE1)

Bonjour,

Votre témoignage sur Europe 1 m’a profondément choquée et bouleversée.

Cela m’a rappelé l’expérience de mon fils Jérémy qui a terminé ses études en octobre 2012. Il est alors allé à la CPAM pour faire son changement de sécurité sociale puisqu’il était à la SMEBA. La personne qui l’a reçu à la CPAM lui a dit qu’il était trop tôt car il était couvert jusqu’à fin décembre 2012 par la SMEBA et on lui a demandé de revenir début janvier.

En janvier il y est retourné avec les papiers demandés et a reçu son attestation d’affiliation 2 mois plus tard, début mars 2013.

Jusque-là tout s’est bien passé et mon fils est en bonne santé et n’a pas eu besoin d’aller chez le médecin durant cette période. Fin septembre 2013, il trouve du travail et on lui demande une attestation de sécurité sociale pour les formalités d’embauche. Et là stupeur, en allant sur le site ameli.fr on lui dit qu’il n’existe pas et qu’il doit se déplacer.

A la CPAM, après plusieurs heures d’attente au guichet, on lui annonce qu’il a été radié sans qu’il en soit averti d’aucune façon  et n’est plus couvert par la sécurité sociale car au chômage (non rémunéré) depuis trop longtemps (11mois).

Il explique qu’il vient de trouver du travail. Il a fallu fournir des tas de papiers dont des bulletins de salaire. Le contrat de travail signé ne suffisait pas il a fallu attendre fin octobre qu’il ait son 1er bulletin de salaire pour compléter son dossier.

Il a du fournir 3 fois les pièces pour son dossier car à chaque fois son dossier était perdu et traité par différents interlocuteurs. Au bout de 3 mois cette fois ci, c’est à dire fin décembre 2013, sa situation a été enfin régularisée. Il a heureusement pas été malade ni hospitalisé durant ces mois où il n’était pas couvert.

Je m’aperçois que son cas n’est pas unique et ces situations ubuesques seraient risibles si elles ne débouchaient pas sur des drames inadmissibles.

Je ne comprends pas pourquoi les étudiants doivent s’affilier à des caisses à part et surtout payer pour cela alors qu’ils sont sans revenus. Il serait temps de mettre à plat ce système et j’espère que votre action est un début pour faire changer les choses. Pour que plus jamais un tel drame ne se reproduise.

Je vous admire pour avoir le courage de mener ce combat au lieu de vous replier sur votre douleur.
Bien à vous

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SIMON (EUROPE1)

Bonjour,

Suite à votre interview sur la radio Europe1. Je souhaitais tout d’abord vous apportez mon soutien et également vous faire part de mon témoignage par rapport à mon cas personnel.

Évidemment, ma situation n’a heureusement pas eu la même issue que celle de votre fils mais peut être qu’un témoignage de plus pourra contribuer au changement du mode de fonctionnement du système.

Lorsque, j’étais étudiant, j’ai inscrit à la SMENO. Suite à l’obtention d’une licence, j’ai décidé de poursuivre en master par alternance. A ce moment-là (septembre 2011), aucun organisme ne me prévient que je dois faire évoluer mon assurance maladie. Au mois de février, je me casse le poignet. Sans suit une intervention chirurgicale avec opération, c’est seulement à la sortie de l’hôpital que l’on me dit que ma carte vitale est inactive. Je suis donc obligé de régler l’ensemble de frais directement mais on me dit de ne pas m’inquiète, la régularisation se fera rapidement et je serais rembourser intégralement.

J’entreprends donc les démarches. Suite à l’opération, de nouveaux rendez-vous ont été nécessaires ainsi que différents examens (radios, Irm, …), bien évidemment, j’ai dû avancer l’ensemble des frais liés à ces examens.

Ce n’est seulement qu’au mois d’aout 2012 (pratiquement 1 an après ma radiation), que j’ai pu récupérer l’intégralité des frais avancés.

A la CPAM, on m’explique que cela a été ralenti car j’ai été embauché dans une entreprise dont le siège social de situe dans les bouches du Rhône, alors que je suis affilié à la CPAM dans le Nord de la France.

Si ma famille et notamment mes parents n’avaient pas supportés ces coûts à ma place, j’aurais dû limiter les soins au risque d’être mal soigné et de devoir soigner d’autres pathologies liées à cette fracture dans le futur et cela aux frais de la sécurité sociale maintenant que je suis affilié en bonne et due forme.

Le système de sécurité sociale étudiante et un système dépassé que ne se justifie plus dans le monde actuel. De plus, il multiplie mes doublons et donc les dépenses.

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MARIE (EUROPE1)

Inadmissible! Mon fils a connu cette radiation de la sécu.. pendant des mois sans couverture sociale on priait pour qu’il ne lui arrive rien!pas droit à la CMU car vivant chez nous..; ce fut la galère avant de trouver une solution! je hais ce système!!!!

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C.

Bonjour,

je vous écris pour vous soutenir dans votre démarche et pour vous dire que notre fils âgé de 22 ans a effectué son service civique d’octobre 2013 à juin 2014 et n’a jamais pu récupérer sa carte vitale qu’on lui a confisquée lors de son changement de situation: il était passé du statut d’étudiant à celui d’engagé au service civique (conseil général). Je l’ai signalé au conseil général mais rien ne s’est passé pour enrayer la situation!

Notre fils est asthmatique, nous lui avançons les frais de consultation (récemment ophtalmo 80 euros).

Heureusement qu’il vient de réussir son concours pour rentrer à la gendarmerie, là je pense qu’il aura rapidement une couverture sociale. Je suis très attristée par le décès de votre fils et je vous souhaite de réussir dans votre démarche qui défend la protection sociale et sanitaire de nos jeunes!

Cordialement

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AUDE

Bonjour,

Je vous présente mes plus sincères condoléances. J’ai du mal à comprendre comment de telles horreurs peuvent survenir en France en 2014…

Pour ma part, c’est une même histoire sans fin. Je suis étudiante en apprentissage depuis le mois de septembre 2013, à Paris. Selon la loi, un apprenti bénéficie des mêmes droits que n’importe quel employé. J’ai donc dû me lancer et changer de statut. Croyez-vous que quelqu’un nous ait au moins prévenu à l’université ? Bien sûr que non.

Le problème, c’est que depuis quelques mois, je n’avais plus de carte vitale. On m’avait volé mon portefeuille contenant le précieux sésame, et j’avais vaguement lancé la procédure pour en récupérer une. Malheureusement, je n’ai pas été particulièrement assidue dans ces démarches. J’estimais à l’époque qu’étant couverte, j’avais bien le temps. Il me suffisait de demander une feuille de soins pour les consultations et de les renvoyer ensuite. Autant vous dire que je regrette amèrement mon laxisme aujourd’hui…

N’étant plus couverte aujourd’hui, et sans carte vitale, je suis ballottée par la sécurité sociale d’une semaine à l’autre qui me demande systématiquement la photocopie de cette même carte vitale pour finaliser mon dossier. J’ai beau envoyer des pièces supplémentaires à intervalles régulières, soit on ne les reçoit pas, soit ce n’est pas suffisant. Et bien entendu, si je ne rappelle pas moi-même, je ne suis pas informée qu’il manque quelque chose à mon dossier. L’année dernière, j’avais déjà passé près de 2 mois à attendre, sans savoir que la procédure était bloquée.

Au-delà de ma propre situation aujourd’hui, ce qui me choque particulièrement, c’est que je me rends compte encore aujourd’hui que plusieurs de camarades de classes n’ont pas conscience qu’ils ne sont plus couverts. Pour eux, être ÉTUDIANT en apprentissage signifie qu’ils sont étudiants, et que par conséquent, leur inscription à l’université les couvre d’office.

Je suis choquée par ce qui est arrivé à Mathias. Je ne sais pas ce que vous avez prévu de faire, mais je crois qu’il faudrait porter plainte contre x pour non-assistance à personne en danger. Il faut que les administrations et les institutions comprennent que ça ne peut plus durer.

Je trouve également que vous avez énormément de courage d’avoir lancé ce site internet et d’avoir pris la parole.

Bon courage dans votre combat.

Cordialement,

Nouveau message d’Aude le 05 01 2015

Bonsoir,
Je vous écris car je ne suis pas sûre de vous avoir tenue informée: après 1 an et demi de démarche, me voilà de nouveau détentrice d’une carte vitale en règle… jusqu’à la prochaine fois, puisque je continue mes études mais cette fois je ne suis plus apprentie (régime des salariés) mais étudiante à temps plein et donc régime des étudiants de nouveau. En tous cas, nous avons fêté ça au champagne, croyez moi !! Je vous remercie pour ce que vous faites, peu de gens se penchent sur ce problème qui a l’air de rien comme ça mais qui se révèle particulièrement problématique lorsqu’on a à y faire face… Merci de tous cœur pour ce que vous faites ! Aude

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MARILYNE (EUROPE1)

Bonjour,

J’ai entendu votre témoignage ce matin sur Europe 1, cela m’a en quelque sorte rappelé ce que j’ai vécu il y a moins d’un an et je me suis dit que ça pourrait être utile de témoigner.

Pour ma part j’ai vécu un cas un peu différent puisque je n’ai pas eu à refaire une carte vitale (je l’ai gardée sans pour autant qu’elle soit utilisable tout le temps de la procédure) et j’ai eu la chance de pouvoir rester en bonne santé pendant cette période.

En 2013 j’ai terminé mes études, j’ai donc dû faire face à un changement d’affiliation de ma sécu étudiante vers la CPAM comme pour la plupart des cas. Mais ce ne fût pas de tout repos. Je me suis renseignée assez rapidement après la fin de mes études auprès de la MGEL (ma mutuelle étudiante) pour savoir comment le changement de sécu se ferait, j’ai donc appris que je devais joindre la CPAM mi-décembre (mon affiliation à la sécu étudiante se terminait en fin d’année), j’ai aussi confirmé cette info en allant voir le site internet de la CPAM.

Vers mi-décembre j’ai contacté la CPAM qui m’a dit de monter un dossier de changement de situation, mais je me suis faite rabrouer parce que j’aurai dû procéder au changement dès octobre car il y avait au minimum 2 mois de traitement (les informations du site de la CPAM sont donc obsolètes), et on m’a bien dit par contre « n’utilisez surtout pas votre carte vitale après le 31 décembre ». J’ai donc monté mon dossier le jour même (vers le 15 décembre). A partir de janvier 2014 j’étais donc sans sécu. Au bout des 2 mois (mi février) je n’avais toujours pas de nouvelles de la CPAM. Je les ai contactés, là on m’a informé que mon dossier venait seulement d’être ouvert (le 10 février environ) et que tout devrait être bon mi mars… (un mois de plus à attendre). A la mi-mars toujours rien j’ai à nouveau recontacté là CPAM qui me dit que mon dossier est en attente : la MGEL devait en effet leur envoyer mon dossier mais ça devait être bon pour fin mars, mais que si ça ne l’était pas ils relanceraient la MGEL.

Je n’ai pas attendu la fin mars parce que j’en avais marre de cette attente, j’ai contacté la MGEL pour les presser un peu pour l’envoie du document en question. Là le problème se complique puisque la MGEL  m’informe qu’elle n’a jamais reçu de demande de la CPAM (et j’ai aussi appris que je n’étais pas la seule dans ce cas). J’ai recontacté la CPAM qui m’a soutenu que la demande a été envoyée.

Pour finir j’ai envoyé directement un courrier à la directrice de ma CPAM pour lui faire par de mon mécontentement et du « bordel » qui existait au sein de ses locaux. En une semaine le problème était réglé : ils se sont rendu compte que l’erreur venait bien d’eux et j’ai enfin pu être affiliée à la sécurité sociale au bout de plus de 4 mois. J’en ai déduit que si je n’avais rien fait ça n’aurait pas avancé d’un poil. Comme je l’avais dit dans le courrier à la directrice la CPAM est une vraie « pétaudière » (et dans chaque département ça doit être le cas !!)

Voilà pour mon aventure qui se termine mieux que pour la situation que vous avez vécu avec votre fils. J’espère que ce témoignage vous aidera quelque peu dans vos démarches

Bien cordialement,

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AGATHE

Je suis étudiante en Design graphique à Pau. Avant ça j’étais à la fac de lettres modernes où j’ai eu ma licence. A côté de ça je travaille pour subvenir à mes besoins : payer mon loyer, mes courses, mes factures, mes soins.

Pendant 8 ans j’ai fait des études et j’ai travaillé. En 2012 ont ma diagnostiqué une lourde dépression. Et heureusement que j’avais la carte vitale pour pouvoir payer mes antidépresseurs et mes somnifères afin de garder une vie relativement normale et finir mes études.

A chaque rentrée scolaire l’école demande, en plus des frais d’inscription, une cotisation à l’état. Mais travaillant je cotise déjà sur mon salaire.

En septembre 2013, je me suis rendue à la LMDE pour demander confirmation que je n’avais pas à cotiser deux fois. Je n’ai donc payé que mes frais d’inscription.

Une semaine avant noël, je me suis rendue à la pharmacie afin de récupérer mon traitement : ma carte vitale avait été supprimée. Sans aucune raison. J’ai payé pour mes médicaments et j’ai fait un courrier pour demander des explications, en ajoutant ma fiche de remboursement pour les médicaments. Et je me suis rendue chez mes parents pour les fêtes.

En rentrant à Pau, la CPAM m’avait renvoyé mon courrier, ma lettre, ma fiche de remboursement. Ils avaient aussi joint une fiche censée expliquer pourquoi ma demande ne valait rien mais je ne comprenais pas tous ces codes administratifs.

Je me suis donc rendu à la CPAM. J’ai été accueillie par une dame qui ne savait pas quoi me dire. A part que manifestement j’avais changé de statut et que j’avais du mal remplir mes documents. Mais mon statut n’avais pas changé et ce, depuis 8 ans.

Elle m’a demandé ma carte vitale et m’a dit qu’ils me donneraient des nouvelles.

Un mois plus tard, je n’avais toujours pas de retour de cette histoire ET JE N’AVAIS PLUS DE CARTE VITALE (de toute façon elle ne fonctionnait plus)

Chaque moi je devais payer 60€ entre les médicaments et les rdv chez le médecin.

Je n’étais plus du tout couverte. Et mon modeste salaire de serveuse commençait à s’épuiser considérablement. Je suis donc retournée à la CPAM où j’ai appris que ma carte vitale avait tout bonnement été détruite et que je n’existais plus nulle part. Et que j’étais certainement seule responsable.

Ils ne comprenaient pas que je puisse être à la fois étudiante et salariée. Estimait que j’avais changé de statut sans les avoir prévenu. J’avais beau expliquer la situation, j’étais trimballée de bureau en bureau, de conseiller en conseiller, à qui je devais à chaque fois tout réexpliquer et qui ne comprenait toujours pas comment je pouvais être étudiante et salariée et que ça compliquait tout. C’est vrai que sur tous les documents à remplir dans la partie « activité » il y a soit « étudiant » soit « salarié ».

Et être les deux, pour l’administration française, c’est un immense obstacle. Parce que l’administration ne tient pas compte des histoires de chacun. Elle ne tient compte que des cases remplies.

Finalement au bout de 2 mois et demi et après m’être énervée tout rouge une conseillère a fini par comprendre et m’a dit qu’il s’agissait certainement d’une erreur dans les dossiers, et, ALLÉLUIA, que je n’étais pas responsable.

Elle m’a demandé ma carte vitale pour la refaire. J’ai du lui dire que quelqu’un me l’avait prise pour la supprimer…. AH LA COMMUNICATION

On m’a renvoyée chez moi en me disant que j’allais recevoir un dossier pour recréer une carte vitale. J’ai proposé de repasser le lendemain avec une photo (puisque vraiment c’est tout ce dont ils avaient besoin puisque MA SITUATION N’AVAIT PAS CHANGÉ ILS AVAIENT TOUTES MES INFORMATIONS)

Mais on m’a répondu que ce n’était pas comme ça que ça marchait. J’ai donc encore attendu 10 jours pour recevoir la demande, ainsi qu’une attestation de mes droits en cas de visite chez le médecin et qui marchait comme une carte vitale temporaire : j’existais à nouveau administrativement. J’ai donc renvoyé mes documents et j’ai encore attendu 3 semaines. Au final, j’ai vécu un peu plus de trois mois sans carte vitale et en n’existant plus nulle part. Avec le médecin, le traitement et le psychiatre à ma charge.

Il a fallu attendre encore 1 mois pour que je sois remboursée.

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CAROLE

Bonjour
Je suis profondément touchée par l’histoire de Mathias et cela me révolte. Mon fils de 22 ans est diabétique type 1 et il a connu les mêmes galères administratives que Mathias. Il était aussi étudiant et il a aussi été radié dans un premier temps par la mutuelle étudiant. Je demande : vous n’avez pas de lien avec la cpam? On me répond non, c’est à vous de faire les démarches! A la cpam on nous dit il faut refaire le protocole pour être pris en ALD. Donc retour chez le médecin pour refaire ce protocole. Ensuite délais d’attente plusieurs semaines pour recevoir un formulaire pour demander la carte vitale car la sienne n’est plus valable il faut la retourner à une adresse précise. Ensuite des semaines d’attente. Mais Guillaume a eu la chance de poursuivre ses études en apprentissage donc un employeur donc une nouvelle mutuelle car celle de son papa ne veut plus l’assurer. Nouvelle galère pour changer de mutuelle. Les cotisations sociales sont bien prélevées mais quand Guillaume consulte son compte mutuelle on lui dit qu’il n’est pas assuré et comme c’est une plateforme : faites le 1 2 3…. Pas possible d’expliquer son cas. L’employeur intervient puis les excuses de la mutuelle, c’est une erreur… En attendant Guillaume a toujours besoin de son insuline pour vivre….
J’ai une pensée très forte pour Mathias et tous ses proches.
Carole, la maman de Guillaume

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AMÉLIE

Bonsoir

Suite à l’article paru, je tiens à vous envoyer mes sincères condoléances.

Moi-même ayant été étudiante (année 2012-2013), mes droits à la sécurité sociale étudiante (SMENO ) n’était plus valable au 31/12/2013.
Le 20 décembre 2013, j’ai pris les devants et me suis déplacée à la sécurité sociale ( CPAM) pour que mes droits soit ouverts dans les plus bref délais.
Lors de mon inscription, on m’a assurée que mes droits seraient ouverts au 10 janvier 2014 ( 3 semaines de transfert de données entre les deux organismes et l’ouverture des droits ).
Mes droits à la CPAM n’ont été ouverts qu’au 4 avril.
Entre temps, j’ai plusieurs fois appelé et demandé où en était mon dossier. Personne ne savait !
Durant cette période de 4 mois, je me suis retrouvée sans droits, dû avancer des frais médicaux tout en espérant qu’il ne m’arrive rien de grave.
Au jour d’aujourd’hui, je me bataille avec la CPAM pour qu’il me rembourse les frais de soins avancés, malgré les feuilles de soins adressées du médecin traitant et les factures des pharmacies.

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LAURA

Madame,

C’est avec beaucoup d’émotions que j’ai lu ce qui est arrivé à votre fils.

Effectivement les changements de sécurité sociale sont catastrophiques en France. Je me suis reconnue dans toutes les démarches que votre fils et vous-même avez effectués pour la réouverture de ses droits et ai été confrontée à ce même jeu de pingpong « c’est pas nous c’est l’autre »…

J’ai quitté le système universitaire en 2010, ma situation n’a été régularisée que cette année! C’était une période très compliquée. Heureusement mon médecin me connaît depuis le ventre de ma mère, aussi elle faisait les ordonnances à son nom. Et quand cela n’était pas possible, mon beau-père, aide-soignant dans un hôpital, était obligé d’y subtiliser des ventolines car je suis asthmatique.

Quant à tout ce qui ne pouvait passer sur le nom de ma mère (examens, soins…) c’était de ma poche. Je pratiquais un sport à un bon niveau, je vous laisse imaginer les blessures à soigner… J’ai poursuivi mes études en alternance. Mon ex-employeur était choqué d’apprendre que je n’avais pas de carte vitale fonctionnelle et me prenait presque pour une menteuse insouciante. Puis ils tentèrent de joindre les administrations de la Santé pour m’aider à obtenir la réouverture de mes droits, ils furent confrontés au même casse-tête que moi. J’ai eu un accident de travail l’an dernier (traumatisme crânien important) et ai dû passer plusieurs examens et j’ai eu des soins à payer de ma poche. Sans compter l’ordonnance et les produits à injecter pour les scanners. C’est suite à cette aventure que j’ai procédé à un véritable harcèlement pour obtenir la réouverture de mes droits et en bénéficient enfin. Mais de nombreuses factures me parviennent encore de l’époque où je n’étais pas couverte.

J’aurais aimé que tout se déroule plus vite pour Mathias. Je vous présente à vous et votre famille mes sincères condoléances. J’espère que ce témoignage vous aidera à lui rendre justice…

Courage,

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CÉDRIC

Bonjour madame,

Votre histoire m’a beaucoup touché et je souhaite vous apporter mes plus sincère condoléance.

Cela fait un an que j’ai fini mes études mais ayant également un parcours atypique ne rentrant pas dans les cases (je suis artiste mais j’ai également eu plusieurs petit boulot mais pas assez manifestement) j’ai obtenu ma carte vitale il y a seulement quelques semaines.

Heureusement je n’ai pas eu de problème de santé durant cette année mais je sais maintenant que d’autres n’ont pas eu cette chance.

Je souhaite donc vous apporter mon soutien et vous souhaite bon courage pour vos démarches.

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THOMAS

Bonjour

J’adresse tout d’abord toutes mes pensées les plus chaleureuses et de soutien auprès de la Maman de Mathias et ses proches. Ne baissez pas les bras, il m’est arrivé exactement la même chose. Je suis transplanté rénal, et j’ai attendu 7 mois avant d’être couvert (avec 10K € d’arriérés à la pharmacie)

Je partage donc ici mon histoire, que vous retrouverez sur cet article : http://www.tleonetti.com/sujet-comment-letat-francais-mis-sante-en-danger/
Vous retrouverez également ici, mon appel téléphonique auprès du Ministère de la Santé et des Affaires Sociales qui a été, tout simplement, ubuesque. https://soundcloud.com/thomas-leonetti/cpam-mon-amour

BLOG DE THOMAS LEONETTI

Pour une fois, je ne vais pas vous parler de référencement, de Google, des blogueurs, et autres métiers du web. Aujourd’hui, c’est de ma santé que je vais vous parler. Une santé qui s’est laissée tranquillement faillir sous les coups de boutoirs de l’administration française….

Jeune  et frais diplômé d’une école de commerce, j’ai eu la grande chance d’être embauché en CDI avant même que l’année scolaire ne se termine. Bien évidemment, et comme à chaque rentrée scolaire ils nous bassinent avec leur pochette à la con, j’ai eu le droit à mon affiliation à la MGEL.

Chère MGEL. Aujourd’hui je te remercie de m’avoir couvert pour tous mes frais médicaux, d’avoir su digérer mes factures de pharmacie de 22 000 euros, d’avoir couvert ma transplantation (60 000 euros) puis mon rejet de greffe, mes hospitalisations, etc…

Non non, commencez pas à chialer dans les chaumières hein. Oui je suis un référenceur “mutant”. Je suis né avec un rein (l’autre s’était barré prématurément hein), petite transplantation en 2008 – oui je dis petite, puisque j’ai battu le record du service : 3h15, à côté de moi Schumacher c’est…heu…bon bref – et donc qui dit Greffe, dit médicaments, dit frais d’hospitalisation, dit perfusions, dit infirmières, dit infirmières en jupe…pardon, je m’égare.

Bref, en 2013, je deviens donc un salarié lambda, après avoir passé des années de ma vie à bucher. Couvert jusqu’au 31.12.2013, je décide (un peu à la hâte il est vrai) de déposer mon dossier d’affiliation et changement de situation à la CPAM en Janvier 2013. 

Bon, je continue à aller chercher mes médicaments, tranquille. Une facture qui commence tout de même à s’élever, et le papier d’affiliation qui n’est toujours pas arrivé…

Nous sommes le 21 Avril 2014 (soit 3 MOIS APRÈS L’ENVOI) :

Bonjour M.Leonetti c’est ça…? Oui bon…heu…écoutez, bon on a bien pris en compte votre dossier…mais comment vous dire…on l’a perdu…

Bon..là je vous avoue que je l’ai un peu mauvaise, mais dans ma grande mansuétude (naïveté…) je refais un dossier. Mes pharmaciens (que j’embrasse aujourd’hui s’ils me lisent…), continuent de me donner mes médicaments mais commencent sérieusement à tiquer…

Je renvoie donc un dossier, avec :

  • Toutes les pièces 
  • Une lettre pour dire – courtoisement mais fermement – : Bougez vous le fion 
  • Ma lettre d’attestation d’Affection Longue Durée #Que Si J’ai Pas Mes Médicaments Je Peux Crever

Je renvoie donc tout ceci au début du Mois de Mai 2014.
Je prends également des rendez-vous, je me rends auprès des guichetières, et c’est là que ça se corse.

Au fond, la guichetière, bon elle est pas fut’fut’ hein (“Ah mais…c’est quoi une transplantation…”), mais la personne morale à qui j’en veux est l’Etat et la Fonction territoriale.

Je suis passé exactement (et j’ai compté) par 5 services, en face à face (et finalement fesse à face, parce qu’à la fin j’avais vraiment la tête dans le c**), et au téléphone avant d’avoir quelqu’un de compétent. Cela vous rappelle quelque chose ?

Voilà donc le problème de fond. Le Mille Feuilles Administratif Français…

Nous arrivons donc à cette douce semaine de Juin, bardée de soleils et de chants de rossignols (oui, je vous la fait version “cui-cui” parce qu’après ça se corse, et quand ça se corse, je suis toujours dans les parages….)

Voilà la situation avant-hier :

– Il me reste 1 semaine de médicaments anti-rejets

– Le service de transplantation tolère peu la délivrance de médicaments à des greffés non hospitalisés (car ils ont un quota, et je le comprends entièrement)

– J’ai des dizaines de milliers d’euros d’arriérés désormais à la pharmacie et à l’hôpital

– Je ne peux donc plus potentiellement aller dans ma pharmacie, ni à l’Hôpital pour avoir des médicaments.

– Mes deux anti-rejets me coûtent (avec la posologie indiquée, donc 4 boites chacun) : 1980 euros. 

– Si je ne prends plus mes médicaments anti-rejet, je risque la perte de mon greffon, l’hospitalisation en urgence, et le décédage dans une agonie terrible (quoi je surjoue?) si on me prend pas vite en charge pour avoir une dialyse…

Voilà donc l’appel de la CPAM hier :

Bonjour M.Leonetti. Oui…bon on vous a renvoyé le dossier hein..

Pourquoi ? 

Il manquait une feuille lorsque vous avez photocopié votre contrat de travail

Et donc vous avez renvoyé mon dossier pour ça ? 

Ah ben oui, vous savez ici, on travaille efficacement, et on veut que tout soit rempli hein…là pour le coup, il manque un truc 

Et donc il manque un truc et vous me le renvoyez, vous pouvez pas juste me dire “IL MANQUE UN TRUC” ?

Calmez vous M.Leonetti, moi j’y suis pour rien, en plus on voit que vous nous avez mis une lettre pour nous dire qu’il fallait qu’on se dépeche, on travaille pas comme ça nous, même si vous êtes transplanté...

Je vais être clair, si dans 72h (ndlr : J’aime bien me la jouer Jack Bauer), j’ai pas mon papier comme quoi mon dossier est en train d’être traité, vous allez entendre parler de moi..

Et j’ai raccroché….

  • Conclusion 

Vous trouverez ça surement pompeux, voire même exagéré, mais je considère que le mille feuilles administratif et la lourdeur de la paperasse (et donc implicitement la fonction territoriale, et in fine l’Etat Français) ont mis en danger mon intégrité physique, par négligence et pas manque de discernement. 

Nous sommes dorénavant dans une situation où notre pays souffre de la survie d’un Mammouth, avec des grosses papattes velues, qui n’arrive plus à gérer correctement la paperasse de ces concitoyens et qui avance tellement doucement, dans un cocon tellement sympathique, que le manque d’organisation sciemment décidé est devenue son but ultime. 

Aujourd’hui ma situation est inchangée : La CPAM m’a de nouveau refusé mon dossier pour une obscure raison, mes pharmaciens me délivrent encore mes médicaments au compte gouttes, j’ai donc peur de me faire sciemment hospitalisé pour obtenir mes médicaments, peur du rejet, mais avant tout peur de voir que notre pays va directement dans le mur, les yeux bandés, sans airbag, et y prend même – parfois – du plaisir. 

A bon entendeur !

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ANNICK

Bonjour Madame,
tout d’abord permettez-moi de compatir à votre souffrance et d’admirer votre action qui, si elle aboutit, pourrait tendre à améliorer les relations entre sécurité sociale et assurés.
Voici mon témoignage:
Mon petit-fils connaît les méandres des démarches pour être reconnu assuré social et obtenir une carte vitale.
A la suite d’une tentative de défenestration, les services sociaux du département plaçaient mon petit fils âgé de 13 ans dans un foyer ; il en résultait un changement de statut de sécurité sociale, passant d’ayant-droit de sa maman à pupille du département. A 16 ans, il atteint la limite d’âge d’hébergement en foyer ; il continue sa scolarité au lycée. Sa maman fonctionnaire fait des démarches auprès de sa propre caisse pour que son fils soit à nouveau son ayant droit ; la démarche n’a jamais abouti correctement. Heureusement mon petit fils n’a pas eu de grosses maladies pendant les 4 années de sa scolarité en brevet de métier d’art ; sa carte vitale ne fonctionnait jamais, elle n’était pas lisible.
A l’âge de 21 ans, ayant terminé ses études, sans emploi et en opposition avec sa maman, il a lui-même fait la démarche auprès de la sécurité sociale pour bénéficier de la CMU ; 4 mois après, Il a obtenu une attestation de bénéficiaire à la CMU, 6 mois après il n’a toujours pas reçu la nouvelle carte vitale et l’ancienne est toujours illisible.
A ce jour, à 21 ans 1/2, il a été embauché récemment dans une industrie horlogère en Suisse, d’où un nouveau statut.
Peut-être qu’enfin son dossier sécurité sociale va se régler, qui sait ?

J’espère que vous recueillez beaucoup de témoignages afin que le défenseur des droits puisse monter un dossier sans faille.

Croyez, Madame, en mes sentiments les meilleurs.

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RAPHAËL

Bonjour,

Je réponds à votre appel à témoignage sur des personnes qui auraient eu des galères pour passer de la sécu étudiante à la CPAM.

J’ai été étudiant pendant 3 ans de 2006 à 2008, puis j’ai arrêté mes études pendant 2 ans. La première année, j’étais encore affilié à la LMDE. J’ai effectué un service civique de 6 mois cette année là, ensuite j’ai été sans emploi pendant un an et demi (et donc dans une situation financière assez catastrophique).

Je suis trans, et je voulais aller voir une psy pour avoir une attestation pour commencer à prendre des hormones, reprendre mes études ou trouver du travail plus sereinement, sans qu’on me parle au féminin. Pour ça, il me fallait avoir la sécu.
J’avais droit à la CMU. J’ai dû me déplacer une quinzaine de fois à la CMAP (dans une période où j’étais particulièrement anxieux et où sortir de chez moi était vraiment compliqué). On m’a d’abord dit que comme j’avais 22 ans, je n’avais qu’à retourner sur la sécurité sociale de mes parents ou trouver un travail. Mon service civique aurait dû m’ouvrir mes droits, mais personne ne savait ce que c’était, ni ne trouvait la bonne case à cocher. Ils ont perdu 4 fois (!!!) les pièces que je leur apportais. J’ai vu une dizaine de conseillers différents.
Un jour, l’un d’eux m’a expliqué que comme le centre de Rennes était surchargé, mon dossier était parti à Fougère puis à Lyon, et que le retrouver allait être « comme chercher une aiguille dans une botte de foin » et qu’il valait mieux tout recommencer. Une conseillère m’a dit que je n’avais qu’à trouver du travail, une fois de plus.

Finalement, au bout du 15ème entretien avec un énième conseiller, j’ai fondu en larmes dans son bureau, je n’en pouvais plus qu’on me fasse la morale, qu’on perde mon dossier, qu’on me pose les mêmes questions pour la quarantième fois, qu’on me demande de me justifier, de ne pas pouvoir voir de médecin, de ne pas pouvoir commencer ma transition… Et là, miracle, je suis passé dans le bureau de quelqu’un d’autre qui avait réglé mon problème en 2 minutes montre en main, j’étais affilié, j’avais la CMU, la CMU-C. J’ai passé presque un an sans sécu, où il aurait pu m’arriver n’importe quoi et où je n’aurais pas été pris en charge, alors que tout ça aurait pu se régler en 2 minutes dès le début.

Bon courage pour vos actions.

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OTHMAN (Posté après l’article du Nouvel Obs.fr)

Moi pareil…j’ai attendu plus de 7 mois pour bénéficier de la sécu et la cmu dont j’avais pourtant droit en tant qu’étudiant

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SYLVIE (EUROPE1)

Bonjour,

J’ai entendu ce matin votre témoignage sur Europe 1 et je tiens à vous transmettre toute ma sollicitude dans l’épreuve que vous affrontez.
Comme vous l’avez demandé, je vous adresse mon témoignage, d’un vécu similaire au vôtre sans la même finalité.
Ma fille a aussi un diabète de Type 1 depuis l’âge de 14 ans. Nous avons apprécié la prise en charge à 100 % pour le traitement et le suivi de sa pompe à insuline jusqu’à ce que ma fille finisse ces études.
À 21 ans nous l’avons laissé gérer ce dossier de sécurité sociale afin qu’elle se forme aux démarches administratives, tout en suivant, comme vous, le dossier de près.
Ayant travaillé 2 mois et demi l’été de son diplôme chez un employeur privé, nous pensions que les droits à la sécurité sociale se créaient automatiquement auprès de la CPAM. Étonnée de toujours recevoir des relevés de la Sécu étudiante SMEBA, ma fille les a contactés et à eu cette réponse : les droits restaient ouverts auprès de leur organisme jusqu’à la fin de l’année et que le transfert se ferrait automatiquement vers la CPAM en janvier.
Mais en février, ma fille a découvert que sa carte n’était plus active à la pharmacie et au pharmacien de lui faire la morale. À suivi un courrier de l’organisme qui lui envoyait chaque mois un carton de fournitures et d’insuline pour le mois car il n’était pas remboursé par la sécu.
Là commença le dédale des démarches, attentes, coup de téléphone, déplacements en tous genres : la CPAM attendant un document de la SMEBA, qui après réclamation de ma fille, la transmis à la CPAM, qui dit n’avoir jamais reçu le document que la SMEBA affirme avoir transmis que ma fille finira par aller chercher afin de transmettre de main à main de la SMEBA à la CPAM. Tout cela en précisant bien l’urgence due à sa maladie et à son traitement, urgence non prise en compte par la CPAM qui de toute façon ne peut pas réduire le temps de traitement des dossiers.
Las de toutes ces démarches et incompréhensions de l’administration face à sa maladie, ma fille qui ne voulait pas avoir l’impression de supplier pour qu’on l’aide, s’est laissée dépérir. Cela s’est fini au bout de 5 mois par une arrivée en ambulance aux urgences, ambulance qui habituée à ces changements de statuts a accepté de mettre le paiement auprès de la CPAM en attente et urgences qui ont accepté aussi de prendre ma fille pour la sauver.

La carte Vitale est arrivée 2 semaines plus tard.
Je pense que les démarches et les structures sont trop cloisonnées pour que cela fonctionne et le personnel n’est pas assez compétent parce que pas formé et déplacé au besoin sans vraie information, voire débordé de travail par manque d’effectif.

J’espère que ce témoignage appuiera vos démarches.

Cordialement.

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CAROLE

Suis dans le même cas. Carte vitale muette depuis janvier. Mon fils (21ans) avec un poignet fracturé. Il n’existe plus à la cpam. Tous les remboursements me reviennent. Impossible d’avoir les médicaments à la pharmacie. Impossible de payer le kinésithérapeute. La dette s’alourdit. Évidemment la mutuelle ne peut me payer aussi. Personne ne comprend la raison. J’ai dû refaire le dossier et dans 2mois, j’aurai une réponse. Bravo le système!

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VALÉRIE

Madame,
Le cas de votre fils est dramatique et il est temps que les médias fassent ressortir le dysfonctionnement lamentable de la sécurité sociale. Comment peut-on en France en arriver à de telles extrémités alors que des personnes ayant l’aide médicale arrivent à présenter 2 cartes vitales! Mon fils est dans le même cas: après avoir été étudiant et affilié à la LMDE, il est parti travailler en CDI en Guadeloupe comme salarié. Depuis 1 an et demi, après différentes visites au centre de sécurité sociale de Pointe à Pitre, des heures d’attente alors qu’il travaille, il attend toujours sa carte Vitale bien qu’on lui ait dit que son dossier était désormais complet. Il doit depuis 1 an se faire opérer des dents de sagesse avec parfois des douleurs à supporter et ne peut pour le moment engager les soins.
Nous vous adressons toute notre compassion et vous souhaitons beaucoup de courage dans l’épreuve qui vous atteint et dans votre combat pour lequel nous sommes avec vous (j’ai signé la pétition et mis la page sur facebook). Que ce qui est arrivé à votre fils ne se reproduise plus.

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FLORENCE

Bonjour,
Mon fils est actuellement dans le même cas (ex- étudiant) et il a 20 ans, il n’a pas encore de couverture, il faut attendre septembre 2014. Il est asthmatique et ne pouvant acheter ses médicaments c’est moi qui lui donne les miens car nous avons le même traitement. je ne souhaite qu’une chose, qu’il n’ait pas de crises graves. Moi-même j’ai attendu 6 mois pour avoir ma carte vitale. Il faut que cela change. Je vous souhaite beaucoup de courage et je suis de tout cœur avec vous.

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ÉLODIE

Je m’appelle Élodie et j’ai 24 ans. Je suis diabétique depuis l’âge de 15 mois, donc depuis 23 ans, presque depuis toujours. Votre histoire, l’histoire de votre fils m’a touchée. J’ai également eu des soucis lorsque je suis passée de la LMDE à la sécurité sociale et inversement. La LMDE étant elle aussi très lente pour gérer les dossiers, il a passé un certain temps avant que celle-ci me prenne en charge et lorsque j’y suis partie ça a été le même problème. J’ai pu faire le nécessaire en attendant, mais votre fils n’a pas eu cette chance. Je comprends totalement son histoire, Tout ça n’est pas au point et les personnes diabétiques (ou autres maladies) sont parfois confrontés à des problèmes qui les mettent en danger. Je vous soutiens dans votre combat madame. Cordialement,

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SOFIA (EUROPE1)

Bonjour,

J’ai entendu votre témoignage ce matin sur Europe 1, il m’a profondément touchée.Je vous écris pour vous apporter mon témoignage.

Étudiante en école de commerce, je suis sous contrat d’apprentissage depuis novembre 2012 jusqu’en août 2014. Je suis passée, non sans mal, au régime général il y a un an, lors de ma deuxième année d’apprentissage (je ne savais pas qu’en tant qu’apprenti, on ne pouvait plus bénéficier de la sécurité sociale étudiante).

Je l’ai su lorsque la LMDE (sécurité sociale étudiante) m’a renvoyé mon arrêt maladie en me disant que ce n’était pas à eux de s’en occuper.

J’ai donc entrepris les démarches pour changer de régime. Ma mère m’avertit qu’avec la sécurité sociale, rien n’est simple (elle en a plus l’habitude que moi et vous apportera sûrement son témoignage aussi) du coup je décide de scanner, et dater tout ce que je leur envoie. Tous les documents nécessaires y étaient, j’en ai toujours trace. J’ai également joint une lettre récapitulative avec la liste de tous les documents joints, pour leur faciliter la tâche.

Je reçois plusieurs mois plus tard un courrier m’informant qu’il manque la moitié des documents. Je renvoie une seconde fois les documents manquants. Je reçois à nouveau une lettre de la sécu, plusieurs mois plus tard, m’informant qu’il manque encore des documents. Que peuvent-ils bien faire avec ces documents ??? Je n’en reviens pas, ma mère me dit de garder mon calme, que c’est comme ça la sécu. Je remarque que pour ces deux lettres, les noms des personnes en charge de mon dossier son différents. Manque cruel de communication et d’organisation??

Je re-renvoie les documents, et plusieurs mois plus tard, je reçois une lettre me demandant de faire actualiser ma carte vitale et celle de mes proches. Je me rends dans une pharmacie, on me dit qu’elle l’est déjà. D’accord…

J’ai la chance de ne pas avoir été malade entre-temps, et de ne pas avoir de maladie grave qui nécessite un suivi régulier.

Ma mère est en ce moment en pleine bataille avec eux pour inscrire ma sœur.

Je ne comprends pas comment cela peut arriver en France, en 2014 !!! Oser répondre à un diabétique qu’il ne l’est plus, quel culot il faut avoir !!!

Courage, vous n’êtes pas seule. Merci de faire bouger les choses, vous sauverez sûrement d’autres vies.

Bien à vous,

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XAVIER

Bonjour,

C’est avec colère et compassion que je vous écris aujourd’hui. Les mots me manquent devant une telle absurdité de l’administration…

En  2000, après avoir terminé mes études dans une autre région, je me suis retrouvé sans carte vitale. Étant moi-même diabétique type 1 depuis l’enfance, j’ai alors rencontré les mêmes difficultés pour obtenir une nouvelle prise en charge.

Dans un premier temps, j’ai dû fournir de nombreux certificats médicaux pour finalement retourner à l’hôpital durant 1 semaine pour prouver mon état.

Mon dossier c’est de nouveau perdu dans les méandres, et j’ai même eu nouvelle carte vitale annulée car j’étais décédé dans le logiciel !

Il aura fallu presque 4 mois et un médecin de la sécu un peu plus « concerné » par l’urgence pour que je retrouve mes droits. Je suis attristé de voir que ce type de situation persiste encore de nos jours.

Bon courage dans votre combat,

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ÉVELYNE (EUROPE1)

Bonjour,

Mon fils (François Simansour, né le 17 avril 1987) vit actuellement les mêmes difficultés que le vôtre a vécues…même si ce ne sera,- j’espère- jamais aussi dramatique puisqu’il n’a pas de pathologie particulière…

Il a arrêté la fac en septembre 2012…quand il a voulu s’inscrire à la sécu de notre ville on lui a répondu que c’était trop tôt vu qu’il était encore couvert par la LMDE… Il s’est donc inscrit à pôle emploi…

Un jour fin 2013, il a eu besoin de soins dentaires et là il s’est aperçu qu’il n’était plus affilié à la sécu. Il a donc déposé un dossier dans la caisse de la ville, il y a eu plusieurs allers/retours par manque de papiers soi-disant …depuis il est parti pour un an au Canada….on est juillet 2014 il n’a toujours pas reçu sa carte vitale….

Je vous ai entendue ce matin à Europe 1, je suis bien d’accord avec vous qu’il faudrait unifier tous ces systèmes de caisses de sécurité sociale….

J’étais fonctionnaire, je ne dépendais pas de la caisse primaire de ma ville et il y a des tas de difficultés que je n’arrive pas à comprendre… Il faudrait un seul système, avec un rattachement unique (géographique me semble le plus simple..)

Merci de votre initiative

Cordialement

Nouveau message d’Évelyne

Pour mon fils François dont je vous avais parlé, à priori le problème est résolu puisqu’il a reçu un courrier lui disant de mettre à jour sa carte vitale…mais comme il est au Canada c’est un peu compliqué !!!!

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ANITA (Posté après l’article du Parisien)

C’est la galère quand on passe d’une Sécurité Sociale Étudiant à la CPAM. J’ai eu le cas avec ma fille. C’est la galère…………. Pauvre garçon, il ne méritait pas ça………….

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CLAIRE (EUROPE1)

Bonjour Madame,

J’ai été très touchée par votre témoignage ce matin sur Europe 1. Je me permets d’apporter mon témoignage.

Au sortir de mes études en 2010 j’ai mis environ 1 an à trouver un emploi. Sachant que j’arrivais en fin de droit 3 mois après la fin de mes études j’ai pris les devants et suis allée m’inscrire à la CPAM de ma région (qui est différente de celle où j’ai fait mes études). Je remplis des papiers et leur remets ma carte vitale. Quelle erreur! J’ai passé l’année suivante à faire des a/r à la CPAM, à me sentir comme une pestiférée qui ne comprenait rien (et n’était pas comprise).
Après avoir trouvé un emploi (dans une région encore différente), je vais à la CPAM de ma nouvelle région pour m’inscrire en tant que salariée et on me demande mon ancienne carte vitale…. Il me fallait une carte vitale pour en obtenir une, le serpent qui se mord la queue. Heureusement, je suis tombée sur une conseillère compréhensive et j’ai pu régulariser ma situation en quelques semaines… J’ai eu la chance d’avoir une mère médecin qui a pu soigner mes bobos pendant ce temps-là mais j’ai néanmoins redouté pendant toute cette année de me blesser plus gravement.

Pour moi cette histoire fut juste agaçante mais je n’ai jamais pensé qu’elle pouvait entraîner la mort de quelqu’un. Je n’arrive pas à croire que dans notre pays de telles choses puissent arriver à cause de la bêtise des administrations. Je vous envoie toutes les pensées et j’ose espérer que votre tragique histoire pourra servir des gens dans la même situation que votre fils.

Je vous souhaite beaucoup de courage,

Bien à vous,

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NICOLE (EUROPE1)

Bonjour Madame,

En réponse à votre demande d’appels à témoins,

Nous avons eu les mêmes difficultés en 2008 pour notre fille Élodie.

Elle est entrée en fac de médecine en 2006 et comme je suis fonctionnaire, elle était rattachée à moi pour sa sécurité sociale; la faculté de médecine nous a imposé la LMDE alors que plus tard, j’ai appris que tant qu’elle était étudiante, elle pouvait rester rattachée à ma sécurité sociale.

Pendant son année de médecine, la LMDE ne m’a jamais remboursé aucun médicament car son dossier posait toujours des difficultés (les soins étant peu élevés, nous avons laissé tomber)

Elle est partie poursuivre ses études en Belgique et pour le dossier de sécurité sociale, nous n’avons eu aucune difficulté. Pour nous, elle était radiée de la LMDE et avait retrouvé le régime de sécurité sociale classique; elle avait d’ailleurs une carte vitale;

En 2008, lors d’une demande de remboursement de médicaments, nous avons découvert avec effroi, qu’elle était radiée du régime général et qu’elle n’avait plus de sécurité sociale depuis plus d’un an; nous n’avions jamais reçu aucun courrier nous  avisant de cette radiation. Elle était rattachée à ma Mutuelle (Mutuelle générale) et je l’avais gardée pendant son année de rattachement à LMDE car la cotisation pour elle était modique. Heureusement, car c’est une employée de cette Mutuelle qui  m’a aidée à résoudre le dossier et cela  a mis deux ans, seule, je me heurtais à une caisse de sécurité sociale qui ne voulait pas comprendre ma demande.

Je suis très « remontée » contre cette sécurité sociale étudiante qui est imposée et ne sert absolument à rien si ce n’est compliquer le dossier; pourquoi l’étudiant ne peut-il pas garder son précédent régime et rester rattaché à la sécurité sociale de ses parents tant qu’il ne travaille pas? ( la LMDE est injoignable la plupart du temps);ce qui faciliterait la vie de l’étudiant et des parents. C’est d’ailleurs ce que nous avons fait toute la durée de sa scolarité en Belgique; elle était rattachée à ma sécurité sociale et nous n’avons plus jamais eu de difficultés pendant les 5 ans de sa vie étudiante; bien sûr c’est le régime sécurité sociale des fonctionnaires, mais si cette caisse le fait c’est donc possible.

En espérant Madame, que ce témoignage vous aidera à faire évoluer ce dossier, je vous souhaite beaucoup de courage et de persévérance.

Bien cordialement

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MÉLANIE (EUROPE1)

Bonjour,

Je vous envoie ce mail suite à votre intervention sur Europe 1. Je tenais tout d’abord à vous communiquer ma tristesse et mon soutien. Perdre un être cher vous change pour toujours et je ne pourrai jamais trouver les mots nécessaires. Personne ne le peut. Mais mon cœur est avec vous, dans votre deuil mais aussi dans votre lutte pour une simplification de l’Assurance Maladie. Ce qui est arrivé à votre fils n’aurait jamais dû arriver.

Je souhaitais partager mon expérience car je vis moi-même un véritable parcours du combattant depuis des mois. Si de nombreux témoignages peuvent appuyer votre requête, je trouverais cela dommage de ne pas partager mes mésaventures.
Je tiens à vous détailler mon histoire car mes déboires avec l’Assurance Maladie m’ont prouvé que cela était nécessaire, dans mon cas, pour bien comprendre la situation. Je m’excuse donc par avance pour ce long courriel.

Ma maman est décédée le 25 novembre 2013 des suites d’un cancer du sein. Elle avait 44 ans. Mon père nous a abandonnées, ma mère mes deux petites sœurs et moi-même, en septembre 2012. Il est parti un jour et n’est plus jamais revenu. Nous ne l’avons revu qu’une seule fois, lors d’une audience au tribunal. Il ne fait plus partie de nos vies et ne nous apporte aucun soutien. Nous sommes trois sœurs. Seule la petite dernière est mineure. Nous vivions toutes les trois en Moselle avec ma mère, ma sœur cadette ayant quitté le domicile après son Bac.

Après la mort de ma mère, j’ai donc pris en charge ma petite sœur Mathilde. Cette dernière dépendait de ma mère, y compris pour l’Assurance Maladie. Elle conserve donc les droits du parent défunt (ma mère était bénéficiaire de la CMU et CMU-C) pendant un an, ce qui signifie jusqu’au 25 novembre 2014.
Cette situation étant temporaire, j’ai entamé des démarches afin de ramener Mathilde sur mon dossier. Ceci n’aurait pas du poser de problème: elle vit avec moi, elle est à ma charge et peut donc tout à fait être rattachée a mon dossier. Cela aurait du être simple. Si seulement…

Je suis étudiante à l’Institut d’Études Politiques de Strasbourg. J’entamerai ma dernière année en septembre 2014. Ainsi, j’étais déjà étudiante quand ma maman est décédée. Ayant une enfant à charge, j’ai eu le droit de bénéficier du RSA et de la CMU et CMU-C pour moi-même et ma sœur Mathilde. J’ai entamé ces démarches car je refusais d’abandonner mes études alors qu’il ne me restait que deux années à valider. Ma mère était sans emploi, sans économies, elle croulait sous les dettes. De son vivant, elle bénéficiait elle aussi du RSA. J’ai donc tout de suite dû entamer des démarches pour ne pas me retrouver sans revenu. Si cela a été simple avec la CAF (ils ont réagi très vite et j’ai touché des aides dès décembre. Je voulais le préciser car ils m’ont été d’un grand soutien et ont été réactif dans l’urgence). Mais avec l’assurance maladie c’est une autre histoire: dossiers, documents manquants, coups de fil hebdomadaires pour leur rappeler ma situations, etc.
J’ai déjà pu prendre la mesure de l’incohérence de ce système. Je suis étudiante en Alsace: je dépend donc de la MGEL de Strasbourg. Or pour demander la CMU, il est obligatoire de passer par la CPAM du département de résidence, en l’occurrence la Moselle.
Après de longs mois je pensais le calvaire fini: j’avais reçu mon attestation, pour moi-même et ma sœur, de CMU et CMU-C. J’avais tort.

Mathilde a un dérèglement de la thyroïde qui nécessite la prise quotidienne de Levothyrox,  un rendez-vous annuel avec un endocrinologue, une échographie thyroïdienne préalable, etc. Après avoir reçu mon attestation de CMU, je me suis donc rendue à la pharmacie, pensant que pour la première fois je pourrai obtenir son traitement en passant par ma carte vitale, et non plus celle de ma maman que j’ai pu conserver, pour Mathilde. J’ai demandé au pharmacien le médicament de ma sœur et je lui ai demandé de mettre à jour ma carte vitale, afin d’y voir enfin apparaître Mathilde. Enfin, c’est ce que je croyais. Ma carte vitale était désactivée. Le pharmacien m’explique alors que cela arrive en général quand on déclare la perte de notre carte vitale. Chose que je n’ai jamais faite… incompréhension totale.

Je rentre chez moi, j’appelle d’abord la MGEL de Strasbourg. Là, on m’annonce que je ne fais plus partie de leur base, que j’ai arrêté mes études (comme votre fils qui « n’était plus diabétique ») et que la CPAM a repris mon dossier. Étrange, ceci n’aurait pas dû arriver. Je n’ai jamais cessé d’être étudiante.
Je contacte donc la CPAM de la Moselle. Les gens sensés vous répondre sont réellement, dans la plupart des cas, un cliché. Peu courtois, impatients. Ils ne vous cachent pas que votre appel les ennuie, vous coupent la parole sans avoir rien compris au problème. Ils n’ont aucune information à vous donner et vous disent toujours la même chose: « je vais demander qu’on vous rappelle ». Et là, soit on ne vous rappelle jamais, soit le service qui vous rappelle vous annonce « ah mais ce n’est pas moi, ils se sont trompés, ce n’est pas moi qui devais vous rappeler, je vais demander à ce que le bon service vous rappelle ». Une aberration! L’image du dessin animé Asterix que l’on a tous en tête, de l’administration qui vous renvoie un autre guichet, puis à un autre, il vous manque un dossier je ne peux rien pour vous, etc. Un casse-tête chinois. Non seulement la MGEL et la CPAM ne communiquent pas entre elles, mais en plus au sein de la CPAM tout est cloisonné. Personne ne sait vous répondre, personne ne sait les démarches engagées par le collègue ayant traité l’appel de la veille, quand les personnes du standard se rendent compte que c’est un peu trop compliqué pour elles, elles arrêtent la discussion (« moi je ne peux rien pour vous mais on va vous rappeler »), etc. Une horreur.

J’ai alors moi-même du faire le pigeon voyageur entre la MGEL et la CPAM pour comprendre le problème. Au final, quelqu’un a enfin pu me répondre mais cela à de nouveau pris du temps. Eux-mêmes ne comprenaient pas… En fait, lorsque j’ai fait ma demande de CMU, la CPAM a fait une erreur et a créé un dossier à mon nom, ce qui a automatiquement supprimé mon dossier à la MGEL. Étant encore étudiante, je dois rester à la MGEL, ce que j’avais précisé sur mes dossiers.
Ainsi, la CPAM a fait une erreur. Une bête et grossière erreur que je paye, pendant qu’ils restent froids et insensibles, je dirais mêmes qu’ils se sentent supérieurs. Mes contacts avec eux sont toujours un cauchemar.
Lorsqu’ils s’en sont rendu compte, ils ont tout de suite supprimé mon dossier. On m’a alors dit « c’est bon, la MGEL peut vous reprendre ». Sauf que la MGEL refuse de me reprendre sans un courrier de la CPAM prouvant que je n’existe plus chez eux, et la CPAM dit qu’elle ne peut pas envoyer ce genre de courriers… le serpent qui se mord la queue, sauf que là la personne qui est victime de cet amateurisme c’est moi, et tous les assurés aux situations similaires.

A cause d’une erreur de la CPAM, et alors que j’avais moi-même tout fait dans les règles, nous nous retrouvons, Mathilde et moi, sans rien. Plus de carte vitale, plus de droit nulle part. Un dossier supprimé à la MGEL, puis a la CPAM et plus rien. Et personne ne fait rien! Personne ne s’occupe de mon dossier, ne me contacte. Je dois tout faire moi-même, naviguer entre MGEL et CPAM. J’ai du avancer des frais médicaux alors que je n’ai que peu de ressources. Heureusement que le traitement de Mathilde ne coûte que quelques euros. Mais cela ne devrait même pas arriver! Je ne me plains pas, nous vivons bien et pour le moment il n’y a eu aucune urgence médicale. Mais je ne devrais pas avoir à payer pour des échographies, des médicaments, des rendez-vous médicaux!
Le problème n’est pas tant l’argent, car les sommes que j’ai du avancer pour le moment ne sont pas trop élevées, que la façon dont nous sommes traités, nous les assurés. Je suis dans ce casse-tête depuis le mois de décembre et je me demande si j’en sortirai un jour. Dans un an j’aurai fini mes études. Le casse-tête,  s’ il est terminé d’ici là, rependra…

A ce jour, la CPAM m’a annoncé avoir enfin fait partir le fameux courrier. C’était il y a 10 jours et toujours rien.
Et cela n’est pas fini, la route est encore longue. Une fois que la MGEL aura reçu ce papier, je retrouverai mes droits chez eux. Mais une nouvelle aberration arrive: Mathilde, qui a été rattachée a mon dossier par la CPAM (elle dépend donc de moi pour la CMU et CMU-C), ne pourra pas être transférée en même temps. La MGEL refuse de la prendre en même temps que moi. Je devrai alors envoyer une demande de rattachement, encore un dossier, encore des délais…
Et problème supplémentaire: en me créant dans leur base, la CPAM a fait de moi une nouvelle assurée. Comme si je n’avais jamais été assurée. C’est pour cela que ma carte vitale a été automatiquement désactivée. Et ceci est irréversible. Je vais donc devoir refaire un dossier pour avoir une carte vitale. Toute cette histoire m’aura pris quasiment un an. Si j’en vois le bout dans quelques semaines, comme je l’espère…

J’espère que mon récit est assez clair. Je devais vous l’écrire, tout ceci est tellement ridicule. Un peu plus de communication aurait pu tellement tout simplifier! Et pour une erreur de la CPAM c’est moi qui paye. On pourrait penser qu’ils s’en voudraient, qu’ils feraient en sorte d’accélérer les procédures étant donné que tous mes soucis ne devraient même pas exister; mais non. Je dois me débrouiller, je suis seule face à des murs.

J’espère de tout cœur que mon récit pourra appuyer, rien qu’un peu, votre démarche. Ma situation est ennuyeuse et contraignante mais je suis consciente d’être loin des conséquences que vous avez du vivre. Votre récit m’a pourtant énormément touchée. Je me suis souvent dit que s’il arrivait quelque chose, une chute, n’importe quoi, le pire pourrait arriver, pour une bête histoire de carte vitale. Entendre qu’effectivement ceci pouvait arriver, était arrivé, m’a donné envie de réagir. Je souhaite de tout cœur que votre démarche aboutisse car il faut qu’on en finisse avec ce système si peu efficace.

Si mon récit n’a pas été assez clair, si vous avez besoin de la moindre information pouvant peut-être appuyer un peu plus votre dossier, vous pouvez me contacter.

Je vous souhaite tout le courage du monde.

Nouveau message de Mélanie le 07 octobre

La situation a fini par se régulariser, peu de temps après mon témoignage à vrai dire. Je suppose qu’il me fallait uniquement (beaucoup) de temps et d’acharnement. 

Désormais ma petite sœur et moi-même avons accès à la CMU et CMU-C, comme c’est notre droit. Et nous dépendons toutes les deux de la MGEL, j’ai à nouveau une carte vitale sur laquelle apparaît ma petite sœur.

Je reste à votre disposition. Même si ma situation a fini par être régularisée j’ai trouvé ces mois de galère inadmissibles et je suis prête à vous apporter tout mon soutien.

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NATHALIE (EUROPE1)

Suite à l’émission de ce matin sur Europe 1, j’apporte mon témoignage.

Mon fils est sorti de BTS il y a 2 ans, fin juin. Il a commencé à travailler dès juillet et a donc cotisé à la CPAM sur ses paies.

En octobre, suite à des soins dentaires nous nous sommes rendus compte qu’il n’avait pas reçu de remboursement. En tant que maman j’ai pris les choses en main et ai appelé la Sécu. On m’a alors indiqué qu’il n’avait pas dossier chez eux.

J’ai appelé la SMERRA, mutuelle dont il dépendait étant étudiant, et là on m’indique que n’étant plus étudiant il a été résilié. A aucun moment ils n’ont pris la peine de me dire qu’il fallait faire des démarches pour changer de caisse. C’est mon seul enfant, je ne connaissais pas le système ; pour moi, dès qu’il commençait à travailler il passait directement en CPAM, et bien non. J’ai dû envoyer des copies de toutes ses feuilles de paie, et remplir des documents demandant le changement d’affiliation.

Ensuite, pour obtenir la carte vitale cela m’a pris 3 mois.

CONCLUSION :

1°/ la SMERRA qui n’informe pas ses anciens adhérents de leur radiation et des démarches à entreprendre auprès de la nouvelle caisse salarié.

2°/ la CPAM (je dépends de Lyon) qui met 3 mois à régulariser les choses.

Dans le cas de mon fils il ne s’agissait que du remboursement d’un détartrage, soit 28 euros, rien de grave, mais j’ai bien compris tous les tracas rencontrés par Mathias. Je ne peux que prendre part à votre douleur.

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STÉPHANIE (EUROPE1)

Bonjour Madame Picard,

Je m’appelle Stéphanie, j’ai 22 ans et vis dans le Nord-Pas-de-Calais.

Je vous ai entendu ce matin à Europe1 lorsque je me rendais au travail.

Votre récit m’a attristé et choqué, une mère ne devrait jamais perdre son enfant et surtout dans de telles circonstances. Si mon petit geste de soutien peut vous être utile, j’en serais ravie.

J’ai moi aussi rencontrée quelques soucis avec la sécurité sociale, étudiante jusqu’en juillet 2013, j’étais jusqu’alors affiliée à la SMENO mutuelle étudiante.

Je commence à chercher du travail, je m’inscris au pôle emploi et étant sans revenu je remplis donc un dossier de CMU-C, fournit les pièces demandées et l’envoi. Je patiente, certaine que mon dossier est en attente d’examinassion dans ces longues procédures administratives.

Pourtant, au bout de quelques mois, en septembre 2013, les vacances estivales passées je me décide à appeler la CPAM. Celle-ci m’annonce que mon numéro de sécurité sociale est inconnu au bataillon et qui plus est, ils n’ont jamais reçu le dossier de CMU envoyé auparavant… Enfin bref je ne suis plus couverte depuis des mois, Dieu merci je n’ai pas de maladie nécessitant de traitement ou de consultation chez un spécialiste.

Stupéfaite, qu’une fois les études terminées, la mutuelle étudiante ne communique pas notre dossier à la CPAM la plus proche.

Donc, à cet instant, je fais le nécessaire pour de nouveau être affiliée à la CPAM, je redemande un dossier de CMU qui n’arrivera qu’en Juin 2014 alors que j’en ai refait la demande en octobre 2013.

Puis je finis par trouver du travail en Janvier 2014 et adhère à une mutuelle par mes propres moyens puisque dorénavant c’est possible financièrement.

Des dysfonctionnements apparaissent, il est clair, un courrier devrait tout au moins nous avertir que nous ne sommes plus affiliés à aucune mutuelle ni sécurité sociale.

Lors de mon envoi de dossier de CMU (soit disant non réceptionné), la personne qui la traité n’a jamais pris la peine de m’avertir que mon numéro de sécu était inconnu?

Pourquoi l’envoi du dossier de CMU a pris 7 mois?

J’espère que ce témoignage vous sera utile, il est empreint de soutien et de compassion.

Bonne journée à vous,

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LISE (EUROPE1)

Des pensées pour vous, pour la famille de Mathias. Je vous ai entendue ce matin sur Europe 1 et vous ai trouvée très digne, impressionnante, et déterminée dans votre combat. 2 petites anecdotes, moins dramatiques que la vôtre, mais qui montrent les problèmes de la sécu.

Mon compagnon a fait ses études, il était donc à la lmde. Puis il a été embauché, donc a eu la sécu classique (un schéma très habituel). Entre temps, son dossier n’a pas été transféré, et en particulier, le médecin traitant qu’il avait déclaré en temps qu’étudiant a été oublié. Malgré de nombreuses visites à la sécu et un rendez-vous chez son médecin uniquement pour remplir à nouveau la déclaration de médecin traitant, il a fallu des mois pour régulariser la chose dans l’avenir, et il n’a jamais été remboursé des consultations facturées soit-disant « hors parcours de soin »… juste parce que les 2 sécu n’ont pas su communiquer.

Pour ma part, après quelques années de galère, mon médecin m’a rempli des papiers pour obtenir une prise en charge à 100% pour infertilité, en vue de procéder à une FIV. Les papiers ont été remplis un 1er mars, et envoyés immédiatement à la sécu (sécu d’enseignants). Ces papiers se sont perdus dans les rouages de l’administration qui devait étudier mon dossier. Il a fallu que je me déplace 3 fois, que je téléphone au moins 10 fois, que je m’explique sur mon infertilité (! Où est le secret médical?) auprès de secrétaires désabusées (« oui mais il y a un changement de logiciel », « mais nous ne sommes pas responsables, c’est le régime général qui gère les 100% »…)
Bref, début septembre, soit 6 mois après, j’ai obtenu enfin le précieux papier qui m’a permis de commencer les traitements. Que de temps et d’énergie perdus !

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GEORGES (Posté après l’article du Nouvel Obs.fr)

C’est dramatique. J’ai traité un cas similaire il y a deux ans, pour aider un membre de ma famille. J’ai fini par écrire au responsable du service de la SS qui traitait – mal et pas vite – son dossier qu’en cas d’accident faute de soin, je le tiendrai pour pénalement responsable des conséquences.
Dans mon cas, je me suis fait insulter, mais ça a marché.

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MARIE FRANCE (Posté après l’article du Parisien)

Mon fils cela fait 1 an qu il attend sa carte vitale. 2 fois que je refais la demande ils ne trouvent pas trace de son dossier. Mieux encore pendant quelques mois il n était plus rattacher à mon numéro. Il n existait plus… heureusement que j’étais là mes tous ces enfants livrés à eux même ils font comment…

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LAURE (Posté après l’article du Parisien)

C’est honteux , après ses études mon petit fils a envoyé tout les document depuis Noël il a toujours pas reçu sa carte vitale, voila c est la France

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MANUEL (Posté après l’article du Parisien)

Mon fils a la fin des études a attendu la sienne un an . Ils ne peuvent pas s’occuper des CMU et de ceux qui cotisent….

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BRICE (EUROPE1)

Véronique,
J’écoutais ce matin europe1, et votre témoignage m’a profondément bouleversé.

Je tiens donc à vous apporter un témoignage supplémentaire, je pense que c’est la meilleure façon pour vous aider.

Je m’appelle Brice P. et je suis aujourd’hui chef d’entreprise, je vais vous raconter mon parcours du combattant pour obtenir cette carte verte…

2007, j’entre en étude supérieure, en DUT G.E.A, je dois donc changer de régime social et m’inscrire à la mutuelle étudiante LMDE, je reçois ma carte vitale rapidement, en moins de deux mois.

2009, j’entre en contrat de professionnalisation, mon contrat étant assimilé salarié, je change de régime social, je dois alors me rapprocher de la sécurité sociale, et là les choses se compliquent, inconnu au bataillon, je dois enchaîner les rdv avec des conseillers qui n’y comprennent rien.
Juin 2010 la situation commence à se décanter quelque peu, on me fait remplir un énième document et on m’informe que ma carte vitale arrivera en septembre..

Octobre 2010, je lance mon activité en Sarl, je reste assimilé salarié car je ne prends aucun salaire sur la société, je touche le chômage durant 1 an et demi, et la sécurité sociale bloque ma carte vitale me disant que je suis désormais rattaché au RSI. Mais voilà, je touche le chômage, donc je suis bien assimilé salarié pour le régime social.
S’en suit alors un long périple pour récupérer ma carte vitale.

Mars 2011, mon chômage s’arrête, je ne suis donc plus assimilé salarié mais uniquement RSI, il convient alors de refaire l’ensemble des documents….. toujours pas de carte vitale. Je reprends mes démarches mais je me heurte à des incompétents.

En septembre 2012, alors que je vais enfin obtenir ma carte, je dois déménager (de Montpellier à Antibes) et change également de siège social, je dois donc changer d’antenne RSI et arrive chez Harmonie mutuelle, une nouvelle fois on m’explique que ce n’est plus la RAM de Montpellier qui doit me changer la carte vitale mais harmonie mutuelle. Et la problème, pour me faire ma carte vitale, harmonie me demande de leur retourner mon ancienne carte devenue invalide, mais je n’en ai pas. Il convient alors de leur expliquer mais rien n’y fait.

Nous sommes en juillet 2014, je n’ai toujours pas de carte vitale, j’ai baissé les bras, je dois concentrer mon énergie à développer mon entreprise et non me déplacer et appeler le rsi en permanence…..

Votre témoignage de ce matin a été un électrochoc, je repars en quête de ma carte vitale…. Je ne vous connais pas, mais à travers cet email je vous envoie toute ma force, ma joie de vivre et mes pensées positive pour vous accompagner…

Du fond du cœur, BON COURAGE !!!!!!!

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HÉLÈNE (EUROPE1)

Bonjour Madame,

J’ai été très touchée par votre interview vérité ce matin sur Europe 1. C’est pour cela que je n’hésites pas à vous envoyer mon « modeste » témoignage pour faire avancer les choses.

J’ai fini mes études fin septembre 2008 et trouvé un emploi en octobre 2008. A fin décembre 2008, je n’étais toujours pas rattaché à la CPAM général et j’ai été radiée d’office à la sortie de mes études de la CPAM étudiante.
Je suis restée à peu près 6 mois sans couverture, j’ai dû prendre sur mes premiers congés anticipés dans ma nouvelle entreprise pour aller à la CPAM régulièrement et faire avancer mon dossier, j’ai du prendre à l’époque environ 3 CP anticipés car la sécu est bien sur fermée lorsque je sortais du travail. Au delà des déplacements, je téléphonais pratiquement chaque semaine : un coup on me disait de revenir pour refaire un dossier car il n’avait pas de trace, un coup il me disait que c’était en cours et que je devais patienter. Je devenais folle.

Jusqu’au jour où j’y suis allée une dernière fois, j’ai limite fait un scandale dans la CPAM et par magie une semaine après tout était réglé.
Je n’avais pas de maladie grave comme votre fils, mais j’ai eu des RDV médicaux pendant cette période (ophtalmo, gynéco, médecin généraliste…) surtout que c’était la période hivernale et en général je choppe tout les microbes qui passent et bien sur sans carte vitale valide c’était compliqué.

Je vous souhaite bon courage Madame dans votre combat.
Bonne journée

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NATHALIE (Posté après l’article du Parisien)

Pour les étudiants, la SS est un vrai casse-tête, ma fille étudiante n’arrivait pas à être couverte après ses études, 2 ans passées en Angleterre (où c’était beaucoup plus simple). C’est une honte en France, beaucoup trop de démarches administratives infructueuses.

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FABIEN

Bonjour

Je tiens tout d’abord à vous présenter mes condoléances et sachez que je partagerai cette histoire à mon entourage faisant perduré autant que possible la mémoire de Mathias tombé du fait de la congestion administrative.

Durant ma scolarité à la faculté de la Sorbonne en 2001 j’ai été forcé avec de grands sourires et des stylos tendus de souscrire à une mutuelle,  sécurité (?) Sociale étudiante. Moi qui ne suis jamais malade cela m’a fait un peu grincé des dents. En 2003 je décide de prendre un emploi à temps partiel de ce fait je restais dans le régime étudiant selon les conseils avisés des commerciaux mutualistes. A la fin de l’année scolaire je décide de passer à plein temps et dois donc changer de régime. Écoutant mes employeurs, à tort très certainement je n’agis pas auprès de ma sécu puisque disposant de mon ancienne carte vitale obtenue lors de mes études pré universitaires ce justificatif leur suffit.
Comme précisé auparavant je ne suis jamais malade et ne consulte jamais de médecin hormis celui du travail lors des visites bi-annuelle.
Je change plusieurs fois d’employeurs lorsqu’en 2008 nous décidons d’avoir un enfant avec ma femme.
Je consulte un médecin avec elle pour faire un checkup  sanguin et celui-ci me dit que ma carte ne fonctionne pas. Je lui réponds je ne m’en sers jamais elle est peut être désactivée. Je paye plein pot la consultation tente de mettre à jour ma carte et décide finalement de joindre la sécu du val d’Oise ou je réside actuellement. Je les joins par mail car perdre une demi-journée ou plus à attendre dans une salle bondée ne m’enthousiasme guerre.
Leur réponse fut nous ne vous connaissons pas. Grande surprise pour moi il me dise de contacter ma secu étudiante…
Il ne me connaisse pas mais je cotise depuis 5 ans. Donc toucher de l’argent d’un inconnu ne les perturbe pas.
Soit je contacte ma secu étudiante qui me répond que je suis radié depuis 2004 au moment de mon passage au régime général lors de mon embauche à temps plein.
Lors de mes études je résidais dans le val de marne (depuis ma naissance) je contacte donc la secu du département qui ne me connais pas plus et me renvoie vers mon département actuel et la secu étudiante et à la rigueur celle de paris du fait de l’emplacement de l’université, heureusement que je n’étais pas rattaché à une université népalaise. Je contacte celle des Yvelines ou j’ai réside pendant 3 ans pas plus de dossier. Nous sommes en 2009 et cela fait maintenant 5 ans que j’ai disparu des radars de la secu.
Je me dis à ce moment la heureusement que je ne m’étais pas accidenté a moto ou tombé malade.
Ma patience envers la paperasserie ayant des limites. Je décide de rechercher parmi mes connaissances quelqu’un travaillant auprès de cet organisme si proche des usagers.
Heureusement c’est le cas et en plus elle travaille dans mon département de résidence. Je lui fournis tous les documents nécessaires et il lui faudra près de 4 mois pour tout rassembler et monter le dossier.
Nous sommes en 2010. Ma fille est née je n’ai toujours pas de sécu.
Quand un jour ma nouvelle carte avec une belle photo arrive. Super.
Juin 2010 Ma fille tombe malade comme tout bébé. Elle est rattachée à mon dossier. On arrive chez le médecin (le même) qui avait suivi mes déboires administratifs. Et il me dit elle ne fonctionne pas cette carte….
Gardant mon sang froid et mon calme je contacte par mail cette magnifique administration gérée avec tant d’attention et attend sagement une réponse.
Aout 2010 Qui arrive à pied ou en moonwalk certainement, et disant nous ne comprenons pas passez en agence (mais bien sur je n’ai rien prévu cette année) nous déposer votre carte vitale (celle-là je viens de la voir je la garde et je l encadre).
Bref je leur dit qu’il est hors de question que je perde mon temps dans leurs locaux et que cette carte je la garde car c’est le seul justificatif de mon inscription à la secu.
Nous sommes en décembre 2010 ma fille fête ses 1an, courrier de la secu avec ma nouvelle carte fonctionnelle…

Quand je suis tombé sur votre contribution sur la page du nouvel observateur et j’ai revécu mon parcours du combattant avec des conséquences bien sûr moindre.

Je suis de tout cœur avec vous

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MCL

Madame

Je suis horrifiée par ce qui est arrivé à votre fils et le moins que je puisse faire est de répondre à votre appel à témoignage.

Mes deux enfants (actuellement 24 et 28 ans) se sont retrouvés sans couverture santé à la fin (et même au cours) de leurs études pour diverses raisons et ce, pendant presque un an.
Il serait trop long d’énumérer toutes ces raisons mais le dernier renvoi de dossier par la CPAM était le suivant : il fallait leur envoyer une attestation de fin de droit à la LMDE.
En cherchant longuement sur le site internet de la LMDE il est indiqué qu’ils ne fournissent plus ce document! (voir extrait du site en pièce jointe). En envoyant une copie de cette page à la CPAM, mon fils a enfin obtenu sa carte vitale (il y a quelques semaines) et la CMU.

Au cours de ces années voici les points qui ont entraîné diverses difficultés à faire accepter leur affiliation à une couverture santé :

  • la confusion entre l’appellation LMDE pour la Sécurité Sociale Etudiante et la LMDE pour la Mutuelle complémentaire (!). L’étudiant peut se retrouver inscrit à une Mutuelle qui ne sert à rien s’il n’a pas la Sécu ou bien qui double celle de ses parents s’il y est affilié.
  • une école pour laquelle le statut d’étudiant est reconnu ne permet pas automatiquement à ses élèves d’avoir la Sécurité Sociale Etudiant. Elle doit en faire la demande et déposer un dossier et… attendre. C’est ce qui est arrivé à ma fille, prévenue en milieu d’année scolaire, trop tard pour pouvoir se réinscrire à la LMDE
  • chaque changement de statut (étudiant puis stagiaire puis CDD) entraîne des envois de dossier et des délais interminables pour avoir des réponses. Entre-temps la personne a déjà changé de statut
  • les étudiants n’ont pas vraiment conscience de l’importance d’être inscrit à une Sécurité Sociale et ils sont très mal informés sur leurs droits.
  • Toujours sur le site de la LMDE j’ai trouvé l’information que je vous mets en pièce jointe concernant la prise en charge à la fin des études : le maintien de droits est automatique !

J’espère que ces informations qui ont été très utiles à mes enfants le seront aussi à d’autres étudiants qui liront ce témoignage.
Je m’associe très sincèrement à votre douleur et vous remercie pour ce combat que vous entreprenez.

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CAMILLE (Le Parisien / Le Nouvel Obs)

Bonjour,

Je me permets de vous contacter suite à l’article sur Mathias paru aujourd’hui dans le Parisien. Après quelques recherches, je suis tombée sur votre témoignage…poignant sur le site Leplus Nouvel Obs.
Je me permets de vous contacter, car j’ai un peu eu la même histoire que Mathias, à une moindre échelle.

Je m’appelle Camille, j’ai 24 ans. Je suis apprentie journaliste depuis 1 an et demi (donc salariée, affiliée au régime général). Avant cela, j’ai été étudiante pendant 5 ans, affiliée à la LMDE. J’ai une affection longue durée depuis 7 ans (migraine, hypertension intracrânienne : en gros je secrète trop de liquide céphalo rachidien, ce qui me créé des œdèmes sur les rétines et des maux de têtes; cela est dangereux pour ma vue), j’ai été hospitalisée de nombreuses fois entre 2006 et 2009.
Bref; depuis que je suis étudiante, la LMDE validait mon 100%.

Juste avant la fin de mes études, en septembre 2012, j’ai refait ma demande de 100% qui arrivait à terme et qui a été validée. En janvier 2013, j’ai été acceptée en apprentissage journalisme et ait donc fait la bascule au régime général de la sécurité sociale. La sécurité sociale de ma région m’a dit de refaire une demande de 100% qui venait d’être validée quelques mois plus tôt, sans assurance qu’elle soit validée par les médecins de la CPAM car « ils ne pouvaient pas faire le transfert de dossier entre LMDE et CPAM ». Inadmissible. Cela a mis 2 mois avant que ce nouveau 100% soit accordé. Sachant que j’ai des traitements quotidiens, des examens tous les 2 à 6 mois à effectuer (ophtalmologistes, prise de sang, examens hospitaliers).

Heureusement, ma maladie est stabilisée, je ne suis plus hospitalisée, j’ai « seulement » un traitement quotidien et une bonne mutuelle qui prenait en charge la totalité de mes traitements. Le 100% a été validé rapidement et ma carte vitale mis à jour également.

Mais quand je vois des histoires comme la vôtre, je me dis que des failles dans le système, il en existe et que c’est fatal, cela me révolte.

Je vous souhaite énormément de courage. J’espère que l’enquête qui sera menée aboutira.

Mes pensées vont à vous et votre famille.

Bien à vous,

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TIPHANIE

Bonjour,

Je me permets de vous écrire pour vous faire part de toutes mes condoléances, ainsi que de ma propre expérience.

Diplômée en juillet 2010, j’ai trouvé du travail immédiatement. Fin janvier 2011, ma gynécologue me prescrit une prise de sang. Ce médecin ne prend pas la carte vitale, elle me remet donc une feuille de soin. Je me rends au laboratoire médical près de chez moi, je donne ma carte vitale. La secrétaire médicale me dit que je n’ai pas de droit ouvert. Je lui demande comment cela est possible étant donné que j’ai une carte vitale, un numéro de sécu, un emploi … Je ne savais même pas que cela était possible en France !
Je ne fais donc pas mon examen médical. Je rentre chez moi et j’appelle la CPAM. On m’explique alors qu’en effet je ne suis pas couverte, que je n’ai pas ouvert mes droits après mes études, qu’il n’y a pas eu de passation entre la sécu étudiante et la CPAM. Je tombe des nues ! je ne suis pas couverte depuis le mois de septembre 2010 soit 6 mois ! Personne de mon entourage n’a entendu parler d’ouverture de droit ou quoique ce soit ! La CPAM me demande alors d’envoyer des feuilles de paie (?!?), ma carte d’identité, une justificatif de domicile de moins de 3 mois … Je ne comprends pas bien ! Mais je le fais … 15 jours après je reçois un mail qui me demande de mettre à jour ma carte vitale sur une borne. Je me rends au laboratoire, la secrétaire me met à jour ma carte : et je rentre dans le groupe des personnes ayant des droits ouverts à vie … Je suis asthmatique et c’est beaucoup moins grave que le diabète, j’en conviens, mais rien qu’à l’idée d’imaginer si j’avais eu besoin de soin pendant ces 6 mois, me fait froid dans le dos.

Aujourd’hui, je suis en lien quotidien avec la CPAM et la sécurité sociale étudiante, je suis éducatrice spécialisée et je travaille avec des jeunes de 14 à 21 ans. C’est un vrai casse-tête et je pourrais vous citer des dizaines d’exemples d’idioties administratives, incompréhensibles voire complètement dangereuses. Pour des personnes qui ne se soucient pas vraiment de l’administratif, cela peut s’avérer grave.

Je suis de tout cœur avec vous dans votre combat et je reste à votre disposition si besoin.
Jeune mère depuis 7 mois, je ne peux imaginer votre douleur, mais je vous trouve très courageuse de vous battre pour que ça n’arrive plus à d’autres enfants, à d’autres familles.

Bien à vous.

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D.

Bonjour,

Nous vivons actuellement le même calvaire que vous concernant notre fils atteint d’un cancer, il est complètement sorti du système de la sécurité sociale et malheureusement ne possède pas de carte vitale. Il est français et a  22 ans. Et à notre grand désarroi, il a complètement baissé les bras pour faire sa demande. Il a contacté plusieurs fois une assistante sociale pour lui venir en aide, mais la lenteur administrative est pour lui insupportable. Il a abandonné et se laisse vagabonder comme une âme en peine et nous ne pouvons rien faire pour l’aider. On me répond à chaque fois : il est majeur…

Cordialement.

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MARION (Posté après l’article du Nouvel Obs)

Bonjour,

Je viens de tomber sur votre article sur le Nouvel Observateur ,
Voici maintenant 6 mois, que j’attends d’avoir une régularisation de la sécu ,
J’avance tous mes soins , car comme Mathias j’ai changé de statut entre étudiant et salarié!
Toutes mes condoléance pour Mathias,
Pour la sécu c’est vraiment honteux de ne pas avoir donné accès aux soins !

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CARINE

Madame,

C’est avec une grande émotion que je viens de lire votre témoignage, et j’avoue avoir complètement craqué lorsque j’ai lu juste cette phrase « j’avais un fils il s’appelait Mathias ». Je suis bouleversée par votre histoire, moi aussi je suis maman d’une jeune femme de 25 ans étudiante en master. Tous les ans c’est le même foutoir, entre la cpam, la LMDE, il suffit qu’ils aient un petit job à coté c’est encore plus le bazar! Des papiers, toujours des papiers, ils manquent tout le temps quelques choses! Et la longueur de durée de traitement des dossiers est inadmissible! Il parait que le marché de l’emploi souffre et bien crée des emplois. A titre d’exemple, j’ai voulu me réinscrire chez pôle emploi (j’ai été mal reçu) et on m’a dit que le rdv était chronométré soit 10 mn pas de temps à m’accorder pas assez de personnels.

Et pendant ce temps-là Mathias avait juste besoin de papiers et de soins appropriés!!

J’imagine votre détresse et croyais moi Véronique mon cœur pleure avec le vôtre parce qu’en pensant à Mathias, je pense à ma fille qui aurait pu vivre ce genre de situation!

Je vous souhaite beaucoup de courage

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MARINA

Bonsoir,

Je viens juste de lire l’article concernant Mathias via un ami qui l’a partagé sur Facebook. Je me permets donc de répondre à votre appel à témoins… mais avant cela, je tenais à présenter toutes mes condoléances à ma famille pour cette terrible histoire.

Je m’appelle Marina, j’ai aujourd’hui 26 ans, et je me bats avec la CPAM depuis que j’ai arrêté mes études en 2009. Lorsque j’ai arrêté mes études, on ne m’a pas informée que j’avais un an de régime général « offert ». J’ai entamé les démarches avec la CPAM à la fin de mon contrat avec la MEP. Après avoir rempli 5 fois le même dossier et m’être vu retourner ceux-ci avec la mention « Votre quota d’heures de travail ne vous permet pas de prétendre au régime général de la CPAM », j’ai ENFIN pu être couverte grâce à l’aide inestimable d’une employée d’une antenne de la Sécurité Sociale que j’avais rencontré via mon job étudiant de l’époque. Seulement, le temps que les démarches soient faites, je n’ai profité de mes droits ouverts que deux mois, et je n’ai eu de Carte Vitale que durant deux semaines (celle-ci étant détruite à chaque changement de statut).

Depuis, c’est la galère. Chaque année, je dois faire différentes démarches. Après avoir été replacée sur le dossier de ma mère comme ayant-droit (seule possibilité que j’avais en étant employée à temps « très-partiel », sans possibilité de RSA et en plein flou concernant mes études), j’ai dû attendre les papiers de ma carte vitale pendant d’interminables mois. Seulement armé de mon attestation de droits, j’ai dû passer une batterie d’examens et me faire hospitaliser plusieurs jours pour subir une ablation de la vésicule biliaire (calculs). Heureusement pour moi, je me suis toujours trouver face à un personnel de santé très arrangeant, attendant toujours avant d’encaisser mon argent (le temps que j’envoie les feuilles de soins). Lorsque je me suis rendue à la Sécurité Sociale pour demander des nouvelles de ma carte vitale… on m’avait tout simplement « oubliée », aucune demande de carte n’avait été faite de leur côté.

Suite à cela, je jongle entre régime général et ayant-droit, galérant à faire valoir mes droits (pendant une formation rémunérée). Un vrai parcours du combattant pour finalement entendre deux sons de cloche différents de la part du même organisme : « Vous avez des droits ouverts jusqu’en janvier 2016 », « Vous êtes toujours enregistrée comme étudiante dans nos dossiers informatiques », « Ah non, vous ne pouvez pas prétendre au régime général ! ». C’est bien évidemment durant ces périodes de flou administratif que les ennuis de santé débarquent (diagnostique de scoliose, bassin déplacé, j’en passe).

Pourquoi une chose aussi essentielle que les droits à la santé est-elle si compliquée à obtenir ? Tout cela me fait plutôt office de parcours du combattant…

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SYLVIANE

Bonjour, je compatis à votre douleur, et souhaite vous expliquer ce qui est arrivé à mon fils qui comme le vôtre a voulu réintégrer le régime générale à la fin de ses études. Sachant qu’il finissait en juin 2011, je me suis rendue à la CPAM en mai afin de leur demander un dossier pour qu’il passe sous la sécu « normale ». Il a donc rempli le dossier que nous avons déposé dans les délais impartis mais au bout de trois mois toujours aucune nouvelle, je suis donc retournée à la CPAM qui m’a dit qu’en fait il ne pouvait pas réintégrer le régime général parce que bien qu’il ne soit plus étudiant il était encore couvert par le régime étudiant pendant un an. J’ai donc appelé le siège de la sécu étudiante qui m’a confirmé que c’était le cas. En effet au bout d’un an il a pu revenir au régime général, mais sous mon numéro en qualité d’ayant droit car il était demandeur d’emploi. Depuis il a repris ses études et est de nouveau sous le régime étudiant, mais avec un autre casse-tête, car il part au Japon pendant un an en échange universitaire, mais la sécu ne couvre pas les échanges, il lui a été répondu qu’il fallait qu’il garde tous les justificatifs en cas de maladie ou d’hospitalisation et qu’il ne serait remboursé qu’à son retour, donc nous avons dû prendre une assurance supplémentaire pour parfaire aux éventuels visites chez un médecin et l’achat de médicaments car là-bas c’est très cher.

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MARION (Posté après l’article du Nouvel Obs.fr)

Bonjour

Mes condoléances pour votre fils, je suis moi-même sans sécurité sociale après mes études et j’ai trimé pour revenir à la cpam aucune réponse. Heureusement je reprends des études en septembre mais ça fait déjà 3 ans que j’ai aucune sécurité sociale car on est oublié ou hors norme. Voilà c’est triste, et beaucoup sont ou ont été comme Mathias dans la galère. Paix à son âme je suis bouleversée par votre histoire et horrifiée !! Courage

Nouveau message de Marion le 08 octobre

Bonjour j’ai enfin intégrer ma formation EJE je pensais que vite ma sécurité sociale suivrait aussi ! MAIS NON évidement 1 mois après la rentrée je suis toujours dans la même galère ! En plus le pompom c’est que j’ai une carte vitale qui ne se met même pas à jours .. 3 ans déjà que je suis sans sécurité sociale ! et c’est pas faute d’avoir essayer ! Dans le cas où je me casse une jambe il est hors de question que je débourse un cents ! Donc merci à vous qui vous battez pour que ça change car vraiment y’a de quoi devenir dingue !

Nouveau message de Marion

Voici ce qui m’arrive aujourd’hui : Je me connecte sur mon compte Lmde avec mes identifiants que j’ai depuis le lycée et surprise je vois dans mes coordonnées l’adresse et le n° de téléphone d’un jeune homme. La Lmde a fait un mixe de dossier et a donné mon n° d’adhérent à quelqu’un d’autre. Bravoooo !!! Je vais juste les écraser !!!

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AURÉLIE

Bonjour,

Je vous envoie ce mail pour vous expliquer mon histoire avec ce souci de carte vitale qui n’est toujours pas réglé … j’étais étudiante à la fac l’année passée et maintenant je suis apprentie ayant un salaire je ne suis plus considérée comme étudiante.  Du coup, je n’ai plus eu de droit du jour au lendemain.  Donc,  j’ai dû faire les démarches administratives nécessaires mais je n’ai plus de carte depuis 6 mois maintenant.  Je me suis faite extraire une dent de sagesse j’ai dû payer de ma poche et ils m’ont fait une fiche de soin. Depuis 6 mois, j’ai le droit aux fiches de soin et je commence à en avoir ras le bol !! J’ai bien envie d’être en règle mais il me bloque mon dossier à chaque fois. Je me déplace régulièrement et je me prends la tête avec eux mais rien n’y change … que des promesses et ils me disent que mon dossier est débloqué mais ce n’est pas vrai. C’est bien les fiches de soins mais on est remboursé 15 jours après et en plus il faut les renvoyer.

J’ai vraiment l’impression de tourner en rond et que j’aurai jamais une carte vitale comme les autres. Je ne sais plus quoi faire ..

Voilà,  ma brève aventure avec cette foutue carte vitale.

Bonne soirée et bon courage.

Nouveau message d’Aurélie le 07 Octobre

Bonjour,  

Au bout de 9 mois, j’ai finalement réussi à avoir une carte vitale. J’ai dû les harceler pour que je puisse avoir cette carte. Car, ils m’ont dit que j’avais fraudé donc mon dossier est bloqué.  Je n’ai strictement rien fraudé du tout. Si, changer de régime à un autre c’est frauder où va le monde !! 

En tout cas, merci de prendre des nouvelles. Je vous suis via à facebook. Je suis tout coeur à avec vous.  Bon courage pour les procédures

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SÉGOLÈNE (Posté après l’article du Nouvel Obs.fr)

Bonjour madame,

J’ai lu votre témoignage sur le site du nouvel observateur et il m’a beaucoup touché par l’injustice de la situation.

Pour moi aussi, il fut difficile d’obtenir à nouveau mes droits à la Sécurité Sociale. J’ai commencé mes études en 2010 et je suis donc passée à un régime de sécurité sociale étudiante. Puis à la fin de ma première année de fac j’ai arrêté et ai commencé à travailler, c’est alors que j’ai dû passer à la CPAM. J’ai cependant réussi à obtenir une carte vitale mais qui ne marchait pas car la liaison ne s’était pas faite entre la Sécurité Sociale étudiante et la CPAM. Du coup, j’avais une carte vitale qui ne fonctionnait pas. Ça a duré comme ça jusqu’en 2012, à ma reprise d’études, où j’ai réussi à récupérer une sécu qui marche. Je suis toutefois restée plus d’un an sans couverture sociale (même si officiellement j’étais couverte). J’ai eu de la chance qu’il ne me soit rien arrivé car j’aurais été dans de beaux draps…

Voilà, rien de dramatique en soi mais oui, il y a réellement un problème d’administration de la Sécu (et pas que de la sécurité sociale) en France. Aussi, je n’ai jamais compris quel était l’intérêt des sécurités sociales étudiantes qui nous remboursent seulement une fois sur deux.

Je vous souhaite bien du courage, à vous et à votre famille. Toutes mes condoléances, vous avez concouru de malchance.

J’ai signé votre pétition sur Avaaz

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MIRNA

Bonsoir,

Je ne sais pas si c’est encore valable, ni si vous recherchez toujours, mais voici mon témoignage. Il est certes moins grave que votre histoire, mais s’il peut vous aider…

Voilà, je me suis arrêtée en fin de deuxième année de Fac. On m’a annoncé que ma sécurité sociale se terminerait donc en fin d’année et que je devais repasser au régime normal. Je suis donc allé les voir, leur demandant quelle démarche je devais accomplir.

On m’a donc remis un tas de papier à remplir et à renvoyer ( ben voyons) avec aucune explication supplémentaire. Je rentre donc et fais ce qu’on me dit. Plusieurs jours plus tard, je reçois d’autres papiers à remplir, qui me demandent par la même occasion renvoyer ma carte vitale pour qu’elle soit changée, de même que ma carte étudiante !

Je suis assez surprise car on m’avait dit qu’une simple mise à jour de ma carte suffisait. Je suis un peu contre le fait d’être sans ma carte, car je vais régulièrement à des soins divers pour mes genoux douloureux.

Je cherche une solution à gauche à droite, et finis par redemander un autre rdv avec une conseillère. Elle regarde alors mes papiers, et déchire le tout en me disant qu’ils ne sont pas les bons. Elle m’en redonne plein d’autres, m’affirmant que cela dépend du nombre d’heure de travail dans le mois, et qu’il y ‘a eu une erreur sur les miens. J’aurais donc juste une mise à jour de ma carte… une fois que j’aurais remplit tous les papiers et joint des photocopies de mes bulletins de salaire !!

Je fais donc tout cela… et plus de nouvelles pendant un long moment… Pas de messages de confirmation, rien. Un jour je vais à la pharmacie pour des médicaments, et j’en profite pour faire mettre ma carte à jour… miracle cela fonctionne !!!

Me voilà donc sortie d’affaire! Heureusement j’ai pu compter sur la fin de mes droits étudiants, ce qui m’a évité la période  » sans couverture » qui aurait pu rapidement devenir un calvaire.

En espérant que ce témoignage anonyme vous aide,

Mes condoléances.

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T. (Posté après l’article du Nouvel Obs.fr)

Je me permets de vous écrire pour vous faire part de toutes mes condoléances, ainsi que de ma propre expérience.

Diplômée en juillet 2010, j’ai trouvé du travail immédiatement. Fin janvier 2011, ma gynécologue me prescrit une prise de sang. Ce médecin ne prend pas la carte vitale, elle me remet donc une feuille de soin. Je me rends au laboratoire médical près de chez moi, je donne ma carte vitale. La secrétaire médicale me dit que je n’ai pas de droit ouvert. Je lui demande comment cela est possible étant donné que j’ai une carte vitale, un numéro de sécu, un emploi … Je ne savais même pas que cela était possible en France !
Je ne fais donc pas mon examen médical. Je rentre chez moi et j’appelle la CPAM. On m’explique alors qu’en effet je ne suis pas couverte, que je n’ai pas ouvert mes droits après mes études, qu’il n’y a pas eu de passation entre la sécu étudiante et la CPAM. Je tombe des nues ! Je ne suis pas couverte depuis le mois de septembre 2010 soit 6 mois ! Personne de mon entourage n’a entendu parler d’ouverture de droit ou quoique ce soit ! La CPAM me demande alors d’envoyer des feuilles de paie (?!?), ma carte d’identité, une justificatif de domicile de moins de 3 mois … Je ne comprends pas bien ! Mais je le fais … 15 jours après je reçois un mail qui me demande de mettre à jour ma carte vitale sur une borne. Je me rends au laboratoire, la secrétaire me met à jour ma carte : et je rentre dans le groupe des personnes ayant des droits ouverts à vie … Je suis asthmatique et c’est beaucoup moins grave que le diabète, j’en conviens, mais rien qu’à l’idée d’imaginer si j’avais eu besoin de soin pendant ces 6 mois, me fait froid dans le dos.

Aujourd’hui, je suis en lien quotidien avec la CPAM et la sécurité sociale étudiante, je suis éducatrice spécialisée et je travaille avec des jeunes de 14 à 21 ans. C’est un vrai casse-tête et je pourrais vous citer des dizaines d’exemples d’idioties administratives, incompréhensibles voire complètement dangereuses. Pour des personnes qui ne se soucient pas vraiment de l’administratif, cela peut s’avérer grave.

Je suis de tout cœur avec vous dans votre combat et je reste à votre disposition si besoin.
Jeune mère depuis 7 mois, je ne peux imaginer votre douleur, mais je vous trouve très courageuse de vous battre pour que ça n’arrive plus à d’autres enfants, à d’autres familles.

Bien à vous.

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CHLOÉ (Posté après l’article du Nouvel Obs.fr)

Nous on attend toujours que notre fils soit pris en charge !!!!

Ça fait 4 mois qu’on attend !!!! Soit disant ils ont perdu l’acte de naissance, on leur redonne, et là on attend toujours!!!!

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SANDRA (Posté après l’article du Nouvel Obs.fr)

Mon fils français de 22 ans n’a ni sécu ni Cmu, après ses études et c’est tellement difficile qu’il n’arrive pas à avoir sa carte vitale !!!

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FANNY

Bonjour,

Je m’appelle Fanny. Et j’ai vu votre appel à témoin sur facebook. Je ne suis pas malade mais j’ai rencontré de gros soucis avec la Sécu après mes études. En fait, je n’ai toujours pas ma carte vitale, et je l’attends depuis presque un an. J’ai 23 ans. Un jour, j’ai reçu une lettre qui disait que mes droits n’étaient plus à jour, je n’avais carrément plus de dossiers. J’ai dû donc tout recommencer de zéro, remplir un dossier. Je pensais que ce problème serait résolu rapidement. Mais ça a duré plusieurs mois ou je me suis rendue plusieurs fois sur place. J’ai finalement reçu une lettre me disant que mes droits étaient de nouveau ouverts, mais que je devais actualiser ma carte vitale pour les faire valoir. Mais je n’avais plus de carte vitale!! Elle m’a été prise en même temps que la création du dossier pour la refaire. J’ai donc dû retourner la bas pour expliquer le problème, encore y retourner pour demander des nouvelles de cette carte pour apprendre qu’en fait un dossier devait m’être envoyé sous peu pour la refaire. C’était en février. Je n’ai pas le temps sans arrêt de courir à la CPAM. J’ai attendu encore bêtement. Mais je crois qu’il va de nouveau falloir que j’y retourne. Je suis vraiment désolé pour votre fils et j’espère que vous arriverez à retrouver la paix dans votre cœur.

Cordialement

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YANN

À la fin de mes études j’ai vécu plus de 15 ans sans sécu non plus, quasi la même histoire, impossible de dénouer un imbroglio administratif… heureusement, durant ces quinze années je n’ai jamais eu besoin de sécu… En ce moment c’est pareil, impossible de dénouer les blocages administratifs entre pôle emploi et les services sociaux … j’ai d’ailleurs laissé tomber… j’attends que l’administration passe enfin au 21e siècle

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FLORENCE (Posté après l’article du Nouvel Obs.fr)

Nous somme dans le même cas avec mon fils Sonny Vive la France !

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RASFI (Posté après l’article du Nouvel Obs.fr)

Je confirme ce qu’a dit cette dame car j’ai vécu la même chose. En septembre 2013 j’ai fini mes études, je n’étais donc plus étudiant. En avril 2014, j’avais un rendez-vous à l’hôpital, on me dit que je n’étais plus affilié à la sécurité sociale, je devais donc payer de ma poche la facture et m’inscrire à la sécu pour me faire rembourser. La dame à la sécu m’a dit qu’il fallait attendre 2 mois. Imaginez-vous 2 mois pour inscrire une personne dans leur base de données. Aujourd’hui je vais aller les voir avec les factures pour me faire rembourser. L’exemple de la sécu est un exemple parmi d’autres des dysfonctionnements et de la complexité de l’administration française. Il ne faut pas s’étonner quand on voit que la France va droit dans le mur.

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JUSTINE (Posté après l’article du Nouvel Obs.fr)

C’est vraiment tragique comme histoire. D’ailleurs, je n’ai toujours pas de sécurité sociale depuis la fin de mes études d’infirmière. Dès l’obtention de mon diplôme, j’ai « disparu » des fichiers de la sécurité sociale! Je n’ai à ce jour toujours pas de réponse de la caisse pour le renouvellement de mon dossier, que j’ai envoyé il y a quelques mois… Ça ne va vraiment plus en France!

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MAUD (Posté après l’article du Nouvel Obs.fr)

Bonjour à vous,

Je suis sincèrement touchée par cette histoire. Mais les mots ne me manquent pas, les voici :

Je suis Maud, travailleuse indépendante dans les arts graphiques depuis 2005. Et mon passage du statut étudiante au statut travailleur a été un vrai calvaire. Fort heureusement, je n’avais pas la santé précaire de Mathias. Mais croyez-moi durant plus d’un an, je regardais bien avant de traverser…

En sortant de l’école, la CPAM ou je ne sais plus trop quel organisme mal organisé, nous promet une couverture d’un an sous l’aile de la sécu de nos parents. Je n’ai jamais pu avoir accès à la moindre attestation de cela. « Pas dans nos registre » « veuillez nous envoyer une attestation de votre sécu étudiante comme quoi vous n’êtes plus chez eux », « veuillez nous envoyer une attestation de votre ancienne caisse maladie étudiante attestant que vous y étiez », « nous avons égaré votre dossier, veuillez en reconstituer un autre », etc. sur plus d’un an d’échanges interminables. Les lettres avec accusés de réceptions n’y changeaient rien.

Forcément sans sécu, pas de mutuelle. Je soignais mes rhumes avec du miel et mangeais du riz pendant mes gastro. Mais ne m’en plaignais pas en pensant aux pauvres gens vraiment malades qui devaient subir ce genre de calvaire sans fin.

La Maison des Artistes pour laquelle je cotise et qui m’apporte en échange une couverture sociale n’est guère mieux organisée. Injoignable par téléphone, réponses par mail inexistantes ou rares ou incomplètes, fait qu’aujourd’hui (après 9 ans de cotisations à jours) je suis dans une belle panade à cause d’un déménagement et d’une nouvelle adresse (dans la même ville) qui n’a pas été prise en compte. Mes demandes de cotisations ont été envoyées à l’ancienne adresse, ne voyant pas arriver mes appels, j’ai envoyé un chèque sans talon, sauvage que je suis à vouloir absolument payer mes cotisations (!), ce chèque m’a été refusé (trop tard) et soit disant que l’URSSAF se chargerait du recouvrement.

L’URSSAF! Troisième organisme mal organisé contribuant à la perte de mes cheveux. Au téléphone ils me disent que suis inconnue chez eux. Entre temps je ne reçois pas d’appel de cotisation de la MDA du second trimestre, me voilà en retard sur celui-ci aussi. J’envoie un mail à l’URSSAF (histoire de laisser une trace écrite, leur « charte » leur impose l’envoi d’un mail réponse rapide : « madame nous avons bien reçu votre demande et la traitons dans les plus bref délais ». Plus tard un courrier postal me répond que je me suis trompée de destinataire et qu’ils envoient ma demande auprès de la MDA (sans fin, je vous dis). Quelques mois plus tard, je reçois une mise en demeure de l’URSSAF pour 2 trimestres impayés (avec majoration bien sûr). Je leur re-reréxplique ma situation et que je n’ai pas a payer de surplus pour leur mauvaise organisation, j’envoie la demande d’un échéancier de paiement leur proposant de régler un premier versement le 30 juin. Je reçois l’accord de ma proposition le 30 juin! Avec obligation de payer dans les clous sinon majorations. De plus je dois attendre une autorisation de prélèvement par pli séparé (courrier qui n’est jamais arrivé), j’ai donc envoyé un chèque de paiement de force!)

Pendant ce temps, la MDA ne m’a jamais envoyé l’appel du troisième trimestre (du moins pas à la bonne adresse, malgré toutes mes demandes de bien intégrer la nouvelle).

Il y a 2 ans, j’ai eu la bonne idée de tomber enceinte. Travailleur indépendant ET enceinte = pas bon. En me renseignant sur les forums de différentes consœurs du même milieu, je lis que d’obtenir ses droits durant la grossesse c’est comme escalader l’Everest en maillot de bain. Je monte un dossier en béton armé à la CPAM et à la CAF, et comme pour ne pas berner le système il ne faut surtout pas gagner sa vie pendant que tu fais une demande de congés maternité et d’indemnités journalières, non seulement je n’avais plus de revenus mais en plus la CPAM ne me réglait pas mes indemnités. Au bout de quelques mois, je voyais mon compte s’appauvrir jusqu’à épuisement. Pendant que mon ventre grossissait (bébé que la médecine estimait de trisomique).
Heureusement, un gentil médiateur de la CPAM (l’homme qui gère toutes les causes perdues) prend en considération mon soucis et m’avoue que tout ce système mériterait qu’on y pose une bombe une bonne fois pour toute) rassurant. En attendant d’avoir accès à mes droits, j’ai dû faire des emprunts auprès de ma famille et travailler quand même (en cachette, mais chut…) Au bout de 6 mois de harcèlement à la CPAM mon ventre trisomique et moi-même avons reçu une première indemnité. Tout fini bien et j’accouche d’un enfant non trisomique. Oui, la médecine a aussi des failles qui nous bouffent. J’ai fait court (si si) en vous épargnant les multiples échanges détaillés et absurdes. Je ne vous parle pas de ma grand-mère encore très amoureuse qui vient de perdre son amour de mari mon grand-père et qui subit dans son deuil les mêmes misères incessantes. J’ai moi-même eut très envie d’arriver avec une bombe et tout faire sauter ou de flinguer l’incapable au bout du fil qui ne sait pas lire mon numéro de dossier. Fort heureusement, ma raison prend le dessus et je ne passe à l’acte. Certains n’ont pas ce garde-fou, et c’est ce qu’il se passe quand quelqu’un s’immole devant un centre administratif, ou quand un jour certains guichets sont protégés par des vitres.

Là-dessus, je vous soutiens, vous, ceux qui restent, et lui, Mathias de l’autre côté du miroir.

Puisse mon témoignage retrouver une masse d’autres et servir.

Nouveau message de Maud le 05 Octobre

Bonsoir Véronique,

Merci pour ce courrier. Pour rappel, je ne suis pas en danger, mais ai connu de grosses difficultés avec la sécu surtout durant ma grossesse, où ils me demandent d’arrêter de travailler (donc sans revenus) pour recevoir les indemnités journalières qui n’arrivent que 6 mois après moultes appels, harcèlements et insultes crescendo… Dans mes mésaventures (je ne sais plus si je vous l’ai dit) mais j’ai découvert l’existence d’un « médiateur », qui est une personne rattachées aux « cas désespérés » de la sécu. Bien souvent cette personne est totalement consciente du mauvais fonctionnement du système pour lequel il travaille. Peut-être faut-il se rapprocher de ces personnes qui ont ce même objectif, celui de rétablir rapidement les droits des malades, et la même objectivité sur ce système bancal.

Chaque caisse possède son médiateur. C’est un peu comme un ange dans tout ce fatra… du moins c’est comme ça que j’ai vu le mien. Jean-François de son petit nom.

Bonne suite dans cette aventure. Amicalement.

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LILIA (Posté après l’article du Nouvel Obs.fr)

Bonjour madame

Tout d’abord je tiens à vous présenter mes condoléances pour votre fils parti trop tôt.

Voici mon histoire : j’ai finis mes études en novembre 2010 et j’étais enceinte de 3  mois. J’ai commencé à travailler en décembre 2010. Je suis allée une bonne dizaine de fois à la sécu à attendre des heures entière (oui je suis de Marseille) pour voir un conseiller car j’avais été radié de la sécu étudiante et je voulais ouvrir mes droits à la cpam. Chaque fois on me perdait mes documents il manquait toujours un papier que j’avais déjà donné plusieurs fois. Cela bien sûr c’est déroulé sur plusieurs mois. Donc après avoir donné ma déclaration de grossesse dans les temps toujours pas de prise en charge a 100°/•.  Enceinte de 8 mois je le rends à la sécu avec mon gros ventre et là la dame me dit a bon vous êtes enceinte,  on n’a pas dû recevoir votre déclaration.  Alors oui ils l’ont reçu puisque j’ai gardé la photocopie du document avec le tampon de la sécu et la date du jour où je leur ai donné en main propre.  De plus je ne percevais toujours pas mes indemnités de congé maternité j’ai dû faire refaire une déclaration pour les percevoir je suis restée donc 2 mois sans revenu.  Je n’ai jamais eu ni mot d’excuses ni rien. Je n’ai pas vécu le drame que vous vivez mais je suis infirmière et j’ai vu mourir des personnes à l’hôpital parce qu’ils étaient Sdf ou sans papiers donc pas pris en charge.

Cordialement

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AMARYLLIS (Posté après l’article du Nouvel Obs.fr)

Bonjour,

J’ai lu votre article concernant la difficulté à obtenir une carte vitale et cela me rappelle quelques déconvenues que j’ai eues en demandant ma première carte vitale.

Originaire de région toulousaine, je suis montée dans le 93 pour mon premier travail. Je dépendais alors d’un régime spécial (ma mère étant agent SNCF). Ce qui fait que j’avais une carte vitale avec son numéro de sécurité sociale.

J’ai obtenu une carte vitale au bout de 5 mois. Et encore, en faisant du forcing au téléphone, car mon dossier de première demande, avait été …perdu.

La personne au bout du fil a reconnu que les personnes dans mon cas connaissait beaucoup de difficulté à obtenir une première carte vitale, mon dossier cumulant « la totale »:
– changement de département
– passage du statut étudiant au statut salarié
– et par-dessus tout, passage d’un régime spécial au régime général.

Très cordialement,

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ROMAIN

Plus qu’ému par l’histoire de votre fils Mathias, je viens vous adresser tout mon respect car vous faites preuve de courage et de vaillance lors de cette terrible épreuve.

Sous votre demande je viens témoigner les problèmes administratifs que j’ai rencontrés pour avoir cette fameuse carte vitale.

Nouveau bachelier, j’ai longuement cherché le domaine professionnel qui me convenait le mieux. Après une année sabbatique j’ai décidé de poursuivre un BTS centré sur le management. Affilié au numéro de sécurité sociale de ma mère je devais donc avoir ma propre carte verte en complétant un dossier et en payant la cotisation requise. Je n’ai jamais eu la carte de sécurité sociale pendant mes deux années d’études. Il n’y avait visiblement aucune erreur de ma part mais pourtant personne ne savait me dire pourquoi je ne l’avais toujours pas reçu. C’est lorsque je suis devenu salarié en complétant un nouveau dossier que j’ai pu enfin acquérir la carte vitale un mois après.

Je n’aurai jamais l’explication. Il est dur d’être étudiant et indépendant. Se priver d’une consultation chez le médecin ou dentiste pour survivre avec le faible revenu d’un étudiant, voilà le quotidien de ces personnes sans carte verte qui ne peuvent simplement pas attendre le remboursement par fiche de soin qui se fait plusieurs mois plus tard. Nous ne voulons pas être des poids pour nos proches avec nos soucis financiers quitte à négliger notre santé. Il est malheureux qu' »ils » ne comprennent pas que nous ne sommes pas qu’une succession de chiffres mais des humains avec des douleurs.

Sur ces mots j’aimerai vous souhaiter bon courage. Votre fils doit être le dernier à vivre cette situation j’espère sincèrement qu’il sera l’exemple qui dénonce l’illogisme et la froideur de la fonction publique.

Mes condoléances,

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DARIA (Posté après l’article du Nouvel Obs.fr)

Je viens de lire votre récit et j’ai été particulièrement touchée, je vous présente toutes mes condoléances.

Je tenais à vous informer que moi aussi, j’ai arrêté les études en 2012 et, en janvier 2013 quand on m’a volé mon sac, j’ai appris que je n’ai plus dans les fichiers de la CPAM. Je n’existais plus ! Contrairement à votre fils je n’avais pas besoin de suivi médical mais j’ai attendu 8 mois avant qu’ils puissent enfin déboucher mon dossier et m’en renvoyer une.

Vous n’êtes pas seule dans ce cas et comme les autres personnes j’ai dû payer très cher pour ce qui normalement est pris en charge en France.

La CPAM et Pole Emploi sont ses services avec d’énormes problèmes (entre les services, entre les personnes qui apparemment se foutent complètement de nos appels a l’aide…).

Je vous dis courage car c’est un combat qu’il faut mener!

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TAMARA (Posté après l’article du Nouvel Obs.fr)

J’ai également eu beaucoup de mal à m’actualiser, après mon bac, j’ai décidé d’entamer une licence en faculté. N’étant nullement informé sur ces « changements de statuts », je me rendais régulièrement dans des pharmacies afin de me procurer mon traitement pour mon asthme et mes allergies, jusqu’au jour où ! Les pharmacies n’acceptaient plus ma carte vitale malgré de longues tentatives de mises à jour, j’ai évidemment mis pas mal de temps avant de me rendre compte qu’il y avait un problème, et oui, après mon bac, j’aurai dû les informer de ma situation ! Je me suis donc rendue à la cpam de ma ville sous les conseils de ces pharmaciens pour actualiser ma carte via leur borne. Cela ne marchait pas et après avoir rendu visite au conseiller, je ressors avec un dossier pour mon changement de statut. Dossier envoyé, trois semaines après ma carte ne passait toujours pas. Retour à la cpam ou une nouvelle conseillère m’informe que la personne vue auparavant n’a pas fait son boulot comme il faut, il aurait dû AUTOMATIQUEMENT m’envoyer un courrier chez moi pour le changement de la carte vitale ! Évidemment je n’étais pas au courant de ça non plus… Près de deux mois plus tard, ALLÉLUIA ! La voilà ! Soulagée, rassurée, je reprends mon train de vie c’est à dire, arrêt de la fac et recherche de boulot. Rebelote puisque je deviens salariée ! Un an plus tard ma carte ne passe plus non plus dans les pharmacies, je décide d’appeler directement pour comprendre le pourquoi du comment car le temps presse: les allergies reprennent, j’éternue et me mouche à longueur de journée et ne dors plus à cause de mon asthme ! De plus, j’ai besoin d’urgence de mon attestation de droits car ma mutuelle a été arrêtée par mon père et que je suis prévenue 2 semaines avant la date échéante… Visiblement je ne suis plus à jour ! Mais enfin je ne comprends pas, j’ai changé mon statut il y a 6 mois et ma situation n’a pas changée ! Oui mais madame, il faut réactualiser tous les 6 mois… Ah encore une fois, jamais été informée… Il faut désormais que je vérifie régulièrement ma dernière attestation de droits afin de me préparer à Renvoyer la lettre volumineuse pour mon actualisation et ne plus me faire avoir par surprise. Mon histoire est truffée de « pas de chance » et est très très largement moins grave que celle de ce pauvre Mathias, mais il faut que cela cesse ! Trop d’étudiants sont aujourd’hui dans la même posture que l’était Mathias, ma meilleure amie est également inexistante dans les fichiers de la sécurité sociale et a malheureusement perdu la patience et le courage de continuer ce combat… Il est inadmissible pour un gouvernement dit de gauche, que les personnes de nationalité française ne puissent bénéficier de ce merveilleux système qu’était autrefois la sécurité sociale. Battons-nous pour toutes les personnes atteintes de maladies incurables pour qu’elles ne soient pas dans cette situation et puissent bénéficier de leurs soins gratuitement ou du moins qu’ils leur soient remboursés.

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ELSA (Posté après l’article du Nouvel Obs.fr)

Bonjour Madame,

Tout d’abord je vous présente mes sincères condoléances!

J’ai également vécu un enfer pendant 10 mois à la fin de mes études! A la CPAM il ne faut qu’un seul changement à la fois, soit du statut étudiant à salarie. Sauf qu’en plus je quittais l’Alsace qui bénéficie d’un statut particulier à l’Île-de-France.
J’ai dû menace de faire du sitting pour obtenir ma fameuse carte vitale! La réponse de l’agent CPAM était : »mais ne vous inquiétez pas les remboursements sont rétroactif sur 12 mois ». Certes mais cela fait déjà 10 mois que ça dure et de plus avec mon smic je n’ai pas les moyens en région parisienne d’avancer mes frais et je savais que j’avais besoin d’un suivi pour un papillomavirus !ma situation est restée stable heureusement. Néanmoins si elle avait évoluée la lenteur de la CPAM aurait accru mes besoins en santé inutilement et donc alourdi ce fameux trou de la secu! Après on nous culpabilise!!!C’est malvenu!
Je vous souhaite beaucoup de courage.

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ROMAIN (Posté après l’article du Nouvel Obs.fr)

Bonjour,
J’ai eu aussi un soucis plus ou moins similaire.
Pour moi c’était moins grave car je n’ai pas une pathologie mortelle.
J’ai été pris en charge par une secu étudiante,  déjà là pour récupérer mes droits après ma scolarité c’était difficile…

Ensuite je suis parti en Australie ou j’ai dû prendre une assurance privée, quand je suis rentré le calvaire.
Ok cela a été facile d’arrêter mon assurance privée, mais revenir au niveau cpam un vrai bordel. Désolé du langage.
Je me suis retrouver a l’hôpital suite à un accident de moto, « environ 2 ans après mon retour d’Australie « , j’ai dû faire un IRM qui m’a coûté 294€ car j’étais inconnu en France sous le système secu!!
Ensuite j’ai eu un stafilokok dorée par plaies, avec beaucoup d’opération et heureusement que mon chirurgien me connaissait car j’ai eu bcp de pb à être pris en compte pour mes soins infirmier. Le système caf et cpam est très bien, mais tellement de gens en profite que nous mêmes né en France issu de parents français etc… Nous retrouvons coincés
Triste réalité et surtout triste fin pour votre fils et j’en suis désolé
Cordialement.

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CELP

Ma fille a eu un problème, mais rien a voir avec ce jeune homme ! Pourquoi sommes-nous si seul face à cette « Administration » ! Je n’ai pas de mots face à L’histoire dramatique de Mathias : que des larmes de colères et beaucoup de tristesse

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TIBO (Posté après l’article du Nouvel Obs)

Bonjour, Madame.

En tout premier lieu je tiens à vous présenter toutes mes sincères condoléances.
….. Je n’irai pas plus loin pour respecter vos choix cités en fin d’article du Nouvel obs.

Passons en dernier lieu à mon cas.
J’ai finis mes études, et bien sûr comme votre fils n’ai pas eu ma carte vitale personnelle tout de suite.
Je ne suis jamais malade, ça arrange bien les choses, j’ai donc eu le temps nécessaire après avoir trouvé un travail de pouvoir prendre un jour de congé pour aller dans les locaux CPAM ouverts de « 14H25 à 14H50 » pour régulariser mon cas.
Une fois tout obtenu, j’ai travaillé une année sur France, puis depuis 2010 j’ai obtenu un emploi sur Suisse en tant que Frontalier.
Il m’a fallu encore reprendre une journée de congé pour pouvoir retourner dans leurs locaux puisque suite à un de leur courrier me demandant de détruire ma carte vitale, je l’ai brulée. Ils n’ont pas compris pourquoi j’ai fait ça alors que je devais venir leur apporter, et que eux allait l’emmener dans un centre spécialisé pour la destruction de carte, etc etc.
Bruler à la maison économise du temps, du carburant, et de l’argent aux contribuables…

J’en reviens à maintenant 2014.
Lorsque l’on est frontalier travaillant dans un pays étranger nous avions le droit jusqu’alors Juin de cette année 2014 d’avoir une assurance privée, puisque la France ne voulait pas nous avoir sous son aile en terme de sécurité sociale.

Ce citoyen qui doit donc faire toute les démarches alors qu’il n’a rien demandé devra en répondre devant le fisc et l’Urssaf, puisque considéré comme fraudeur. BORDEL on a rien demandé nous !
Je dois donc REPRENDRE UNE JOURNÉE DE CONGÉ ! Pour pouvoir aller dans leur centre CPAM pour « RÉGULARISER »(on se croirait pire que les clandestins) ma situation.

Je le rappelle, n’étant jamais malade, je ne coute rien à l’état, et de toute façon je ne cautionne pas les lobbies pharmaceutiques.
Ces conneries m’ont donc coutées que trois jour de travail, ce n’est rien à comparé à la vie de votre fils.

J’espère que ce message vous aidera.

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ANAÏS (Posté après l’article du Nouvel Obs.fr)

Bonjour, je viens de lire votre article via le site du Nouvel Obs et je suis touchée par votre histoire.

Mon compagnon est diabétique depuis 13 ans et les piqûres d’insulines rythment ses journées. Depuis quelques temps, son 1OO% refusait de fonctionner tant à la pharmacie qu’au médecin. Récemment, il s’est rendu à la CPAM où on lui a appris qu’après tout changement de statut (fin de droit étudiant), vous deviez refaire votre carte vitale. Après avoir rempli le nouveau formulaire, être retourné successivement une fois supplémentaire car il manquait des papiers qui n’avaient pas été demandés en premier lieu et avoir fait face à une grève du personnel, on lui apprend qu’il vient de sortir du système de la Sécu. Il n’existe plus dans les fichiers.

Donc plus aucune couverture sociale, aucun suivi.
Les conseillères, incapables de donner un seul justificatif pour qu’il ait accès à son insuline, qui lui conseillent de « payer » ses médicaments. Clairement, elles ne sont pas au courant du montant de la facture…
Nous avons la chance d’avoir une pharmacienne qui comprend la situation et nous permet d’avoir son insuline mais jusqu’à quand ?
Face à toute cette paperasse, toutes les démarches stériles où on vous renvoie comme des malpropres en vous disant de nous débrouiller car « ça ne les concerne pas » que peut-on faire ?
J’ai peur, j’ai peur de ce qu’il peut arriver s’il manque d’insuline, de ce que la maladie peut lentement ronger dans son corps. De devoir se demander s’il reste assez d’aiguilles pour ses injections.

Je sais que je ne peux comprendre entièrement la souffrance que vous ressentez après avoir perdu votre fils mais sachez que je compatis du plus profond de mon cœur. J’espère que mon témoignage pourra vous aider dans votre combat afin de faire bouger les choses. Je croise les doigts pour cela.

Sincèrement

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LUIS (Posté après l’article du Parisien)

C’est vraiment trop compliqué ces sécus étudiantes. A savoir aussi : Si votre enfant est en stage long lors de ses études et qu’il a un pépin, la sécu étudiante rejette le remboursement sur la cpam : à savoir car c’est alors hyper compliqué de se faire rembourser!!!
C’est arrivé dans notre famille! Et il ne faut évidemment pas avoir besoin de soins à faire au moment de rechercher un boulot en fin d’études… comme l’indique votre article.

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C. (Posté après l’article du Parisien)

Honteux oui mais véridique …… Du jour au lendemain en fin de droits étudiants je me suis retrouvé sans couverture ne touchant pas le RSA car moins de 25ans … Pas de pmi !!!!! Je ne dépendais donc plus de rien de personne limite on me poussait dans une voix sans issu cool pour quelqu’un de dépressif cherchant désespérément un emploi… Ça ne faisait qu’ajouter un problème de plus….

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MORGANE (Posté après l’article du Parisien)

J’ai quitté la fac en 2012 j’ai fait toute les démarches, et j’ai eu mon attestation en février 2014 !!! Après être allée a la secu 10 ou 15 fois. Et en travaillant ce n’est pas évident. A l’heure actuelle je n’ai pas de carte vitale. Ils l’ont cassé en voulant la mettre à jour. Je suis asthmatique et heureusement que mon médecin et ma pharmacie sont des personnes compétentes.

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S.

Ça touche du monde….Moi aussi, je suis concerné….dans ma famille proche…

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CÉLINE (Posté après l’article du Parisien)

J’ai eu le même problème, je suis restée 6 mois sans savoir que je n’étais plus couverte et puis un jour des douleurs aiguës se sont déclarées. Direction les urgences, pour une opération de l’appendice. Bien sûr il a fallu que je paie tout de ma poche. 6 mois plus tard, ma carte vitale ne fonctionne toujours pas et j’attends toujours le remboursement de mes frais. Âgée de 22 ans, étant au chômage et ne touchant pas les Assedics, ces 6 derniers mois et ce mois en cours sont difficile financièrement à cause des frais engagés depuis mon opération. Lors du règlement à ma sortie de l’hôpital, n’ayant pas assez d’argent pour avancer le paiement de mon opération, je suis partie en douce et j’ai évité le règlement de ma facture. Arrivée à la pharmacie j’ai déboursé plus de 100 euros de médicaments et en comptant les soins infirmiers la semaine qui a suivi mon opération j’en ai eu pour 200euros. Ces dépenses me suivent encore 6mois après.
Il y a un réel problème concernant le passage de la sécu étudiante au régime général!!

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GAËLLE

Bonjour,

Je vous présente mes sincères condoléances pour votre fils. J’ai moi-même le même âge…

Toutes les personnes qui me connaissent savent à quel point je déteste la sécurité sociale… J’ai passé les 4 dernières années sans exister dans les fichiers de la sécurité sociale la moitié du temps. A l’issue de mon master, j’ai commencé un doctorat en étant salariée pour une entreprise. J’ai dû recevoir ma nouvelle carte vitale en janvier ou février, n’existant nulle part depuis septembre. Jusque-là, ce fût long mais il fallait en passer par là. Mauvaise surprise à la rentrée scolaire: pour faire un doctorat on doit être inscrit à la fac, pour être inscrit à la fac il faut avoir une couverture sociale qui couvre du 1er octobre au 30 septembre, mon contrat de travail se présentait sous forme de CDD d’un an renouvelable 3 fois, qui commençait le 13 septembre et finissait le 12 septembre de l’année suivante. En me présentait à la fac avec ce contrat, il me manquait 15 jours de couverture sociale, donc j’étais obligée de m’inscrire à la sécurité sociale étudiante et de payer les 200 euros à chaque rentrée. Une fois que je recevais mon nouveau contrat qui prouvait que j’étais couverte pour les 15 derniers jours de septembre, je devais faire une demande de remboursement puisque je cotisais pour la secu en tant que salariée ET j’avais payé la sécurité sociale étudiante. Lors de cette demande de remboursement mon dossier se baladait de la secu étudiante à la CPAM. Tous les ans je passais de la sécu étudiante à la cpam puis de la cpam à la sécu étudiante, mon numéro de sécu sociale correspondant à plus rien lors du transfert qui prenait plusieurs mois. Heureusement pour moi je n’ai pas eu de gros frais pendant ce temps, je vérifiais soigneusement que « j’existais » avant de prendre un rendez-vous médical pour ne pas avoir à avancer les frais. Parce que si j’avançais et j’envoyais la demande de remboursent à la CPAM on me répondait: vous n’êtes pas inscris chez nous, si j’envoyais à la secu étudiante, on me disait: vous n’étiez pas chez nous à cette date-là… J’en ai fait des allez retour… Je suis sportive intensive. Cavalière et skieuse notamment. Je sais que je fais des sports à risque mais il faut bien vivre. Mais j’avoue que l’hiver, sur les pistes de ski il m’arrivait d’avoir la boule au ventre en me disant: « ne te blesse pas, ne te blesse surtout pas, parce qu’à l’hôpital quand ils vont scanner ta carte de sécu et qu’elle ne sera pas reconnue, qu’est-ce qui va se passer? ». Mon mari gagne bien sa vie, et je savais qu’il aurait pu payer les frais médicaux en cas d’hospitalisation d’urgence. Ça me rassure un peu. Mais je cotisais deux fois pour la sécu, et finalement j’ai dépensé au moins 100 euros de frais médicaux parce que ça ne valait pas le coup d’essayer de se faire rembourser pour si peu…

C’est juste un témoignage, pour montrer à quel point le système est mal fait. Je n’ai aucun problème de santé et je n’ai eu aucun accident sur cette période. Mais ça me rend malade de savoir que quelqu’un est décédé suite à la stupidité administrative.

Il y a quelques années j’ai aussi été victime d’une agression qui m’a conduit aux urgences. J’ai porté plainte contre la personne à l’origine de l’agression. Devant le tribunal, j’ai été « engueulée » pour vice de procédure. Quel vice de procédure? Un représentant de la CPAM aurait dû être présent pour témoigner et demander le remboursement des frais médicaux. Je m’étais adressée à une association d’aide aux victimes, j’avais contacté la sécu sociale étudiante dont je dépendais à l’époque, et j’avais contacté la CPAM pour être sûre de faire toutes les démarches correctement. J’ai fait tout ce qu’on m’a demandé, mais le juge m’engueule moi au lieu d’engueuler la personne qui m’a agressé. Et 6 mois après j’ai reçu un papier de la CPAM pour me demander quand le procès aurait lieu… C’est une autre histoire bien sûr, mais autant dire que ma foi dans la sécurité sociale est proche de zéro. Le système est bon, mais l’administration est en dessous de zéro.

J’espère que mon témoignage aidera à faire changer les choses, et à ce qu’il n’y ait pas d’autres victimes telles que Mathias

Cordialement

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LAURENT (Posté après l’article du Nouvel Obs.fr)

Bonjour,

Je vous contacte suite à l’article que j’ai pu lire sur le Nouvel Obs.com. Tout d’abord, je souhaite vous adresser mes sincères condoléances.

J’ai vécu un parcours beaucoup moins dramatique, mais je me suis tout de même heurté au fonctionnement catastrophique des services de l’assurance maladie.

J’ai fini mes études fin juillet 2013 et suis salarié depuis août de la même année. Mes droits de sécu étudiante courraient jusqu’à fin décembre. Je disposais bien évidemment d’une mutuelle avec participation de l’employeur.

Début janvier 2014, je décide de mettre à jour ma carte vitale « au cas où », ayant eu vent des déboires d’un ami (possédant le même parcours) pour se faire rembourser ses analyses de sang. Bien évidemment, la mise à jour de la carte vitale n’a pas marché et il a fallu se déplacer dans une CPAM afin d’avoir plus de renseignements.

Une fonctionnaire m’indique alors que la fameuse déclaration de changement de situation aurait dû être effectuée bien avant la fin des droits, afin de ne pas avoir ce genre de problèmes. Comment se fait-ce que ni la SMEREP, ni la mutuelle, ni l’école ne m’aient renseigné sur les démarches à effectuer ? Le plus étonnant provient tout de même de la fameuse mutuelle, que j’ai continué à payer sans même être averti que je ne disposais plus de droits !

Soit, je remplis et complète le dossier de déclaration de changement de situation à leur envoyer dans la foulée. Mi-avril, je n’avais toujours rien reçu quant à l’avancement du dossier. Je décide donc – sans grand espoir – d’appeler la sécu afin de savoir s’ils avaient bien reçu mon dossier. Bien évidemment, pas d’info ! Enfin si, une de taille, ils étaient en train de traiter le courrier de début janvier !! La CPAM dont je dépends a donc un retard structurel de 4 mois ! Au final, j’ai reçu un courrier me notifiant de mes droits fin avril…

J’espère sincèrement que votre action ne sera pas vaine, et que vous réussirez à interpeler les autorités avec votre vécu, ainsi que les témoignages que vous récolterez.

Cordialement,

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DIDIER

Bonjour, Je vous présente mes condoléances et vous confirme le problème d’articulation entre la sécu étudiante et le régime général. Le cas de votre fils n’est pas isolé, loin de là. En témoignent deux situations dans lesquelles j’ai été impliqué directement, bien qu’elles soient parfaitement distinctes l’une de l’autre, celle d’une de mes filles et celle d’une de mes salariées. Les deux jeunes femmes ont travaillé directement en sortant du cycle étudiant, chacune avec un master 2, l’une à Paris, l’autre dans le Pas-de-Calais. Elles ont mis toutes les deux plus de six mois (l’une, ma salariée, un an) pour régulariser leur situation alors que, j’y insiste, elles travaillaient. De réels problèmes financiers se sont posés pour faire face à des soins onéreux dans un des deux cas. Dans ce pays, Ubu le dispute à Kafka et le choc de simplification serait bienvenu.

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REGGATTA (Posté après l’article du Nouvel Obs)

J’avais eu le même problème il y a quelques années. Plus de sécu car plus étudiante. J’ai alors pu bénéficier de la carte vitale de ma mère en déclarant être à sa charge. Comme j’avais pu l’être quand j’étais mineure en quelque sorte. Vous avez donc dû être très mal informés de vos droits….C’est malheureux.

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MALYA (Posté après l’article de l’Express.fr)

Les problèmes administratifs sont des plaies… Personnellement, à la fin de mon Master 2 j’ai eu un problème de transfert avec la LDME et je suis restée 4 mois sans couverture sociale alors que j’en avais également besoin…Paix à son âme et condoléances à sa famille.

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ISABELLE (Posté après l’article de l’Express.fr)

Mesdames, messieurs les journalistes de l’Express : FONCEZ ! Dénoncez un réel souci avec les CPAM. Mon fils attend également son affiliation depuis… décembre 2013, après l’arrêt de ses droits LMDE. Après des mois d’heures passées au guichet, des heures au téléphone, des dossiers égarés, etc… etc… Comme la maman de Mathias, je lui ai proposé d’aller faire un scandale au ministère de la santé… Mais ce sont des jeunes hommes qui veulent gérer, je les comprends. Mon fils a la chance d’être en bonne santé. Mais bougeons-nous, vite. Parce qu’il y a sans doute d’autres « Mathias » en danger de mort. Plus jamais ça ! J’espère que vous me lirez !!!

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LAURINE

Madame,
Je viens seulement de lire l’histoire de votre fils.
Je vous présente mes sincères condoléance et vous portes tout mon soutient.
Étant moi-même une jeune fille de 21 ans diabètique, et ayant moi aussi fait des études. Je ne peux que comprendre votre colère et l’injustice que vous aviez pu ressentir, vous et votre fils.
Pendant mes études j’étais aussi sous la LMDE. Seulement à la fin de celle -ci personne ne m’a prévenu que mon ALD était fini, et qu’il fallait que je refasse un dossier auprès de la CPAM. Durant 6 mois, ni les médecins, ni les pharmaciens, ni l’assurance maladie n’a était foutu de me dire d’où venait le problème.
Aussi, quand ma pharmacie se rendit compte qu’il y avait un problème au niveau des remboursements, aucunes des trois institutions cité si dessus n’était d’accord sur le pourquoi du comment. Heureusement pour moi ma pharmacie est la même depuis des années, ils ont bien voulu avancer mon attirail le temps de ce « problème administratif » et Grace à quelque moment de nerf.
C’est pourquoi votre histoire me touche, et j’espère sincèrement que le diabète sera pris en compte par tous (citoyens et « professionnel ») comme une maladie sérieuse et pouvant malheureusement entraîner la mort si manque de soin ou d’assistance.
Je vous prie d’accepter une fois de plus mes sincères condoléances et espère que le triste décès de votre fils ne sera pas vain et permettra une prise de conscience générale bien que cela ne soit qu’un maigre réconfort pour vous et votre famille.

Avec tout mon soutient ainsi que celui de mes proches ..
Bien à vous.

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NADÈGE

C’est vrai que j’ai moi-même perdu mes droits pendant une demi-année, sans carte vitale etc…. juste après les études…

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S. (Posté après l’article de Contrepoints)

Je confirme également de mon côté et heureusement que j’ai eu l’aide d’un proche.

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VICTORIA (Posté après l’article de Contrepoints)

J’ai mis aussi un an et demi à récupérer mes droits à sécu lorsque je suis sortie de la fac. Bien évidemment, la sécu a égaré plein de feuilles de soin entre temps puisque personne ne savait où j’étais inscrite. J’ai cru que je n’en sortirais jamais. Heureusement pour moi, je n’avais aucune pathologie grave et j’ai juste perdu de l’argent. Ce n’est pas le cas de tout le monde. Il faut vraiment que ce triste témoignage soit connu et que les suites le soient également.

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PASCAL (posté après l’article de Paris Normandie)

J’ai le même souci mdr ça fait deux ans, BRAVO La FRANCE

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S. (Posté après l’article de Contrepoints)

Pour avoir connu un imbroglio comme celui de votre fils, je peux vous dire que ce n’est pas simple. Si je suis libéral aujourd’hui c’est à cause de ce délire administratif français. J’ai dû me battre pour rester couvert et pendant 2 ans, je suis resté sans couverture maladie… Il est toujours compliqué d’avoir à faire avec des personnes qui se moquent de vos vies, du moment que la leur va bien. Il reste peu de personnes de bonne volonté mais il en reste.
Je me joins à votre peine Madame et de tout mon cœur, je vous présente mes condoléances. Je pense comme Pascal, que beaucoup de personnes qui liront votre témoignage comprendront et auront une pensée émue pour vous et votre famille.

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ROMARIC (Posté après l’article de Contrepoints)

J’ai vécu un arrêt des études et une période sans boulot. Et la sécu, je n’en ai pas eu pendant à peu près un an. Heureusement je n’ai pas eu de pépin de santé ! Mais je témoigne que le système est très mal fichu ! A un tel point qu’on devrait simplement le supprimer…Encore une fois c’est les gens entre-deux qui trinquent. Les vrais assistés pro eux sont chouchoutés ( de toutes façons c’est des pro de l’assistanat ).
Ceux qui sont entre-deux régimes ou alors qui ne rentrent pas dans la case sont mal !

Toutes mes condoléance à la famille.

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MARINA

La vie est vraiment un combat fou et le vôtre est terrible…
J’ai appris les circonstances de ce drame et cela est révoltant, je suis victime de ce problème de sécurité sociale qui m’a oubliée… J’ai de la chance d’être en bonne santé certes, et mais la vie est imprévisible et pour exemple j’ai besoin d’aller chez le dentiste mais je ne le peux pas faute de carte vitale..
En effet depuis 2 ans j’ai fait les formalités nécessaires afin d’obtenir ma couverture sociale après mes études, car avant sans emploi je dépendais du régime de mon conjoint.
Tous les documents nécessaires ont été fournis j’ai attendu 6 mois aucune nouvelle…lorsque que je les ai appelés ils m’ont dit que mon dossier avait dû se perdre, j’ai recommencé la constitution de ce dossier et depuis rien après les avoirs contactés, ils m’ont assurée qu’il m’envoyait mon attestation et ma carte. Cela fait 18 mois de ça dure ….
C’est inadmissible, le décès de Mathias m’a fait prendre conscience que la vie ne tient qu’à un fil et que bien souvent nous sommes tellement pris par le rythme de la vie quotidienne nous avons des œillères sur notre santé…
Quoi que dans notre cas nous nous soucions de cette importance médicale mais quoi faire lorsque nous sommes des oubliés du système.
Recevez toutes mes pensées, mon soutien et mon plus grand respect du combat que vous menez.

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AKI (Posté sur Doctissimo)

A mon retour d’études en Allemagne, j’ai mis 8 mois à avoir une carte vitale !!!

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Y. (Posté sur Doctissimo)

En effet, témoignage particulièrement choquant !
A la fin de mes études je m’étais moi-même retrouvé sans Sécu et carte vitale pendant plusieurs mois. Heureusement, pas de soucis de maladie chronique ni rien de spécial pendant ce temps-là.

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A.

Je sais que c’est compliqué pour des jeunes d’obtenir cette carte vitale et que le passage entre le statut d’étudiant et celui que procure les premiers boulots est périlleux! Cette histoire donne froid dans le dos! Toutes mes pensées à la maman de Mathias et à sa famille.

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B (Posté sur le Club Médiapart)

On se dit au départ que c’est juste une erreur, que son enfant est un peu « fâché avec les papiers ». En fait dès qu’il y a eu des périodes étudiantes, qu’il y a eu des villes différentes, des statuts différents, tout se complique. Un an de démarches, puis deux, Des cartes vitales envoyées mais erronées. A refaire. Et toujours des messages rassurants mais…rien. Et on espère qu’il n’y aura pas de gros pépins parce que sinon…
On en parle. On ose en parler avec quelques difficultés et on s’aperçoit que le fils d’une amie, qui est sorti du lycée, s’est inscrit en fac, donc situation simple, attend sa carte depuis 7 mois, puis un an, et cela semble en fait « courant », habituel. Et d’autres exemples sont cités. Bref, on est loin, très loin de l’exception.
Il faudrait déjà rattacher les « mutuelles étudiantes » au régime général et supprimer ces établissements mal gérés et dont l’objet essentiel n’est pas la délivrance d’un service de qualité.
Combien de jeunes dans cette situation ? Sans compter ceux, même salariés, qui ne veulent pas (peuvent pas ?) cotiser à une mutuelle. Pour la plupart, le risque est minime…sauf quand il est là !

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FABIEN (Posté sur le Club Médiapart)

C’est édifiant !!
Mes sincères condoléances
J’ai également eu des soucis similaires avec la sécu et le Rsa, avec des injonctions de remboursements (avec aucune ressource évidement), des recours sans réponse, une assistance inexistante…

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JOSEPH (Posté sur le Club Médiapart)

Ma fille s’est trouvée dans une situation identique. Fin d’études, pas de travail, fin de droits de sécu un an après. Demande de CMU, carte vitale désactivée. La CMU lui est accordée, mais à ce jour, elle n’a toujours pas reçu de carte vitale, elle fonctionne avec son attestation autrement dit heureusement qu’elle n’a que de petits bobos. Elle a fait à peu près toutes les démarches possibles, comme votre fils. Si j’ajoute qu’elle n’avait pas le même département de résidence que ses parents et qu’elle vient de réintégrer notre domicile avant de reprendre des études en septembre, ça a compliqué beaucoup de choses.
En septembre, elle devrait retrouver la sécu étudiante à l’IUT. Ouf. …et tout devrait rentrer dans l’ordre. Autrement dit, Mathias aurait dû s’inscrire à la fac sans y aller plutôt que d’être sincère avec l’administration. Ubu est roi.
Au-delà de votre insupportable et inadmissible histoire, l’accueil de tous les services est déshumanisé, les serveurs téléphoniques et les boites vocales sont des labyrinthes par lesquels vous n’atterrissez jamais au bon endroit. Les accueils physiques (téléphone ou bureau) sont assurés souvent par des gens en CDD ou des intérimaires, qui n’ont pas -visiblement- de formation ou de qualification, et la connaissance minimum de l’administration par laquelle ils sont payés pour vous diriger ou instruire correctement votre dossier.
Je pense que c’est voulu, cette stratégie du dégoût et de l’attente reportée sans cesse par des non réponses,  seuls les puissants passeront cette barrière et seront ainsi protégés par nos cotisations. Le chômage de masse ringardise des règles et des comportements inadaptés à la situation de gens sans travail, donc sans droits. Les administrations et surtout leur décideurs s’en lavent les mains, et se reposent clairement sur le caritatif pour gérer les exclus, je dis bien gérer, ce qui  veut bien dire ne pas offrir les prestations auxquelles ils ont -pour l’instant et théoriquement- le droit.
Cette loi de la jungle hypocritement appliquée a un seul nom: le libéralisme. On casse le service sciemment mais sans le dire, pour mieux le ringardiser et pouvoir le moment venu le remettre en cause au nom des dysfonctionnements créés, et privatiser, donc. Quitte à charger les lampistes: les agents d’exécution qui font avec Un service précaire pour le précaire, donc. Une honte.

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CHRISTIAN (en réponse à JOSEPH Posté sur le Club Médiapart)

Monsieur, votre analyse est juste, réaliste et citoyenne, et je la partage. Je suis retraité de la fonction publique d’Etat, je n’ai jamais accepté que le service public ne soit pas au service du public, non sans quelques problèmes. Etre à l’écoute de nos concitoyens, et qui nous paient à cette fin, reste difficile dans l’administration quand elle veut singer le privé par des audits, des études fournis par ce même privé et à des prix crapuleux.

Madame, j’ai lu votre témoignage avec mon cœur. J’en suis assez touché et solidaire.

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BARBARA (Posté sur le Club Médiapart)

Quelle tristesse infinie de vous lire. J’ai un témoignage allant dans le même sens et datant de 1997. Alors que mon départ était prévu avec le programme Erasmus (Suède) je suis sortie du système et j’ai mis une année à y rentrer au retour. Il est navrant de constater que rien n’a changé. Votre démarche est importante et je vous souhaite pleine réussite. Bien cordialement, Barbara

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B (Posté sur le Club Médiapart)

Bonjour,
Toute ma compassion pour cette terrible nouvelle. Quel  scandale dans un pays où soi-disant le système de protection sociale et de santé est exemplaire! Si vous en avez le courage, il me semble indispensable de contacter un avocat pénaliste et d’attaquer la CPAM pour non-assistance à personne en danger. Votre préjudice est terrible et sans prix mais une telle attitude de la CPAM est inadmissible et doit être sanctionnée. Combien de jeunes se trouvent dans ce cas de figure car je découvre pour ma fille qui décroche de la fac et qui se remet à un CAP (pas enseignement supérieur donc pas de sécu étudiante), que parce qu’elle a plus de 20 ans, elle ne peut plus être prise en charge sur ma sécu!

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CORINNE

Bonjour

Je viens de lire ce qui est arrivé à Mathias, ma fille Alice a eu du mal à retrouver une inscription sécu à la fin de ses études. Notre chance c’est qu’elle n’avait pas de problème de santé.

Après moult appels téléphoniques à la sécu, puis à ma mutuelle, enfin j’ai appris que je pouvais la couvrir comme ayant droit, je vous souhaite beaucoup de courage pour surmonter cette épreuve.

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YVES S.

Je ne sais pas trop quoi dire sur mon cas de retrait de la carte vitale, cet évènement est lié à mon retour en France après 3 ans passés à l’étranger en tant qu’étudiant. J’ai essayé d’oublier au maximum cette période désagréable, et ça a en partie fonctionné, car j’ai été dans le brouillard les semaines qui ont suivi mon hospitalisation (thyroïde déréglée).

Pour résumer dans les très grandes lignes : j’ai fait une année Erasmus  à l’étranger. L’administration a bien fonctionné durant cette année, avec beaucoup moins de paperasse que prévu. C’est ensuite, quand j’ai voulu rester sur place que ça s’est compliqué. Il me fallait donner de nombreux documents à plusieurs administrations françaises et étrangères. Et le serpent se mordait la queue.
Si par exemple il me fallait les documents A, B et C :
Pour avoir le A il fallait le B
Pour avoir le B il fallait le C
… et pour avoir le C il fallait… le A.

En haut de cette chaîne de documents il y avait le diplôme de la fac française. Je n’ai pu avoir ce document qu’au bout d’une bonne année, ce qui a retardé toutes les autres démarches : pas d’inscription à la fac à l’étranger, donc pas de possibilité de participer aux examens, et donc pas de preuve d’activité sur le territoire nécessaire pour la préfecture. Document nécessaire pour vivre à l’étranger et… pour la Sécu.

A un moment donné je suis tombé sur un fonctionnaire obtus  qui m’a clairement fait comprendre qu’il ne voulait pas d’étranger sur son territoire, et menaçait de me faire expulser. A partir de là, j’ai préféré rentrer en France.

Se sont alors passés plusieurs semaines (je ne sais plus combien, J’ai tellement voulu oublier cette période que je ne rappelle même plus si j’étais à la LMDE ou la SMENO, (les deux grandes sociétés à l’époque, je ne sais pas si c’est toujours le cas) et j’ai reçu un courrier de ma mutuelle étudiante me déclarant que je n’étais plus couvert, n’étant plus étudiant. Ils me demandaient de leur retourner ma carte vitale.

Je n’ai pas eu de conseil de leur part quant à la démarche à suivre pour me réactualiser. Le temps que je fasse les démarches et que la Sécu réagisse,  pour me réintégrer, ce qui a été très long,  je me suis retrouvé à l’hôpital. C’est l’assistante sociale du CHU qui a réussi à débloquer la situation.

Votre message est aussi troublant pour moi, car quelqu’un qui m’est cher vient tout juste d’être diagnostiqué du diabète.
J’ai malgré tout eu un sourire (amer !) en lisant le passage sur les 12 travaux d’Asterix : c’est en effet une analogie qui m’est souvent venue en tête et que me semble plus qu’appropriée.

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MARJORIE (EUROPE1)

Bonjour Véronique,

Je me permets de vous contacter suite à votre intervention de ce matin sur Europe 1. Ma mère m’a fait savoir que vous avez besoin de tout témoignage concernant des problèmes de sécurité sociale.

Je m’appelle Marjorie j’ai 24 ans. J’ai quitté le domicile de mes parents pour mes études à Toulon à mes 18 ans, puis je suis partie étudier 2 ans en Angleterre.

Ayant besoin de soins dentaires très réguliers et ayant différents problème de santé;  je me suis rendue compte lors d’un de mes retour en France, que j’avais passé plus d’un an et demi sans être couverte par la sécurité sociale, le motif étant que je ne rentrai pas tous les weekends chez mes parents. Après mes études, je suis rentrée en France où malgré mes nombreux courriers et déplacement à la SS rien ne s’est débloqué.

Je suis restée 7 mois puis finalement j’ai trouvé du travail et j’ai déménagé en Australie pendant 2 ans et demi ce qui à repoussé le problème… à aujourd’hui!

Depuis que je suis rentrée, cela fait 5 mois maintenant, je suis replongée dans mes problèmes d’assurance maladie. Je n’ai le droit à rien, puisque j’ai travaillé à Sydney ces dernières années. Mon seul moyen d’avoir une assurance et de retrouver du travail, ce qui en ce moment n’est pas évident… Ou bien je dois payer une somme mirobolante (que la personne travaillant à la SS m’a conseillé de ne pas payer) sachant que je n’ai que mes économies pour le moment, je ne peux pas toucher d’argent de la part de l’état étant donné que je n’ai travaillé qu’en dehors de la France.

Voilà, tout ça semble assez minime mais j’espère que ma désastreuse expérience vous permettra d’ajouté un élément de plus pour votre combat.

J’espère que beaucoup de gens répondront à votre appel, bon courage et merci!

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DOMINIQUE

Bonjour,

Moi aussi je suis une maman qui a eu des peurs rétrospectives heureusement
sans conséquences graves.
Mon fils Rémi a eu des soucis lors du passage d’un examen de fin d’étude. Il
a été collé pour une note éliminatoire à un oral qui se passe sur la
constitution d’un dossier suite aux différents stages exécutés au cours de
ces études avec une moyenne proche des 12/20. Bon bref, cela a bloqué sa
poursuite d’étude pas d’admission en fac ou ailleurs, pas de redoublement
possible en école cette matière n’est que peu abordée en cours et peu d’aide
lui avait été apportée, il s’est inscrit au CNED pour faire quelque chose et
finaliser seul son diplôme. Le CNED ne lui a pas donné de dossier sécurité
sociale….. Jusqu’au jour où il est allé voir son médecin pour un
certificat médical de bonne santé pour un travail et où nous sommes aperçus
qu’aucun remboursement ne venait après renseignements sans que personne ne nous
prévienne nous avons vu qu’il n’avait plus aucune couverture sécurité
sociale malgré qu’il se soit aussi inscrit à pôle emploi, la galère car
sans diplôme pas de travail!
Pendant un an nous avons payé une mutuelle (pour rien) alors que les droits
sécurité sociale de mon fils étaient éteints sans que personne informe
personne.
Pourquoi chaque caisse lorsque les droits de la personne sont finis
n’enverrai pas un certificat de radiation à l’assuré l’informant de ses
droits et ses devoirs, cela serait si simple ! Actuellement tout est rentré
dans l’ordre il travaille.
Mais pensons à ce passage étude/travail qui peut durer plusieurs mois avant
d’obtenir un travail et où les personnes n’ont aucune couverture sociale.

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PIERRETTE

Je suis tombée par hasard sur votre site et j’en suis vraiment ému. Cette histoire est tout bonnement terrible, d’autant plus qu’elle fait écho à la situation dans laquelle se trouve aujourd’hui mon ex petit ami.

Heureusement pour lui, il n’est pas malade et arrive à s’en sortir, mais cela fait bientôt 2 ans que son dossier tourne en rond. La « faute » à de trop nombreux changements de caisses dont il n’a jamais été informé : d’abord la LMDE qui le radie sans jamais le lui notifier, puis un transfert au régime des indépendants car il a eu quelques mois d’activité d’autoentrepreneur, puis il a fallu constituer un dossier à la CPAM. Les premiers temps se déroulent bien, le dossier avance, on nous demande de renvoyer sa carte vitale et une photo pour qu’il en reçoit une nouvelle… et depuis plus rien ! Malgré de nombreux appels auprès de la CPAM et de la caisse des travailleurs indépendants, il n’existe nulle part et personne ne semble capable de régler le problème ! Bref, un véritable casse-tête chinois.

Quoi qu’il en soit je vous souhaite bien du courage dans cette terrible épreuve…

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XAVIER
(département 92)

C’est avec une grande émotion que j’ai lu l’histoire de Mathias, et j’ai du mal à vous exprimer à quel point je suis choqué et désolé que cette situation ait pu avoir un dénouement aussi tragique. J’ai hésité à vous écrire car même ayant vécu une situation similaire, je suis un peu gêné de la comparer à celle que vous avez vécu.

Après mes études j’ai rapidement trouvé du travail suite à un stage que j’ai obtenu pendant ma dernière année. J’ai gagné ma vie j’ai eu quelques problèmes de santé (couronnes dentaires, colopathie fonctionnelle, angines, bronchites, une fracture, des sutures en urgence suite à un petit accident, …) et je me suis rendu compte que je n’étais plus rattaché à aucun régime de sécu lorsque j’ai du me faire rembourser 1000€ de frais dentaires.

Dès ce jour à commencé un parcours du combattant. Je me suis rendu une vingtaine de fois à la sécu et toutes les adresses de bureaux dans le 92 ou on m’envoyait. J’ai envoyé des dizaines de courriers. J’ai dû prendre des jours de congés, je n’ai jamais été remboursé de mes consultations et médicaments lorsque j’ai été malade. Cette situation a duré pour moi plus de 4 ans (entre 2006 et 2011).

Évidement on me disait que je pouvais jeter les feuilles de soin de plus d’un an car elles ne me seraient jamais remboursées.

Entre 2 boulots, je me suis enfin retrouvé avec une semaine de battement. Le lundi je suis allé au centre cpam de ma ville à l’ouverture et je leur ai indiqué que j’y passerais la semaine s’il le fallait pour qu’on solutionne mon problème. Je suis reçu par une personne qui m’indique qu’elle ne comprend pas, que pour la sécu je n’existe tout simplement pas (j’ai avec moi mon ancienne carte vitale, mon numéro de sécu, une carte d’identité, un passeport, le livret de famille de mes parents, les attestations de rattachement de mutuelle quand j’étais mineur, …) et qu’elle ne peut pas résoudre mon problème.

Le lundi soir, je me laisse faire, et dans une situation totalement décontractée 2 employés « costauds » mon porté à l’extérieur pour pouvoir fermer les bureaux. Cela s’est passé presque dans la bonne humeur, ils étaient désolés de ne pouvoir régler cette situation qu’ils ne comprenaient pas.

Le lendemain à l’ouverture je reprends un ticket et une « cadre » m’aborde en me disant qu’elle a appris que j’étais prêt à passer la semaine ici et qu’elle voulait m’aider (une amie journaliste m’a dit qu’elle viendrait le mercredi prendre des photos et écrire un article si la situation ne se débloquait pas).

Je m’installe dans son bureau, elle prend mon numéro de sécurité sociale et pendant près d’une demi-heure cherche dans le système informatique. Elle finit par me demander si j’ai toujours mon ancienne carte. Fait en sorte que je puisse l’utiliser mais m’indique qu’elle a fait une demande pour une nouvelle. Et m’annonce que mon problème est réglé.

Je suis bouche-bé, je lui redonne tout le périple que j’ai dû suivre, je lui demande comment mon problème n’a pu être réglé plus tôt et elle m’annonce : « Je n’ai pas le droit, mais surtout j’ai bien trop honte de vous dire ce qui posait problème, je suis désolée »

Je ne pense pas être le seul à avoir eu ce genre de problèmes, j’entends tous les jours des histoires de dysfonctionnement de l’administration. Le préjudice dans ma situation n’est que d’ordre financier (près de 3000€ selon mes comptes) et est incomparable avec votre perte. Je voulais surtout témoigner pour appuyer le fait que notre système est totalement défaillant et qu’il ne faut pas que de nouveaux drames se produisent.

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REBECCA L.
(Le Havre)

Pour ma part l’obtention d’une nouvelle carte vitale après les études a été difficile et assez long. De plus, ma caisse d’assurance maladie étudiante (pour ma part la smeno) m’a informée à la fin de mes études que je n’aurais pas dû être assurée par eux mais pas la sécurité classique, car je travaillais à côté de mes études et je dépassais le seuil du nombre d’heure où il assurait.

A l’inscription à la faculté on te demande de verser une cotisation pour adhérer soit à la smeno, soit à la LMDE, que j’ai dû payer forcément, et qui ne m’a jamais été remboursée par la caisse d’assurance maladie classique comme me l’a expliqué la smeno. Certes, se fût un premier problème, mais ça n’a pas été le seul….

A la fin de mes études il a bien fallu faire un changement de régime, pour que je sois remboursée en cas de problème…mais je ne savais pas que cela serait une aventure pierreuse et longue… Une fois les études finies me voilà parti à la caisse d’assurance maladie la plus proche de chez moi, on m’indique les papiers à fournir et à remplir pour l’obtention de cette fameuse carte verte.
Le temps de réunir ces documents, quelques jours plus tard me voilà de retour a cette caisse où l’on m’informe que la création de mon dossiers prendra quelques jours. Au bout de quelques semaines sans nouvelles de leur part, je décide de me rendre de nouveau à la caisse…où je suis accueillir par une personne peu aimable, qui m’annonce qu’il manque des papiers pour finaliser mon dossiers. En effet, il manquait les trois derniers bulletins de salaires alors qu’à ma premier visite il m’a été demandé les trois premiers bulletins de salaires ou inversement (je ne me souviens plus vraiment), mais il manquait trois bulletins de salaires.

Le lendemain, je me rends de nouveau à la caisse, je fourni ces documents. Quelques jours après je reçois un courrier m’annonçant que certains de mes papiers ont été perdu et qu’il faut que je donne encore une fois ces trois bulletins et un justificatif de travail avec la date d’entrée dans l’entreprise (attestation ou contrat) que j’ai déjà donné…. Pas d’énervement, je me dis que cela peut arriver, je leur redonne donc ces fameux documents. L’aventure ne s’arrête pas là, ça aurait été un peu trop simple…

Toutes les semaines je recevais des courriers m’indiquant soit que j’avais mal rempli un papier ou qu’il manquait un document, mais pendant ce temps-là toutes mes visites chez le médecin n’étaient pas remboursées sans parler des médicaments. Et heureusement qu’il ne m’est rien arrivé pendant cette période d’attente de changement de régime. Quelques mois (entre 7 et 8 mois) après la première visite me voilà pris en charge par l’assurance maladie classique, me voilà une citoyenne normale pouvant aller chez le docteur et n’ayant plus peur qu’en cas d’accident l’addition sois élevée…..

Est-ce normal que ce changement de régime ait pris autant de temps? Je ne suis pas sûre…..surtout que de nos jours cette fameuse carte vitale comme son nom l’indique peut être et doit être vitale !!!!!

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MARIE-THÉRÈSE

Je suis scandalisée de voir qu’aujourd’hui pour des raisons de normes administratives et par manque de lien et de communication entre les différentes corporations ou partenaires pour répondre aux besoins mais aussi aux attentes de traitement vital comme pour cet Etudiant : faute de carte vitale et par conséquent fautes de soins…

Dans quel monde sommes-nous? Soit disant civilisé et dans l’un des pays qui parle des droits de l’homme? Et les devoirs des professionnels de santé qu’ils soient médecins, Infirmiers ou administratifs intermédiaires comment se cantonner à agir ou non faute de procuration (carte vitale) ?

De quoi on peur tous ces administratifs pour s’empêcher de faire le nécessaire? Comment rester dans l’indifférence à ce point? A force de normes, de réglementations en vigueur, de procédures et processus….On en oublie le genre humain et sa vulnérabilité… Où est passé la morale et la logique dans le monde de l’éducation sans penser la nécessité de reconnaitre la vulnérabilité de l’Etre humain et les risques qui en découlent faute de délivrance de papiers pour vivre ou survivre?…Ce fait montre l’absurdité non pas du système mais de ceux qui ne pense pas l’acte… A réfléchir pour éviter l’indifférence!

Concernant la carte vitale étudiante sans oublié l’assurance ( smeno) , mon fils ainé malgré son statut en norme et pour avoir fait le nécessaire en début d’année comme ayant droit , il lui a fallu un an pour obtenir sa nouvelle carte. Serait-il possible que celle-ci soit délivrée lors de l’inscription à la fac ou au moins que soit enregistré la demande et l’ouverture des droits à la sécurité sociale et à la mutuelle étudiante en même temps?

Autre suggestion, mettre un conseiller de santé pour informer les jeunes concernant les démarches administratives à l’entrée en fac et afin de leurs donner des repères et des conseils en Accompagnement thérapeutique si nécessaire permettrait d’éviter les erreurs ou risques encourus.

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MARIE P.
(Boulogne Billancourt)

Je peux vous apporter mon témoignage si cela peut vous aider, j’ai moi-même eu d’immenses difficultés à obtenir ma carte vitale. Ça a été la croix et la bannière pour l’obtenir et passer du régime étudiant au régime général. 5 ans à devoir avancer les frais des soins, des rdv médicaux, et d’une hospitalisation, l’enfer suite au changement de régime « étudiant -/- régime général « .

J’ai cependant fini par être affiliée à la sécu mais pas tout de suite, ça a pris 1 an au moins, durant ce temps pas de remboursement. Après cette année de galère, j’avais une attestation à renouveler tous les 2 mois, ce qui me permettait d’être enfin remboursée, après l’envoi des feuilles de soins, il m’a donc fallu avancer tous mes frais de santé durant tout ce temps. Même si pour moi ça a été la galère, j’avais la chance d’être en bonne santé… Comment de telles situations sont possibles ???!!!!

Si je peux vous aider, et aider à faire en sorte que de telles situations aux conséquences – comme ça l’a été pour vous – dramatiques ne se produisent plus, ce sera avec « plaisir ».

Bon courage, mes pensées vous accompagnent.

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CATHERINE

(Le Plessis Robinson)

Vous me demandiez comment ça c’était passé pour notre fils aîné : Cela a été long aussi, mais moins que pour son frère. Ce qui a simplifié les choses, c’est qu’à l’époque, nous avions encore un centre de Sécurité Sociale tout près de chez nous, dans la ville, et que les personnes qui travaillaient là, étaient des personnes qu’on connaissait et qui nous aidaient dans nos démarches, avec une vraie relation humaine.

Maintenant, il n’y a plus de centre de Sécurité Sociale tout près, l’autre est à Chatenay-Malabry. (J’habite au Plessis Robinson).

C’est plus loin et plus compliqué pour y aller. On ne connait pas les personnes qui y travaillent. Les échanges sont donc plus froids. Et se déplacer à chaque fois n’est pas toujours facile, faire la queue…et, etc. Alors, on téléphone, et là, c’est un coup de dés, soit on tombe sur quelqu’un d’aimable et de compétent, soit non…C’est, hélas, assez fréquent, surtout en ce qui concerne l’amabilité.

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QUESTION DE VÉRONIQUE, LA MAMAN DE MATHIAS

Vous évoquez dans votre mail le cas de votre second fils, qu’en est-il pour le premier? Combien de temps a-t-il attendu avant de récupérer ses droits à la CPAM ?

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CATHERINE
(Le Plessis Robinson)

Nous sommes bien placés pour parler des difficultés et lenteurs administratives de la Sécurité Sociale. Je me suis beaucoup occupée des dossiers de mes deux fils. Les choses ont toujours été longues et compliquées, surtout lorsqu’il s’est agi de les faire passer du statut d’étudiant à celui de salarié; c’est-à-dire passer de la Smerep à la CPAM. Comme je connaissais bien la procédure, l’ayant vécue avec notre fils aîné, j’ai pu faire un dossier irréprochable pour le plus jeune. Son enregistrement à la CPAM a donc été relativement rapide, environ 15 jours – 3 semaines.

Là où les choses se sont compliquées, c’est lorsque il a fallu activer et actualiser sa carte vitale, qui avait été éditée quelques années plus tôt par la SMEREP. Je savais, par expérience, et parce que la CPAM elle-même me l’avait dit pour notre fils aîné, qu’il était très difficile de faire la mutation de la carte vitale SMEREP à la carte vitale CPAM.

Après plusieurs déplacements, des files d’attente, des essais divers, la CPAM a fini par convenir que cette mutation ne marcherait pas, a pris la carte vitale SMEREP pour la détruire et m’a dit qu’il allait falloir en refaire une nouvelle, spécifiquement CPAM. Il fallait donc encore attendre qu’on nous adresse un dossier à remplir et à renvoyer pour la confection de cette carte.
Ce dossier est enfin arrivé fin février. Connaissant les délais habituels, nous avons renvoyé ce dossier dûment rempli au plus vite, c’est-à-dire, dans les 2 ou 3 jours suivant sa réception.
Fin Avril, ne voyant toujours pas la carte vitale arriver, nous avons appelé la CPAM. Il nous a été répondu que la carte venait d’être expédiée et que nous allions la recevoir d’ici une dizaine de jours.
Aux environs du 10 Mai, ne voyant toujours pas la carte arriver, nous avons rappelé la CPAM qui nous a dit que la carte devait être perdue, qu’il aurait fallu surveiller notre boîte à lettres ( notre hall d’immeuble étant accessible avec un badge et très sécurisé, je ne vois pas ce que nous aurions pu faire de plus, à part  » camper  » devant la boîte ou encore  » fliquer  » le circuit de la Poste !!! ) Qu’ils la désactivaient et qu’il fallait de nouveau attendre un nouveau dossier pour refaire faire une nouvelle carte vitale.

J’ai donc fait rédiger à notre fils une lettre un peu  » énergique  » à la CPAM, leur demandant de bien vouloir régler le problème dans les meilleurs délais, compte tenu du préjudice.
Quelques jours après l’envoi de ce courrier, nous avons rappelé la CPAM, qui nous a confirmé qu’il fallait attendre le nouveau dossier, et qu’en attendant, il était possible de télécharger une attestation sur le site ameli.fr. Or, curieusement le jour même, la nouvelle carte vitale était au courrier, sans que nous ayons reçu un nouveau dossier à remplir. Peut-être que notre lettre un peu énergique, mais aussi tant soit peu exaspérée, avait fait accélérer les choses. On ne saura jamais…
En tout, entre les premières démarches d’inscription et la réception de la carte, il aura fallu presque 5 mois. Nous commencions à désespérer de ne jamais la recevoir un jour.
Et, si cela se trouve, notre fils reprenant un statut d’étudiant à la rentrée, il faudra tout refaire dans le sens inverse !!!

Par chance, notre second fils vit encore chez nous. Nous avons pu lui faire l’avance de ses frais médicaux et surtout, il n’a eu aucun problème de santé grave pendant toute cette période.
C’est pour cela que, vers la fin du traitement de ce dossier, sachant ce qui était arrivé à Mathias, j’ai pensé que nous n’avions pas à nous plaindre. Mais j’ai aussi pensé que compte tenu des problèmes graves de santé de Mathias, cette situation n’aurait jamais dû se produire et que tout cela était consternant et, bien sûr, dramatique.

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ALEXIA (Posté après l’article de Paris Normandie)

Cela ne m’étonne pas. Moi cette année, j’ai été hospitalisée aux urgences de l’hôpital de Dieppe car j’ai eu un accident à mon domicile et trois jours après être rentrée chez moi, j’ai reçu un courrier de l’hôpital me disant que je n’avais plus de sécurité sociale depuis le 1er janvier 2014 alors que je n’ai pas été informée. Depuis, j’ai fait des démarches car je suis tenace et j’ai enfin retrouvé ma sécu mais seulement depuis mi-avril car j’ai menacé de porter plainte.

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MARIANE

Bonsoir Véronique,
J’ai lu le calvaire qu’a subit votre fils Mathias et sa disparition dans les circonstances citées qui m’ont attristées et révoltées aussi car l’ attribution de la carte vitale est un parcours du combattant pour tout futur assuré !
Et surtout pour les étudiants qui quittent le cursus des études!
Comment à ce jour il se peut que la santé de ces jeunes qui ont comme votre fils une maladie grave qu’est le diabète insulino-dépendant soit exclu du système de couverture sociale ??

Je précise que mon fils a aussi été victime du système et a commencé à travailler à 18 ans et fait 3 fois son dossier que la CPAM avait perdu et il a attendu près de 3 ans pour avoir sa carte vitale mon fils laissant le temps passer, et a dû payer les consultations et médicaments lorsqu’il a été malade durant cette période !! Inadmissible !!!
D’après les différents témoignages c’est incroyable le nombre de personnes concernées!!
Je suis aide-soignante depuis 39 ans bientôt et de par ma sensibilité j’ai toujours été proche des patients et de la maladie ainsi que des soucis qu’ils rencontrent face aux administrations pesant ainsi sur leur moral !!!!

Je trouve très courageux de votre part de souhaiter faire bouger les institutions concernées et je vous soutiens totalement et de ce fait j’ai signé la pétition et appelé mes amis sur facebook qui n’ont pas hésité à vous soutenir de par leurs signatures.
Vous êtes très courageuse et si je peux vous aider ce serait un honneur de vous seconder en la mémoire de Mathias !! Sincèrement!!
Cordialement.

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VÉRONIQUE

Bonsoir Madame,

Tout d’abord, je vous adresse mon courage mon affection. Je vous porte mon témoignage, mon fils ainée à la sortie de son BTS  fin juin 2010, et il commence à travailler la mi-juin 2010. Octobre son employeur lui fait signer son CDI. A savoir que depuis juin 2010 il bénéficie de la mutuelle d’entreprise qu’il paie chaque mois.  Donc en principe si on a une mutuelle on a la sécu !

Et mi 2011, mon fils a un soucis de santé, va chez le médecin. Le médecin est là, galère, sa carte vitale fonctionne chez le médecin, la pharmacie aussi mais quelque mois après !!! On reçoit un courrier en nous disant qu’il y a un souci. Je vais dans une permanence sécu ! Et là j’apprends que mon fils n’est pas connu de chez eux ! Et ils me disent même que mon fils ne doit pas être déclaré par son employeur !!!

Une fois les fiches de paie sous le nez, il travaille dans une grande enseigne.  Là ils me disent que son entreprise n’ont pas fait les papiers pour le déclarer auprès de la sécu !!!  La personne de son entreprise dit le contraire !!!  Résultat des courses faudra attendre début 2012 pour que tout soit corrigé !!!

Mon second enfant a une ALD, on vient de lui renouveler, il est à la sécu étudiante. Je sais que le renouvellement de l’ALD on doit l’envoyer à la sécu étudiante au médecin conseil, qui celle-ci la renvoi au médecin conseil de la CPAM. !!!  D’ailleurs je m’inquiète pour quand il va s’arrêter ces études.

Je pense à mon avis, qu’il faudrait laisser les enfants étudiants sur la sécu des parents jusqu’à la fin de leurs études, ils bénéficieraient de l’ayant droit des parents et d’un autre côté après il y aurait pas de drame, ce drame  pour les basculer sur la CPAM à leur nom, une fois les études terminées.

On peut garder son enfant étudiant sur notre mutuelle (celle des parents) donc pourquoi pas la sécu ???

A savoir, que la première année que l’enfant s’inscrit à sa sécu étudiante, l’enfant ne peut pas en bénéficier pendant plusieurs mois !!! D’ailleurs pour mon troisième que l’on vient d’inscrire pour ses études supérieures, on vient de donner tous les papiers à son établissement, l’établissement m’a dit qu’ils feront partir les papiers que courant octobre aux différents sécus étudiantes!

Comment allons-nous faire pour renouveler son traitement qu’elle a au mois !!!

Je vous adresse mon affection et mon courage

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CHANTAL (Posté après l’article du Nouvel Obs.fr)

Chère Madame,

Mon fils s’appelle Matthias – il a l’âge du vôtre – il a été étudiant puis intermittent du spectacle… il a vécu des heures d’angoisse et de colère avec l’ANPE et la sécu – heureusement, il n’est qu’asthmatique – mais le mot dysfonctionnement est bien faible; l’attitude des agents de l’administration est scandaleuse! – Il a vécu de sandwichs et kébab pendant quelques années, ne voulant pas dépendre de nous, fort de se débrouiller seul -la carte vitale, il ne connaissait pas mais il connaissait ceux qui bénéficiait de la CMU !- J’ai souffert de ses colères et du refus d’aide – il était devenu un révolté, prêt à tout casser – Je comprends votre douleur et signe la pétition. »

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F. (Posté après l’article du Parisien)

Mon fils qui est en apprentissage l’attend aussi, il n’a pas sa carte vitale depuis 1 an !

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LOUIS (Posté après l’article du Nouvel Obs.fr)

Bien le bonjour.
Pour ma part, lorsque j’étais étudiant, il m’a fallu m’inscrire dans l’une des deux uniques mutuelles que l’on me proposait : la LMDE.
On me demandait de leur donner ma carte vitale et que j’en aurais une toute neuve, toute belle.
Cinq ans et de nombreuses vaines tentatives administratives, je l’avais enfin.
Cinq années…

Deux mois plus tard, je finissais mes études.

Aujourd’hui, je suis chômeur et je n’ai donc normalement plus cette couverture. Cependant… la sécurité sociale ne peut rien faire pour moi : ils ne savent PAS dire si je suis encore assuré ou non. Du coup, je suis moi aussi dans l’impasse.

Vous n’êtes pas seuls, hélas.
Cordialement.

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PATRICIA (Posté après l’article du Nouvel Obs.fr)

Toutes mes condoléances ….

Je trouve cela révoltant, il n’y a pas de mots assez fort pour exprimer sa colère.

J’ai deux filles DID toutes deux depuis l’âge de 5 ans.

Lorsque ma deuxième fille a intégré la FAC il y a deux ans que de problèmes avec leurs sécu étudiante et mutuelle. A ce jour nous sommes toujours en conflits, nous n’arrivons pas à nous faire rembourser nos dépenses et prendre en charge son traitement et autres or ma fille est à 100°/° depuis sa déclaration de diabète en 1998.

En Octobre 2013 lors de sa rentrée en 2èmmè année de licence, la mutuelle: la LMDE  nous réclame un nouveau protocole de soin au diabétologue  soit disant l’ancien est trop vieux :1ére nouvelle .. Nous faisons le nécessaire et nous obtenons malgré l’étonnement du diabéto un nouveau protocole de soin daté du 14/01/2014 .

La LMDE a le culot de nous signaler, que le dossier doit passer en commission pour acceptation, Tel ne fut pas ma surprise.

Nous avons eu la réponse courant avril 2014 « foutage de gueule « et la meilleur c’est que pour eux ma fille est diabétique que depuis le 14/01/2014 .Honteux tout ce qui est antérieur à cette date n’est pas pris en charge.

C’est vraiment insensé de plus nous n’avons pas le choix, c’est obligatoire … Les mutuelles et sécu étudiants c’est de la Merde ,

Galère pour transfert de dossier entre la CPAM et la sécu étudiante et regalère pour revenir au régime normal CPAM.

Je me joins à vous de tout cœur en espérant que nous pourrons faire bouger les choses ….

Bon courage à vous..

Vous pouvez me joindre sur l’adresse mail ci-dessus.

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R. (Posté sur http://actu-politique.info)

J’étais dans la même situation que ce jeune homme : quelques mois après la fin des études, faute d’avoir un emploi m’ouvrant des droits, je n’existais plus dans la base de données de la Sécu. Pire : j’avais perdu ma Carte Vitale. Il m’a fallu 7 mois (avec relances régulières) pour obtenir un duplicata.

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ANCIENS ÉTUDIANTS AYANT UNE ATTESTATION DE SÉCURITÉ SOCIALE MAIS PAS DE CARTE VITALE : ILS DOIVENT AVANCER LES FRAIS

 

JULIE

Je n’ai jamais perdu mes droits à la sécurité sociale mais cela fait 8 ans que je n’ai plus de carte vitale.

En 2ème année de fac j’ai fait un service civique volontaire. Le responsable de l’organisme me demande ma carte vitale car mon statut va changer et je vais changer de régime social. Mon volontariat prime sur mon statut étudiant. L’organisme qui m’accueillait en SCV devait s’occuper de tous les papiers. Huit mois plus tard, fin de mon service civique, toujours pas de carte vitale.

Je dois réintégrer la LMDE. Demande de renouvellement de ma carte vitale, 6 mois plus tard, ils me renvoient mon dossier parce que ma photo n’est pas aux nouvelles normes. Je renvoie une photo en règle, un an plus tard je n’avais toujours pas reçu ma carte vitale. Je déménage, master, nouvelle ville…. Je reste à la LMDE, rebelote nouvelle demande de dossier de carte vitale.

Même scénario, je ne l’ai jamais reçu malgré les relances. Je termine mes études 3 ans plus tard et je suis tout de suite salariée. J’intègre la CPAM sans difficulté, je remplis un dossier de demande de carte vitale, un an plus tard un autre, et il y a quelques mois encore un…

Je n’ai jamais perdu mes droits donc je suis couverte par une attestation, mais je dois avancer tous mes frais de santé et faute de carte vitale les remboursements sont très longs, j’hésite à me faire soigner la plupart du temps, mais pour l’instant je suis en bonne santé…

Je suis la sœur de Mathias.

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ÉLODIE

Bonjour Madame,

Tout d’abord, je tiens à vous dire à quel point je suis navrée pour vous, votre fils, votre famille.

Je ne suis pas tout à fait dans la situation de votre fils. Heureusement, j’ai toujours bénéficié de la couverture sociale sans interruption. J’ai simplement un problème de carte vitale. Suite à une année de césure dans mes études où je suis partie vivre en Angleterre, j’ai eu un souci de mise à jour de ma carte vitale. Entre la LMDE de Caen (ancienne ville où j’ai fait mes études) et la LMDE de Angers (nouvelle ville de mes études) il y a eu un problème de passation de dossier ce qui en a résulté 3 ans sans carte vitale. Donc je me débrouille avec les feuilles de soin. Le problème c’est d’avancer toujours l’argent avant les remboursements. Voilà mon histoire, je ne sais pas si cela peut vous aider, en tout cas je vous souhaite bon courage dans votre démarche Madame.

Bien cordialement,

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A. (Envoyé à « C’est au Programme » sur France 2)

Moi j’ai fait ma demande de carte vitale en janvier, j’ai eu mon attestation en avril et nous sommes en octobre, je n’ai toujours pas reçu le document à renvoyer pour recevoir ma carte vitale.

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TÉMOIGNAGES RECUEILLIS PAR LA FAGE

(Fédération des Associations Générales Étudiantes)

http://www.fage.org/news/actualites-fage-federations/2014-01-30,fage-mutuelles-etudiantes-les-etudiants-ont-droit-a-une-vraie-secu.htm

VÉRONIQUE, Nice

Mon fils ainé est resté plus d’un an sans sécu après ses études , car très compliqué pour retourner à l’assurance maladie ! Je pense que c’est compliqué la sécu étudiante , cela devrait rester au même endroit ! Inquiétant quand un jeune a des soucis de santé , comme le diabète, l’asthme , et autre maladie devant avoir des soins quotidiens ! c’est une vraie galère à gérer !!!

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JULIEN

Je deviens étudiant salarié, et la mutuelle étudiante tarde encore à passer mon dossier à la CPAM. Résultat : je n’ai plus de sécurité sociale depuis le 1er janvier, je dois avancer tous mes frais médicaux et de pharmacie. Avec mon salaire de 100€ / mois c’est vrai que le tiers payant c’est un luxe.

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ANNE LAURE

Impossibilité de les joindre! Pas de ss étudiante étant au pôle emploi, mais obligatoire de devoir s inscrire avant de fournir la notification d inscription. Que le pôle emploi a mis 4 mois a me donner. Puis a la suite la LMDE n a pas débloqué mon dossier, donc en 2013 de janvier a juin je n étais pas inscrite a la sécurité sociale…

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LÉONARD

Connaissance de plusieurs personnes se faisant balader depuis plus de 18 mois entre l’assurance maladie, et la mutuelle étudiante, car « nous ne sommes pas responsable de ça allez voir avec les autres » (remplacer « nous » par assurance maladie OU la mutuelle étudiante, et « les autres » par l’inverse).

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EMMANUELLE

beaucoup d’incompréhension sur ce système lorsque j’étais étudiante et un gros manque d’informations à la fin des études. Des soucis ensuite pour être de nouveau rattachée au système général.

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NICOLAS

Trop de galères passées à essayer de joindre ma mutuelle, trop de galère à revenir dans le système général en fin d’études!

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MARIE

les démarches d’affiliation à la sécurité sociale au régime générale sont périlleuse lorsqu’on quitte le système étudiant, on peut rester sans mutuelle, sans le savoir car la mutuelle étudiante ne nous prévient pas.

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CLARISSE

Des frais médicaux non remboursés, ou remboursés plus de 6 mois après. Je suis prise en charge par pôle emploi pour ma formation donc je devrais bénéficier du régime général mais comme cela prenait trop de temps et que pôle emploi n’était pas très coopérant , j’ai souscris à la mutuelle étudiante pour avoir quand même une couverture sociale.

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MANON

Pour l’instant je n’ai pas eu de souci mais mon frère si. La LMDE a perdu son dossier, il a du le refaire. En attendant il a du aller au dentiste et l’a payé le prix fort. Il est resté 2 ans à l’IUT puis a arrêté ses études pour trouver un travail. Il fallait qu’il revienne à la sécurité sociale « normale ». Ça a pris un temps fou et en attendant, il ne pouvait pas voir de médecins ou de spécialistes de santé dans le cas où il ne serait pas remboursé car comme tous les jeunes, on est pas riches !

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FANNY

Je soutiens vivement cette cause qui me touche particulièrement… Lors du retour à la sécurité générale (CPAM) j’ai dû attendre près d’un an le transfert et le changement de carte vitale… La LMDE n’avait pas fait les démarches nécessaires… Lors de ma nouvelle inscription à la LMDE, mon dossier n’a pas été pris en compte malgré l’encaissement du montant demandé pour être assurée… Pas de remboursements pendant plus de 3 mois… Bref… SOUTIEN!!!!!!!

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ERELL

Après un passage à la fac qui m’a permis de m’inscrire à la LMDE, je suis entrée en prépa dans une école privée, perdant mon statut d’étudiante. J’ai donc du retourner à une gestion par la CPAM au titre de chômeuse puisque j’avais travaillé l’été, en étant couverte par la mutuelle de mes parents mais via la LMDE. Un statut « bâtard » qui m’a valu de nombreuses visites et de longues heures à la CPAM et auprès des mutuelles…Quel bazar!

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SCYLLIA

bonjour, je redouble actuellement ma troisième année d’études depuis le mois de février 2014. mon école a attendu fin février pour nous informer que nous ne disposions plus de la sécurité sociale étudiante. Comme les inscriptions au régime général sont longues, cela fait 2 mois que je n’ai plus d’assurance maladie…

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FLORINE

Avec la sécu étudiante je n’ai jamais reçu de carte vitale donc tout se fait par feuille de soin. Pour prouver que j’ai une sécu je suis avec une attestation de la sécu hors quand cette feuille est périmée et que l’on est dans l’attente de renouvellement de la sécu on doit attendre 3 voir 4 mois pour ravoir un justificatif.  De plus, depuis cette année, je n’ai plus le droit à la sécu étudiante car je ne suis pas « vraiment étudiante » car je dois rattraper seulement certaines UE pour l’obtention du diplôme. Cependant je paye quand même une inscription (donc je suis étudiante). On ne nous prévient après 1 mois de cours qu’on n’a plus de sécu, galère pour s’inscrire à la sécu générale, qui est encore à ce jour en cours. donc pas de sécu et obligée d’attendre pour envoyer les feuilles et donc payer tous les frais médicaux.

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LOUISIANE

Changement de sécurité sociale entre notre 3ème année et notre 4ème année de médecine depuis la SSE vers la CPAM : un enfer. Devoir reprendre une SSE pour l’été pour un stage à l’étranger : désadhérer à la CPAM, réadhérer à la SSE (en payant 1 an pour 1 mois), puis en septembre, de nouveau réadhérer à la CPAM… et sinon, on peut pas faire plus simple ?!

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TÉMOIGNAGES RECUEILLIS PAR L’ASSOCIATION : SGPA

« SE GROUPER POUR AGIR »

NATH

Bonjour,

Je ne suis plus étudiante depuis 06/2013, j’ai demandé une prorogation de la mutuelle optimum forfait de 6 mois soit jusqu’en 04/2014. J’ai depuis une autre mutuelle, je n’ai pas demandé de prorogation de nouveau. La LMDE a reconduit la mutuelle optimum forfait sans que je le leur demande. Depuis 11/2014 jusqu’en 04/2015, je suis prélevé de 106€ soit 639 €. Je suis dans une impasse financière avec mon bébé de 17 mois.

J’ai téléphoné à plusieurs reprises, la réponse a été que je devais attendre septembre 2015, j’ai envoyé un courrier en AR la réponse a été la même. J’ai téléphoné en indiquant bien ma situation et les difficultés que nous rencontrons on me demande de renvoyer la preuve de la tacite reconduction de 6 mois datant de 2013 faites en ligne, de leur côté ils n’auraient pas accès à ces informations. On me balade.

Ces prélèvements mensuels nous mettent dans une telle impasse que nous sommes toujours à découvert, hormis des aliments pour notre fille nous ne pouvons faire de course normal pour nous.

Une personne a-t-elle été dans ce cas ? Comment avez-vous fait pour vous en sortir ?

Merci à tous

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Voir les articles sur les sécurités sociales étudiantes : Le Parisien, Le Figaro Étudiant (publiés dans notre onglet presse) … Le rapport de la FAGE, Le rapport du Sénat, le rapport de la Cour des Comptes… La Pétition de l’UFC Que Choisir…

LA FAGE : Fédération des Associations Générales Étudiantes, c’est une association regroupant des fédérations de filière et territoriales.

http://www.fage.org/news/actualites-fage-federations/2014-01-30,fage-mutuelles-etudiantes-les-etudiants-ont-droit-a-une-vraie-secu.htm

Au-delà des difficultés perçues par les étudiants, ce sont différents rapports tels que l’enquête d’UFC que choisir, un rapport d’information du Sénat sur la sécurité sociale et la santé des étudiants ou encore un rapport de la cour des comptes qui ont remis en cause la gestion de la sécurité sociale étudiante ainsi que son efficacité.

Ce que la FAGE propose

Face à ce constat réalisé par les étudiants et par plusieurs institutions, nous devons agir afin de garantir à l’ensemble des étudiants un accès de qualité au système de santé. En effet, si la FAGE s’est toujours érigée en soutien au régime étudiant de sécurité sociale, il est nécessaire aujourd’hui de prendre conscience que les organismes de gestion du régime spécifique ne sont plus en mesure d’assurer leurs missions avec l’efficience que les étudiants sont en droit d’attendre. La FAGE demande donc que le gouvernement travaille de concert avec les représentants étudiants sur une réforme du régime de sécurité sociale étudiante….lire la suite sur le site de la FAGE

LE SÉNAT : Groupe de travail sur la protection sociale et la santé des étudiants : http://www.senat.fr/commission/soc/groupe_de_travail_protection_sociale_et_sante_des_etudiants.html

Le mot d’accueil des Rapporteurs

Dès 1948, les étudiants ont été affiliés au régime général de sécurité sociale, mais la gestion de leurs prestations est assurée par des mutuelles d’étudiants, et non par les CPAM. Selon leur lieu d’inscription à l’enseignement supérieur, les étudiants peuvent choisir entre deux mutuelles, qui sont compétentes pour gérer le régime obligatoire de base, un tel choix étant exceptionnel dans le système de sécurité sociale français. Ces mutuelles proposent également des contrats de complémentaire santé à titre facultatif.

Or, les étudiants et leurs familles sont régulièrement confrontés à des délais de remboursement importants et à des difficultés pour contacter les mutuelles en cas de demande d’information.

Le système original de gestion déléguée du risque maladie aux mutuelles étudiantes, qui distingue aujourd’hui la France de ses voisins européens, est-il toujours le plus adapté pour prendre en compte les spécificités de la population étudiante ? Quelles évolutions pourraient lui être apportées ?… Lire la suite sur le site du Sénat.

LE RAPPORT DE LA COUR DES COMPTES : La Sécurité Sociale

http://www.ccomptes.fr/Actualites/A-la-une/La-securite-sociale

LA GESTION DE L’ASSURANCE MALADIE DÉLÉGUÉE A DES TIERS

•  Reconsidérer le maintien de la gestion déléguée à des mutuelles de l’assurance maladie des agents publics ;
•  Reconsidérer le maintien de la gestion déléguée de l’assurance maladie des étudiants.

… A lire sur le site de la Cour des comptes.

UFC Que Choisir : Sécurité Sociale étudiante Les étudiants aussi ont droit à la vraie «Sécu» !

http://www.quechoisir.org/argent-assurance/assurance/assurance-des-personnes/communique-securite-sociale-etudiante-les-etudiants-aussi-ont-droit-a-la-vraie-secu

Un an après qu’une mission Sénatoriale a conclu que, en matière de sécurité sociale étudiante, « le statu quo n’est guère envisageable », et alors que la Cour des Comptes a depuis largement étayé ce constat, les étudiants français continuent à subir les inadmissibles insuffisances de gestion des mutuelles étudiantes. Devant l’incompréhensible immobilisme des pouvoirs publics, la FAGE, 1ère organisation de jeunes, et l’UFC – Que Choisir lancent aujourd’hui une pétition en ligne appelant à une refondation de ce régime, dans l’intérêt de tous les étudiants… Lire la suite sur le site de l’UFC Que Choisir

ARTICLE A LIRE SUR 20 MINUTES

Lire l’intégralité de l’article sur :

http://enattendanth5n1.20minutes-blogs.fr/archive/2014/07/04/lmde-901715.html

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué? 

Il faut savoir ( ce que beaucoup d’étudiants et de parents d’étudiants ignorent) qu’il existe en France un système très particulier et complexe. Lorsqu’un enfant devient étudiant, il est « viré » automatiquement de la « Sécu » de ses parents ( que celle-ci soit la Caisse Nationale d’Assurance-Maladie, la Mutualité Sociale Agricole ou le Régime Social des Indépendants) et affilié d’office à une « mutuelle » étudiante. Que les parents ou le jeune le veuillent ou non, ils quittent alors le giron de la Sécu et leurs soins, pour la partie habituellement prise en charge par le régime obligatoire, sont en théorie !!!! remboursés par cette « mutuelle » qui leur propose aussi de fonctionner conjointement en tant que régime complémentaire…

Opacité organisée, complexité mortelle

Mathias avait 27ans. Lorsqu’il a cessé ses études pour entrer dans la vie active, la LMDE l’a radiée. Ensuite… ensuite c’est sa mère qui raconte, sur son blog. L’histoire d’un jeune qui quitte la Sécu parentale pour être affilié comme étudiant, qui lorsqu’il cesse ses études se retrouve pris dans un imbroglio administratif, et décède.

 

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38 commentaires pour Témoignages Etudiants après la Fac

  1. CELP dit :

    Ma fille a eu un problème, mais rien a voir avec ce jeune homme ! Pourquoi sommes nous si seul face a cette « Administration » ! Je n’ai pas de mots face à L’histoire dramatique de Matthias : que des larmes de colères et beaucoup de tristesse

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  2. BEA dit :

    Je compatis à la douleur qui vous éprouve suite à la disparition de votre aimé et je comprend le désarroi de la famille qui se trouve dans la situation d’être confrontée à la confusion d’une institution sociale telle-que la Sécurité sociale et d’autres institutions des corps constitués de la République sous la Veme .

    Je suis diabétique ,ma fille est sous neuromodulateur ,étudiante en drt sous le régime général étudiante ( SMECO) et je rencontre le même difficultés liée à l’inculture et au mépris des lois par les incohérences et raisonnements personnels d’employés immatures sans état d’âmes . sans humanisme et quelques trop personnel à évaluer la situation d’un bénéficiaire ,car chaque cas est différent pour l’assuré .
    Les conséquences vu les précédentes politiques rationnels du système de santé à ferrailler en tirant par le bas l’assistance publique sanitaire sous des gouvernances sont l’effet d’ignorance des politiques locales qui n’oses rien dire ,ni de combattre l’injustice que l’on doit aux Français ,il est mieux de pleurer et de s’abaisser à une immigration non voulue d’assistanat .

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  3. Didier dit :

    Bonjour, Je vous présente mes condoléances et vous confirme le problème d’articulation entre la sécu étudiante et le régime général. Le cas de votre fils n’est pas isolé, loin de là. En témoignent deux situations dans lesquelles j’ai été impliqué directement, bien qu’elles soient parfaitement distinctes l’une de l’autre, celle d’une de mes filles et celle d’une de mes salariées. Les deux jeunes femmes ont travaillé directement en sortant du cycle étudiant, chacune avec un master 2, l’une a Paris, l’autre dans le Pas-de-Calais. Elles ont mis toutes les deux plus de six mois (l’une, ma salariée, un an) pour régulariser leur situation alors que, j’y insiste, elles travaillaient. De réels problèmes financiers se sont posés pour faire face à des soins onéreux dans un des deux cas. Dans ce pays, Ubu le dispute à Kafka et le choc de simplification serait bienvenu.

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    • pourmathias dit :

      Bonjour monsieur,
      Je vous remercie pour votre soutien et pour votre témoignage.
      J’espère que mon action qui sera remise au Défenseur des Droits fera bouger les choses . Pour mon fils et moi, il est trop tard mais Mathias répondait toujours présent quand on avait besoin de lui, et je sais qu’il serait heureux si pour les autres, l’administration pouvait être plus humaine en allant dans le bon sens.
      Merci encore
      Véronique la maman de Mathias

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  4. congreta dit :

    Bonjour Madame,

    Tout d’abord je vous présente mes sincères condoleances!

    J’ai également vécu un enfer pendant 10 mois à la fin de mes etudes!A la CPAM il ne faut qu’in seul changement à la fois,soit du statut étudiant à salarie.sauf que en plus je quittais l’alsace qui bénéficie d’un statut particulier à l’ile-de-france.
    J’ai du menace de faire du sitting pour obtenir ma fameuse carte vitale!la réponse de l’agent CPAM était : »mais ne vous inquiétez pas les remboursements sont rétroactif sur 12 mois ».certes mais cela fait déjà 10 mois que ça dure et de plus avec mon smic je n’ai pas les moyens en région parisienne d’avancer mes frais et je savais que j’avais besoin d’un suivi pour un papilloma-virus!ma situation est restée stable heureusement.neanmois si elle avait évoluée la lenteur de la CPAM aurait accru mes besoins en santé inutilement et donc alourdi ce fameux trou de la secu!et après on nous culpabilise!!!c’est malvenu!
    Je vous souhaite beaucoup de courage.

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    • pourmathias dit :

      Bonjour,
      Je vous remercie pour votre soutien et votre témoignage, il nous est précieux et confirme le manque de communication entre les différents acteurs des caisses pour assurés sociaux. Et si pour mon fils et moi il est trop tard et que je suis inconsolable, j’espère que cette action fera avancer les choses pour plus de fluidité dans les administrations et non plus ce broyeur qui brise des vies comme cela a été le cas pour nous. J’espère que tout s’arrangera pour vous (les assistantes sociales des CHU sont particulièrement bien informées à ce sujet, malheureusement mon fils en a eu connaissance trop tard…)
      Merci encore,
      Bien à vous Véronique la maman de Mathias

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  5. Solène dit :

    Solène 20 ans (28/03/94) LYON ,

    Bonjour , je n’ai pas de soucis de santé grave hors mon asthme avec suivie .
    L’année passée en Mai 2013 je quittais la région Pays de la Loire pour la région Rhône-Alpes .
    Dès mon arrivée j’ai effectuer les principales démarche administrative c’est à dire changement d’adresse pour le courrier , changement de banque , enregistrement dans mon arrondissement … Et la CPAM , Je n’ai eu aucun soucis pour tout sauf cette fameuse CPAM . J’ai été 1 ans sans droit ouvert donc 1 ans sans pouvoir bénéficier de mon suivie chez un pneumologue et un allergologue, étant sans ressources réel j’ai limité les rendez vous chez le médecin car une visite cela me retirai les repas (M-M-S) d’au moins 3 jours . Avec des personnes de mon entourage on essayait quand cela était possible de me faire prendre sur la carte de quelqu’un d’autre MAIS cela ne pouvais continuer indéfiniment . En 1 ans j’ai du remplir et renvoyer une 20 aine de dossier de SECU avoir une 40 aine de rendez vous avoir passer au moins 400 coup de téléphone . Et après tout cela j’ai enfin pu ré-accéder . Les conséquences de ce désagrément aura couté environ 1000 € frais médicaux qui ne seront jamais remboursée … Et du faite d’un suivie non effectuer correctement je me retrouve toujours au jour d’aujourd’hui Juillet 2014 avec un etat de santée affaiblie et une gène respiratoire . Je commence petit a petit a reprendre mon suivie mais grace a la sécu mon etat de santé a pris un bon coup . Mon rêve de carrière chez les pompiers est pour l’instant très compromis … Gâce a cette sécu mes 18 ans de suivis et d’exercice sont a reprendre a ZERO . Et après on dis que les jeunes on pas la niak et ne veulent pas s’en sortir mais L’etat fait tout pour nous mettre des batton dans les roue si ce n’est pas au niveau études c’est financier ou la meilleur depuis quelque temps c’est la santer …. DEMAIN SA SERA LE DROIT DE RESPIRER !!!! Tsssss Bon courage pour ton combat je te soutient et je repacerait regulierement sur ce blog . Bon courage a bientot … SOlène

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  6. ike dit :

    Bonjour,
    Je suis dans un cas aussi inhumain depuis plus de 15 ans.
    – Je ne peux travailler ni être inscrit à l’ANPE car mon état de santé mentale ne me le permet plus.
    (j’ai perdu tous les emplois tentés, et l’ANPE ne valide même pas mon inscription).
    – Mais je ne suis pas mis en invalidité car les médecins de la sécurité sociale disent que mon état mental, aussi handicapant soit-il, n’est pas stabilisé, condition essentielle à la mise en invalidité (je suis malade depuis l’enfance et j’ai plus de 40 ans).
    Il vaut mieux perdre une jambe plutôt que la tête…

    J’ai donc comme ressources 0 euros par mois, et aucune cotisation retraite ou autre depuis des années, et je suis sur la carte de sécurité sociale de mon épouse.

    Si jamais elle décède, je me retrouve SDF avec ma fille.

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    • pourmathias dit :

      Bonjour monsieur, je vous remercie pour votre message, j’espère que pour vous les choses s’arrangeront, les assistantes sociales des CHU sont particulièrement bien informées à ce sujet, n’hésitez pas à aller les voir. Et j’espère que notre action fera bouger les choses. Bien à vous Véronique la maman de Mathias

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  7. Nathie dit :

    Bonjour Madame,
    D’abord je tiens à vous dire que je partage votre peine ayant moi même perdu un jeune enfant dans d’autres conditions, et que ce n’est pas dans la normalité d’enterrer nos enfants, mais votre histoire est terrible et n’aurait jamais du avoir lieu.
    Moi j’ai eu des gros soucis avec la CPAM, et même en montrant ma bonne fois, ils avaient du mal à admettre leurs erreurs. En août 1995, j’ai déménagé de la région parisienne en Alsace avec mon fils handicapé alors agé de 5 ans et pris en charge par l’ALD pour des pathologies diverses. J’ai fait un transfert de dossier CPAM, mais on m’a attribué un enfant qui portait exactement le même nom et le même prénom que mon fils, mais qui était agé de 15 ans!!! il a fallu que je prouve que mon fils n’avait que 5 ans mais même avec le livret de famille, ça n’a servi à rien. Du coup, il a fallu refaire toute la demande de l’ALD, avec ses multiples paperasseries qui ne terminent jamais. Pendant ce temps mon fils n’ayant plus de couverture sociale, puisqu’il n’existait plus, le mien avait 5 ans mais il devait en avoir 15 selon la CPAM, il a fallu que j’avance tous les soins kiné et traitement pendant plus de 1 an. Et si je n’avais pas pu ??? que serait-il advenu ??? Au bout de plus de 1 an, j’ai enfin récupéré une ALD pour mon fils. Le pire c’est que je pense qu’une autre famille de la région parisienne ayant ce jeune de 15 ans, ont aussi perdus leurs droits en même temps que moi, sans savoir pourquoi.
    Votre récit me fait peur aussi car mon 3ème enfant actuellement agé de 17 ans compte aussi faire des études et qu’il est diabétique de type1 sous pompe et je ne voudrais pas qu’il lui arrive quoi que ce soit. Quand on doit dépendre d’un traitement ou de soins qu’il ne faut pas arrêter, cela devient toujours le parcours du combattants pour chaque changement.
    Je compte déménager bientôt et je m’attends à nouveau à aller faire les allers-retours à la CPAM.
    Dans cette terrible histoire, sachez qu’il faut garder de votre fils les moments les plus heureux qu’il a pu vivre avec vous et en famille.
    Cordialement

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    • pourmathias dit :

      Chère madame, le parcours que vous décrivez ne m’étonne pas, il confirme ce que mon fils a vécu malheureusement… J’espère qu’ensemble nous pourrons changer les choses et je vous remercie très sincèrement pour votre soutien qui m’est précieux. Véronique la maman de Mathias

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  8. Emilie Forget dit :

    Bonjour,
    C’est avec une grande douleur que je lis cet article partagé par une amie sur un réseau social. Une grande douleur car je ne peux que comprendre la votre…
    Je ne vais pas vous parler de mon enfant ou de moi même mais plutôt de mon frère car il ne peux plus le faire aujourd’hui…décédé le 6 février 2014 d’une embolie et cela à cause du « système » !

    Il a voulu demander le RSA le 3 janvier 2014 faute de travail mais on lui a gentiment dit qu’il n’avait pas 25 ans et donc pas le droit à cette aide (il a pris ses 25 ans le lendemain). Donc le 5 janvier 2014 il y retourne afin de faire la même demande et là…à sa grande surprise on lui refuse pour un nouveau motif : « Mr vous n’avez pas de sécurité sociale donc impossible de faire un dossier » ! ! ! Vu l’heure il était trop tard pour aller voir ce qui se passait à la sécu il est donc rentré chez lui (chez notre père).
    Le lendemain il se réveille et là impossible pour lui de poser le pied par terre, il avait trop mal dans la jambe. Il en a vaguement parlé à mon père qui s’est inquiété et a voulu l’emmener à l’hôpital mais mon frère refusait obstinément et il ne pouvait pas voir le médecin sans carte vitale.
    Son cauchemar a duré 1 mois…1 long mois de souffrance pour lui…un long mois où ne pouvant pas se déplacer il ne pouvais pas faire les dossiers pour obtenir le précieux sésame : la carte vitale !
    Trois ou quatre jours avant son décès, il a cessé d’avoir mal et sa jambe semblait reprendre un aspect « ,normal ». Il a donc pu aller à la sécu pour commencer son dossier…ils lui ont alors dit qu’ils allaient lui envoyé un courrier avec un formulaire et les pièces justificatives à renvoyer ensuite.
    Mon frère n’aura même pas eu le temps de recevoir ce courrier…
    Le jeudi 6 février 2014 au soir il s’est senti mal et a fait un malaise dans les escaliers. Mon père l’a ramassé et monté jusque sur son lit et là ses souffrances sont devenues terribles ! Mon père, une nouvelle fois, a voulu l’emmené aux urgences mais mon frère a de nouveau refusé et de toute manière mon père s’est bien rendu compte que ce ne serait pas possible…mon frère a dit à mon père « Est-ce que je vais mourir ? » et mon père, plus pour se rassurer tous deux, lui a dit que non mais il a couru dans la seconde qui a suivi pour appeler le SAMU qui s’est déplacé de suite.
    En les attendant mon père est remonté dans la chambre de mon frère et a remarqué qu’il commençait à délirer, à dire tout un tas de choses totalement incohérentes pour ensuite perdre connaissance. Mon père qui connait les gestes de secours a commencé à vouloir le réanimer en pratiquant massage cardiaque et bouche-à-bouche (je ne vous donnerais pas tous les détails sordides de ce que mon père a pu endurer vue l’état de mon frère). Mon frère a repris connaissance pour quelques secondes, juste le temps pour lui de dire « Papa je ne veut pas mourir… ». Il était effrayé, terrorisé…et ses derniers mots furent « Papa je ne veux pas mourir »…Il a souffert horriblement et il a su dés le départ qu’il allait mourir ! ! ! Il est ensuite retombé dans les bras de mon père et est parti dans ses bras juste avant que le SAMU n’arrive…tout cela a duré plusieurs longues, très longues minutes…une éternité pour mon père qui a senti la vie s’échapper du corps de mon frère…Les médecins du SAMU ont essayé de le réanimer pendant 1h30 sans succès. Leur diagnostique était sans appel : mon frère a fait une phlébite qui,n’ayant pas été soignée, a provoqué une embolie fatale !
    Le lendemain soir mon compagnon m’annonce l’affreuse nouvelle…ma mère l’avait appelé sur son lieu de travail pour lui dire, elle avait peur de ma réaction et des conséquences que cela pourrait impliquer vue mon état : j’étais enceinte sur le point d’accoucher. J’ai d’ailleurs accouché très peu de temps après…
    Le pire dans tout ça c’est qu’une conseillère de la sécu qui n’a pas compris la colère de mon père suite à ça n’a pas trouvé mieux que de lui dire que mon frère, même si il n’avait plus de carte vitale, bénéficiait toujours de la sécu de mon père en attendant qu’il fasse ses démarches…sauf que personne n’a été fichu de lui dire quand il en avait besoin…
    Cela fait 5 mois maintenant et mes parents, qui ont beau essayé de faire bonne mine, ne s’en remette pas…d’ailleurs peut-on vraiment se remettre de la mort de son enfant ? ? ?

    Enfin voilà mon témoignage, en espérant que ça puisse faire bouger les choses…pitié plus jamais ça ! ! ! Je ne le souhaite à personne.
    Voilà c’était l’histoire de mon frère, Nicolas, tout juste 25 ans, décédé suite à une embolie à cause du « système »…

    C’est pour ça que -connaissant la douleur de perdre un membre de sa famille si proche- je ne vous présenterais pas mes condoléances mais préfère vous envoyer plein de courage…car du courage, il en faut à la pelle pour réussir à surmonter cela.
    Merci d’avoir pris le temps de me lire, mon frère aura ainsi vécu quelques minutes dans vos pensées.

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    • pourmathias dit :

      Chère Émilie,
      Votre témoignage est d’autant plus touchant pour moi que votre famille a connu la même issue dramatique que nous. Je partage la douleur de votre père car je ressens la même incompréhension, on se demande sans cesse ce qu’on n’a pas fait, ce qu’on aurait dû faire…chaque jour est un cauchemar. Merci encore, toutes mes pensées à vous et à votre famille. Véronique la maman de Mathias

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      • Emilie Forget dit :

        Merci,
        C’est vrai que ce n’est pas facile tous les jours : je me retrouve avec mon fils de bientôt 5 mois tous les jours sous les yeux et il ressemble comme deux gouttes d’eau à mon frère (surtout les yeux), ma mère est en dépression et mon père…je ne sais même pas si un jour il comprendra qu’il a tout fait pour le sauver et que ce n’est pas de sa faute…Ca me fait tellement de mal de voir mes parents dans cet état et j’espère de tout coeur qu’ils retrouveront goût à la vie…
        C’est tout de même horrible que de telles choses doivent se produire pour que les gens réagissent…ou pas…

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    • pourmathias dit :

      Chère Émilie, votre frère est présent dans ma pensée, je l’ai d’ailleurs mentionné lors de mon passage à Europe1. Malheureusement, j’avais dû prendre beaucoup de calmants avant d’intervenir et j’ai oublié son prénom et je me suis trompée sur son âge,mais c’est bien à lui que je pensais à ce moment là. Par contre, vous ne m’avez pas mentionné pourquoi il n’avait plus de sécu, c’est juste pour savoir dans quelle catégorie je dois inclure votre commentaire. pour mon fils, pour votre frère qui sont décédés presque dans le même temps, je ne lâcherai rien de ce combat. Toutes mes pensées et mon amitié à votre famille. Véronique

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  9. florence chabauty dit :

    Bonjour,
    Mon fils est actuellement dans le même cas (ex- étudiant) et il a 20 ans, il n’a pas encore de couverture, il faut attendre septembre 2014. Il est asthmatique et ne pouvant acheter ses médicaments c’est moi qui lui donne les miens car nous avons le même traitement. je ne souhaite qu’une chose, qu’il n’ait pas de crises graves. Moi-même j’ai attendu 6 mois pour avoir ma carte vitale. Il faut que cela change. je vous souhaite beaucoup de courage et je suis de tout cœur avec vous.

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    • pourmathias dit :

      Bonjour Florence,

      Je vous remercie pour votre témoignage. Les les lenteurs et les dysfonctionnements que vous décrivez confirment que l’administration peut se transformer en broyeur incohérent.
      J’espère que mon action qui sera remise au Défenseur des Droits fera bouger les choses et c’est pourquoi votre témoignage est précieux, tous ensemble nous pouvons faire réagir.
      J’espère très sincèrement que pour votre fils tout se passera pour le mieux.
      Bien à vous
      Véronique la maman de Mathias

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  10. Bruno Lebon dit :

    je suis aussi sans cmu ni couverture assurance suite à ma liquidation judiciaire cela fait 5 ans . Jai le diabete mal aux dents etc que dois je faire sachant que je suis sdf

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    • pourmathias dit :

      Bonjour Bruno, je vous remercie pour votre témoignage qui montre toute l’absurdité de l’administration. Peut être pourriez vous consulter une assistante sociale d’un CHU, elles sont particulièrement bien informées pour résoudre ce problème, mon fils en a eu malheureusement connaissance trop tard. J’espère que votre situation trouvera une solution. Bien à vous Véronique la maman de Mathias.

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  11. Zaepfel dit :

    bonsoir Madame
    je viens de lire cette histoire malheureuse qui est arrivée à votre fils étudiant qui voulait travailler.et je suis de tout cœur avec Vous et partage votre douleur
    Moi même père de 2 grands enfants je trouve cela scandaleux.
    J’ai bein entendu signé la pétition et vais partager le lien sur mon réseau facebook
    C’est intolérable faut’il en arriver là pour que notre administration se bouge?
    Ma fille était aussi étudiante, elle a eu sa carte vitale qui est renouvelée automatiquement tous les 3 mois pourquoi 3 mois?
    on parle de CMU pour Tous et pour nos enfants qui ont finis les études on leur fait des chicaneries
    c’est scandaleux que font nos dirigeants?
    Mr Hollande, Mr Valls faites bouger votre gouvernement, vos ministères sortez de votre léthargie
    C’est monstrueux ce qui est arrivé à cette famille, combien doivent encore mourir pour qu’en France cela bouge?
    Messieurs les politiques agissez rapidement et pas dans 2 ans, ça se passe aujourd’hui en France dans le pays des droits de l’homme.
    Il y a urgence

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    • pourmathias dit :

      Bonjour monsieur,

      Je vous remercie sincèrement pour votre soutien qui me touche.
      J’espère que mon action qui sera remise au Défenseur des Droits fera bouger les choses, tous ensemble nous pouvons faire réagir en haut lieu pour que les choses changent, que l’administration soit plus humaine, simplifiée, en allant dans le bon sens et dans l’intérêt de chacun. Je ne lâcherai rien .. .
      Bien à vous
      Véronique la maman de Mathias

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  12. denoy valérie et thierry dit :

    Madame,
    Le cas de votre fils est dramatique et il est temps que les médias fassent ressortir le dysfonctionnement lamentable de la sécurité sociale. Comment peut-on en France en arriver à de telles extrémités alors que des personnes ayant l’aide médicale arrivent à présenter 2 cartes vitales! Mon fils est dans le même cas: après avoir été étudiant et affilié à la LMDE, il est parti travailler en CDI en Guadeloupe comme salarié. Depuis 1 an et demi, après différentes visites au centre de sécurité sociale de Pointe à Pitre, des heures d’attente alors qu’il travaille, il attend toujours sa carte Vitale bien qu’on lui ait dit que son dossier était désormais complet. Il doit depuis 1 an se faire opérer des dents de sagesse avec parfois des douleurs à supporter et ne peut pour le moment engager les soins.
    Nous vous adressons toute notre compassion et vous souhaitons beaucoup de courage dans l’épreuve qui vous atteint et dans votre combat pour lequel nous sommes avec vous (j’ai signé la pétition et mis la page sur facebook). Que ce qui est arrivé à votre fils ne se reproduise plus.

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    • pourmathias dit :

      Je cous remercie sincèrement pour votre soutien et votre témoignage.qui confirme les dysfonctionnements incohérents de l’administration .
      J’espère que mon action qui sera remise au Défenseur des Droits fera bouger les choses et c’est pourquoi votre témoignage est précieux, tous ensemble nous pouvons faire réagir. Je le fais en mémoire de lui, pour lui rendre justice et pour que les choses changent, je ne lâcherai rien.
      J’espère très sincèrement que pour votre fils tout se passera pour le mieux.
      Bien à vous
      Véronique la maman de Mathias

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  13. carole dit :

    Suis dans le même cas . Carte vitale muette depuis janvier. Mon fils (21ans) avec un poignet fracturé. Il nexiste plus à la cpam. Tous les remboursements me reviennent . Imposdible d’avoir les médicaments à la pharmacie. Impossible de payer le kinésithérapeute. La dette s’alourdit. Évidemment la mutuelle ne peut me payer aussi. Personne ne comprend la raison. Jai du refaire le dossier et dans 2mois ,j’aurai une réponse. Bravo le système!

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    • pourmathias dit :

      Bonjour Carole, merci pour votre témoignage qui souligne que ces dysfonctionnements sont incompréhensibles pour tous, j’espère que dans 2 mois vous aurez effectivement une solution. Bien à vous Véronique la maman de Mathias

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  14. Cécile dit :

    Bonjour

    Je suis très touchée par votre témoignage et je présente mes sincères condoléances pour le drame que vous vivez.

    J’ai moi même subi un dysfonctionnement de la part de la CPAM (18 mois et 5 passages à la CPAM pour obtenir une nouvelle carte vitale après un simple déménagement), mais sans conséquence car j’ai eu la chance de n’avoir pas eu besoin à cette période de soins couteux.
    Je subi par ailleurs ces dysfonctionnements au quotidien dans mon travail. Je suis médecin généraliste et je reçois régulièrement des patients qui bénéficient d’une prise en charge à 100%, ALD en cas de maladie grave et CMU. Ces patients ne paye pas la consultation qui m’est normalement réglée directement par la CPAM. Et parfois non, sans raison, c’est le même patient et la même carte vitale que la précédente consultation (et bien à jour, je vérifie), mais parfois la FSE (feuille de soin électronique émise par le passage de la carte vitale) est rejetée. La CPAM me doit à ce jour plusieurs milliers d’euros que je ne verrai jamais. Cela reste financier bien sûr mais c’est tout de même totalement anormal!

    Mais dans l’histoire de votre fils cela aurait du rester « un dysfonctionnement inacceptable ». Ce qui a entrainé l’issu dramatique de cette histoire c’est l’incompétence du personnel hospitalier, qui a renvoyé un diabétique insulino dépendant chez lui sans traitement!! C’est ça qui a tué votre fils, pas l’incompétence de la CPAM (qui encore une fois est inacceptable, je ne veux pas minimiser la gravité de leur incompétence). Et je me pose également une question. En 23 ans de diabète votre fils n’a jamais bénéficié d’une éducation thérapeutique, c’est-à-dire des cours pour mieux connaitre sa maladie, le diabète? En lisant son histoire on a l’impression d’une méconnaissance de sa pathologie : un diabétique devrait savoir qu’il ne doit JAMAIS JAMAIS JAMAIS interrompre son insuline, qu’il faut se rendre aux urgences en cas de déséquilibre glycémique (sa glycémie a du atteindre le seuil d’alerte plusieurs jours avant son coma), connaitre les signes de décompensation (vomissements et glycémie au plafond = appel du SAMU, qui se déplace avec ou sans carte vitale!!).
    Pour moi c’est l’association de plusieurs dysfonctionnements qui est à l’origine de l’issu dramatique de cette histoire : dysfonctionnement de la sécurité sociale certes, mais avant tout grave incompétence de l’hôpital, et dysfonctionnement du parcours de soin (tous les diabétiques devraient bénéficier d’éducation thérapeutique régulièrement).
    Tous ces dysfonctionnements sont totalement inacceptables!!
    Bref il n’y a pas que la sécurité sociale qui va mal, c’est tout le système de soins qui se dégrade dans notre pays…

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    • pourmathias dit :

      Bonjour Cécile, ces dysfonctionnements de la CPAM sont inadmissibles car récurrents comme vous pouvez le voir sur les témoignages. Concernant mon fils, depuis le début de son diabète il a consulté un diabétologue tous les 3 mois et fait une hospitalisation de jour chaque année (les 14 premières années à Necker avec le Professeur Robert) puis ensuite dans les villes où il était étudiant jusqu’à cette année 2013 où tout a basculé. Oui, il connaissait bien le diabète et son fonctionnement, d’ailleurs il n’a pas arrêté l’insuline durant ces dernières 48 heures, il a réduit son alimentation et les doses et j’ai retrouvé chez lui 2 stylos avec un peu d’insuline pour tenir jusqu’au lendemain où il comptait aller aux urgences, avant cela il était en pleine forme, mon fils était une force de la nature. J’ai depuis rencontré le professeur Robert et je lui ai montré le rapport des analyses prélevées, son taux d’acidocétose n’était pas si élevé pour entraîner le décès et il na eu qu’une seule alerte, en vomissant le soir même avant de s’endormir pour ne plus se réveiller, il a cru que c’était une gastro c’est ce qu’il a dit à son cousin par téléphone. Et oui, le CHU est pour moi en faute grave pour ne pas l’avoir mieux suivi et le Défenseur des Droits fera toute la lumière d’ici la fi du mois. Mais il n’empêche que si la CPAM avait tenu compte e ses demandes et de son dossier nous n’en aurions pas été là. C’est pourquoi l’enquête actuelle est double.
      Bien à vous Véronique la maman de Mathias

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  15. Caroline dit :

    Bonjour,

    Avant d’apporter mon témoignage, je vous adresse avant tout mes sincères condoléances.

    Etant assistante sociale dans un service généraliste, j’apporte ce témoignage avec l’expérience qui est la mienne.
    Autant nous pouvons travailler avec d’autres services comme les caisses de retraite, les mutuelles, etc., cela se complique avec tous les services de Sécurité Sociale. Ce que vous dites au sujet du passage entre Sécurité sociale étudiante vers un autre régime est également le cas pour tout passage d’une caisse à une autre. Par exemple, les personnes affiliées au Régime Social des Indépendants vivent la même galère lorsqu’elles doivent être ré-affiliées au régime général.
    A l’inverse, beaucoup de personnes pouvant bénéficier de la C.M.U. Complémentaire du fait de leurs faibles ressources ne demandent pas ce droit. Elles préfèrent payer une mutuelle plutôt que de « s’embarquer » dans un système qui prendra du temps et de l’énergie (un mois et demi de traitement de dossier dans le meilleur des cas…).

    Nous n’avons aucun numéro direct pour joindre les services de Sécurité Sociale, il faut passer par leur standard. Comme un rendez-vous ne suffit pas pour traiter ce type de problèmes (horaires d’ouverture du standard, temps d’attente, etc), l’idéal est de le faire en dehors des rendez-vous. On tente alors d’appeler leur standard pour essayer de débloquer une situation, mais il faut soit être en présence de la personne, soit avoir ses mots de passe personnels. Nous ne pouvons donc pas intervenir.

    Je viens de prendre connaissance de l’article dans Le Parisien et de l’interview à Europe 1, tant mieux pour cette médiatisation. Je vous souhaite beaucoup de courage dans cette épreuve.

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    • pourmathias dit :

      Chère madame, je vous remercie infiniment pour votre précieux témoignage, il est capital. Il montre à quel point il est difficile d’obtenir des réponses dans les méandres de l’administration. Merci encore Véronique la maman de Mathias

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  16. Bonjour Véronique, bonjour à vous tous,
    Avant tout, Véronique, je me permets de vous adresser mes sincères condoléances. Je tiens aussi à vous saluer pour votre combat dont nous sommes forcément solidaire et que est d’ailleurs le nôtre aussi.
    Nous sommes régulièrement sollicités pour des refus d’inscription au Pôle Emploi faute de carte vitale. Nous n’imaginions pas que ces résistances abusives des administrations qu’il s’agisse de la sécurité sociale ou d’autres organismes auraient pu aboutir à un tel drame.
    Il n’y a pas de mot pour qualifier cela ! D’autant que nous savons que des solutions existent.
    Pouvez-vous prendre contact avec moi ici :
    rosecelavi@recours-radiation.fr
    Nous pouvons peut-être envisager quelque chose, ensemble, qui pourrait, je l’espère, arrêter ces abus de pouvoir.
    Bien cordialement,
    Rose-Marie Pechallat

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    • pourmathias dit :

      Chère madame, merci pour votre message, j’ai compris depuis le décès de mon fils que tous avaient connaissance de e problème sans en réaliser la mesure. Je vais vous contacter, car toute aide m’est précieuse pour faire changer les choses, on a brisé ma vie et pris celle de mon fils, je ne lâcherai rien. Bien à vous Véronique la maman de Mathias

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  17. Florence dit :

    Bonjour,
    Tous cela est scandaleux, révoltant et se passe dans l’indifférence générale des médias.
    Je ne savais pas qu’en France, de nos jours de telle situation digne du moyen-age pouvait exister, jusqu’à récemment lorsque j’ai voulu aller chercher mes hypertenseurs à la pharmacie. Ma carte vitale ne fonctionnait plus. La cause étant à la fois salariée et auto entrepreneur, le RSI avait transféré mon dossier. Depuis je ne suis plus auto entrepreneur, et cela fait 3 mois que j’ai remonté mon dossier à la CPAM. Depuis rien, j’ai eu beau téléphoner (on me raconte n’importe quoi), je suis allée au guichet où des gens sans empathie vous raconte n’importe quoi aussi.
    Heureusement, la pharmacie arrive à faire la manipulation directement sur le site ameli pour me donner mes médicaments.
    Il y a qq années lorsqu’on allait au bureau cpam, il traitait vos dossier en direct, maintenant ils ont mis des pantins comme employés. Quelle dégradation.
    Tous cela me déprime.
    Que peut on faire pour faire éclater ce scandale au grand jour ?
    Florence

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    • pourmathias dit :

      Bonjour Florence, pardon pour le retard de ma réponse. Votre témoignage confirme ce que nous recevons quotidiennement. C’est pour cela que nous agissons avec notre association 24 Heures Vitales, de nouvelles actions sont à prévoir. si vous avez toujours des soucis, dites leur que nous sommes en contact : Véronique Picard / 24 Heures Vitales, demandez immédiatement un rendez-vous avec leur conciliateur pour résoudre votre dossier tout de suite, faute de quoi nous interviendrons auprès de monsieur Étienne Grass directeur de cabinet de la Cnam ainsi qu’auprès de Mr Céretti qui dirige le Pôle Santé du Défenseur des Droits. N’hésitez pas à être ferme. Normalement ils devraient réagir.
      Tenez moi au courant et surtout secouez les, vous ne pouvez pas rester comme ça. Je vous inclus dans notre listing mail afin que vous receviez nos actions (adresse : pourmathias.appelatemoinvital@outlook.fr ) Vous pourrez me contacter directement mais si vous ne souhaitez pas, ne vous inquiétez pas, je vous retirerai du fichier. Bien à vous Véronique Picard la maman de Mathias

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  18. auroy dit :

    Bonjour,
    Merci pour votre réponse. J’ai en effet remonté mon dossier le 29 mai que j’ai déposé à la cpam république. On m’a indiqué que dans les 2 semaines mon dossiers serait traités et cela n’est tjs pas traité. Je les ai appelé ce matin au bout de 3 semaines et l’on m’a encore baladé. Mon dossier est tjs bloqué, ma carte vitale invalide. J’ai lu votre mail à la dame, elle s’en est lavé complètement les mains. Elle m’a dit faite les actions que vous avez à faire. En fait, elle s’en fout complétement, c’est pas son problème. La lecture de votre mail n’a eu aucun effet sur elle.
    Je vais tenter de saisir le médiateur de la république car ça commence à m’énerver pas mal.
    Je continue à désespérer, je me heurte la tête contre les murs. Je vais donc entamer ce jour une gréve de la faim jusqu’à que mon dossier soit débloqué.

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